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mardi 22 janvier 2008

Difficile d’être journaliste en Afrique.

Aux pays de "petite démocratie", la carotte est la récompense des seuls flagorneurs attitrés des dirigeants et le bâton à leurs contradicteurs.

Accusé de complicité d'atteinte à l'autorité de l'Etat pour sa prétendue "connivence" avec la rébellion touarègue du Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ), Moussa KAKA correspondant de Radio France Internationale (RFI) et de Reporters sans frontières au Niger et directeur de la radio privée Saranouya FM est en prison depuis plus de quatre mois. Selon l’avocat français William Bourdon, les écoutes téléphoniques sur lesquelles s'appuie l'accusation ne rentrent dans aucun cadre légal d'autant plus qu'elles sont bannies aussi bien en France qu'au Niger et ont été réalisées de manière "secrète, clandestine et anonyme". La Chambre d’accusation avait été saisie par le Parquet après qu’un juge d’instruction eut estimé « non conformes à la loi » les enregistrements téléphoniques et ordonné, en conséquence, leur retrait du dossier. La chambre d’accusation de la cour d’appel de Niamey a mis en délibéré au 12 février 2008 sa décision sur la recevabilité des écoutes téléphoniques utilisées pour accuser le journaliste qui est passible de la prison à vie.

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