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mercredi 30 juillet 2008

Aimé Césaire honoré par la Conférence Mondiale des Maires en décembre 2008 en Martinique

Source AFP
La Martinique devrait accueillir du 6 au 12 décembre 2008 la 24ème conférence mondiale des maires, a annoncé jeudi 24 juillet à Fort-de-France, le fondateur de cette conférence Johnny Ford. A l'issue d'une visite de 24 heures en Martinique, Johnny Ford qui est également le maire de Tuskegee en Alabama (Etats-Unis) s'est déclaré favorable à la tenue de cette conférence en Martinique en décembre 2008. L'île était en compétition avec la Jamaïque et la Colombie pour l'organisation de la conférence. M. Ford a fait cette annonce après avoir visité les principales structures hôtelières et de congrès de la Martinique susceptibles d'accueillir quelques cinq cents congressistes et après avoir rencontré des responsables administratifs et politiques de la Martinique. Avant de quitter l'île jeudi en début d'après-midi, Johnny Ford a estimé que les infrastructures de la Martinique étaient "parfaites" pour la tenue de la 24ème conférence mondiale des maires. Un hommage devrait être rendu à cette occasion au poète Aimé Césaire, le maire honoraire de Fort-de-France décédé en avril 2008. Le Sénégal y sera grandement représenté attendu que le maire de Rufisque et Vice Président à l'Assemblée Nationale, monsieur Ndiawar Touré, est l'actuel Président de la Conférence Mondiale des Maires.
Site de la Conférence Mondiale des Maires cliquez ici

dimanche 27 juillet 2008

Obama vu par par l'électorat juif américain

Par Jean-Louis Pourtet correspondant de RFI à Washington
Même si 60% des juifs américains, qui représentent 3% de l’électorat, vont vraisemblablement voter pour lui, Barack Obama a encore du travail à faire pour dissimuler une certaine méfiance que continue d’avoir à son égard la communauté israélite. Celle-ci aurait sans nul doute été plus à l’aise si Hillary Clinton avait été la candidate démocrate, car depuis qu’elle est sénatrice de New York, elle a affiché un soutien inconditionnel à Israël. Obama a certes fait beaucoup d’efforts pour courtiser l’électorat juif, et en juin, lors de la réunion annuelle de l’AIPAC, un important lobby juif, son discours a été plus applaudi que celui de McCain. Mais beaucoup s’interrogent tout de même sur la solidité de son engagement à l’égard de l’Etat hébreu. Son vote au sénat s’opposant à mettre les gardes révolutionnaire iraniens sur la liste des organisations terroristes, sa volonté de rencontrer le président Ahmadinejad, sa dénonciation du bout des lèves de la rhétorique antisémite de Louis Farrakhan, chef de la Nation d’Islam, tout cela est utilisé part les néo-conservateurs pour détourner les juifs démocrates d’Obama. D’où ce conseil d’un démocrate parlementaire new-yorkais : pour séduire l’électorat juif, prenez Hillary comme co-listière... Source RFI

samedi 26 juillet 2008

Obama vu par les Palestiniens

Par Karim Lebhour correspondant de RFI à Ramallah
Entre Barack Obama et les Palestiniens, les choses ont plutôt mal commencé. Le candidat à la Maison Blanche avait déçu en parlant de Jérusalem comme de la capitale indivisible d’Israël. Barack Obama a depuis fait marche arrière, et les Palestiniens commencent à lui donner des bons points, surtout comme le souligne l’analyste Awad Duaibes, quand il promet de s’occuper du processus de paix, dès la première minute de son entrée en fonction : « Les Palestiniens ont une mauvaise expérience… A chaque fois qu’il y a un nouveau président américain, la première chose qu’il fait c’est de mettre de côté le processus de paix et le conflit israélo-palestinien ». Et il poursuit : « On n’a jamais vu un président qui commence, deux mois après son arrivée à la Maison Blanche, à dire ‘Je m’intéresse à résoudre le conflit israélo-palestinien’. Ça c’est très important, ce serait un pas très avancé du côté du président américain, si jamais Barack Obama est élu ».

Barack Obama ! "Ce que les États-Unis peuvent faire" : « Tant du côté israélien que du côté palestinien, il y aura des compromis à faire pour aboutir à la solution de deux États... » La visite de Barack Obama à Ramallah aura, en tout cas, valeur de symbole. John McCain, lui, s’était refusé à aller dans les Territoires palestiniens. Source RFI

vendredi 25 juillet 2008

Casamance : à quand la fin de la barbarie

Les confrontations majeures entre militaires et rebelles ont fait place à des actes ignobles qui n'honorent pas la race humaine et qui sont le fait de bandes armées à la recherche de pitance. la dernière sauvagerie opérées par un groupe armé est le braquage de plusieurs véhicules entre Ziguinchor et Bignona le mardi 22 juillet 2008. Un jeune homme dont le seul tort est de porter une casquette militaire a été froidement criblé de balles, ce qui illustre la profondeur de la haine que ces hommes qui n'ont rien d'humain vouent à l'armée sénégalaise. L'attaque n'a pas été revendiquée mais pourrait être perpétrée par des élements appartenant au Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC). Tous les passagers des véhicules immobilisés, parmi lesquels figure un sénateur du nom de Moussa Sakho, ont été dépouillés de leurs biens à savoir argent, téléphones portable, montre etc. Si après plus d'un quart de siècle de rébellion, le MFDC n'arrive pas à controler le moindre village, l'idée soulevée par un de ses dirigeants d'en faire une formation politique devrait vite être mise en oeuvre afin que cesse ces sauvageries et que la paix définitive s'installe dans la région verte jadis surnommée "Grenier du Sénégal".

Souleymane

jeudi 24 juillet 2008

La député Ndeye Fatou Touré : toutes griffes dehors!

Un quotidien de la place rapporte sa rage qui l'a poussée à déchirer en mille morceaux la convocation qui lui a été remise pour participer au congrès convoqué par le Président de la République et qui consacre préséance du Président du Sénat sur celui de l'Assemblée Nationale. Elle considère que c'est l'image de l'Assemblée Nationale qui est ainsi jetée par terre. Selon elle, cette institution dont les membres sont élus au suffrage universel direct au même titre que le Président de la République ne mérite pas d'être dévaluée de la sorte. Madame ndèye Fatou Touré est de tous les combats. Elle vient d'ailleurs de faire une nouvelle proposition de loi visant la modification de l’article 28 de la Constitution "Pour éviter la vénalité des charges de Président de la République du Sénégal, il est opportun d’en interdire l’accès à tout descendant ou ascendant au premier et au second degré, d’un Président de la République dont le mandat est en cours ou est arrivé à expiration depuis moins de cinq (5) années révolues ". Selon elle, " Cette exigence permettrait de protéger la charge présidentielle de toute dérive de quelque nature que ce soit et éviterait de la " patrimonialiser " pour en faire un " bien transmissible " de génération en génération ". Madame la députée Ndèye Fatou Touré pense que l’âge limite du candidat à la charge présidentielle ne devrait pas dépasser 75 ans et que " tout candidat aux fonctions de Président de la République du Sénégal doit être de bonne moralité, savoir lire, écrire et s’exprimer couramment dans la langue officielle ainsi que toute (s) autre (s) langue (s) nationale (s) ". Elle n'a pas besoin de trop préciser sa pensée : les sénégalais la comprennent parfaitement bien!

mercredi 23 juillet 2008

Sénégal : La révision de la constitution déchire encore la classe politique

Nul besoin de commenter l'article 27 de la constitution dont l'interprétation divise la classe politique sénégalaise. Votre serviteur le soumet à votre appréciation sans tenter de modifier vos capacités de jugement critique! C'est ce mercredi que le parlement est convoqué en congrès, présidé par Pape Diop, Président du Sénat. Pour rappel, le bureau du Sénat est celui du Congrès, telle est la volonté du Président de la République. Certains députés qualifient cette décision de forfaiture soutenant que les 150 députés que compte l'Assemblée Nationale sont élus au suffrage universel au même titre que le Président de la République alors que seuls 35 Sénateurs ont été élus par les élus locaux; les 65 autres étant nommés par le Chef de l'Etat.

Article 27
La durée du mandat du Président de la République est de cinq ans. Le mandat est renouvelable une seule fois. cette disposition ne peut être révisée que par une loi référendaire.

Article 103
L'initiative de la révision de la Constitution appartient concurremment au Président de la République et aux députés. Le Premier Ministre peut proposer au Président de la République une révision de la Constitution. Le projet ou la proposition de révision de la Constitution est adopté par les assemblées selon la procédure de l’article 71. La révision est définitive après avoir été approuvée par référendum. Toutefois, le projet ou la proposition n'est pas présenté au référendum lorsque le Président de la République décide de le soumettre au Parlement convoqué en Congrès. Dans ce cas, le projet ou la proposition n'est approuvé que s'il réunit la majorité des trois cinquièmes (3/5) des suffrages exprimés.

Souleymane

samedi 19 juillet 2008

Viva Nelson Mandela, viva !

Par Cathy Ceïbe L’Humanité
Afrique du Sud . Le grand-père de la nation arc-en-ciel célèbre aujourd’hui (vendredi 18 juillet 2008) ses quatre-vingt-dix ans. Hommages à celui qui a incarné la résistance et le combat de tout un peuple face à l’oppression d’un régime raciste. Et le rêve d’un pays libre et démocratique.
Après vingt-sept ans, six mois et six jours, un homme laisse derrière lui la prison du Cap. Il s’avance lentement. Nous sommes le 11 février 1990. Nelson Mandela lève le poing. En homme libre. Le monde a les yeux rivés sur l’événement qui reste à ce jour une des plus belles images de résistance et de solidarité partagées aux quatre coins de la planète. Nelson Mandela est un héros. Un mythe, même s’il s’en défend. La figure d’un homme qui ne renonce pas. Jamais. « Seuls les hommes libres peuvent négocier », a-t-il répondu en 1984 au sinistre président Botha qui lui proposait de recouvrer la « liberté » en échange de son silence. Peine perdue. « Car vivre libre ce n’est pas seulement se libérer de ses propres chaînes, mais vivre de façon à respecter et renforcer la liberté des autres », assure-t-il.

Les cheveux sont grisonnants. La longue silhouette s’est quelque peu voûtée. Mais Nelson Mandela est toujours debout. Alerte. À l’occasion des dix ans de sa libération, en 2000, il confiait : « Personne ne pourra se reposer en paix tant que des gens courbés par le poids de la faim, des maladies, du manque d’éducation, et des millions d’autres personnes à travers le monde vivront dans l’insécurité et la crainte quotidienne. » Pour lire le texte intégral, cliquez ici.

Cathy Ceïbe

mercredi 16 juillet 2008

Aimé Césaire, Parrain de l’édition 2008 du Concours général

Le Sénégal voue à Aimé Cesaire une admiration sans bornes. L'édition 2008 du Concours Général dont il est le Parrain l'illustre encore. Choix ne pouvait d'ailleurs être plus pertinent car, le Chantre de la Négritude a toujours accordé à l'éducation une importance singulière. Le Chef de l'Etat Maître Abdoulaye Wade qui a présidé l'évènement a relancé son idée de "Journée de reflexion sur l'enseignant" et soutenir que le rapport enseignants-pouvoir public "ne doit pas se réduire uniquement à des revendications". Selon le Président de la République, "L’éducation est un droit. C’est une obligation pour l’Etat d’éduquer les enfants" et qu'il y a nécessité "d’armer les enfants" tout en se débarrassant de "certaines valeurs négatives" de la société, faisant allusion, entre autres, en wolof, aux critiques adressées aux enfants qui développent un esprit de curiosité. Il a également cité le système des castes. Dans le discours traditionnel d'usage, Léna Sène, professeur de philosophie a traité du thème "l’école et les valeurs au Sénégal". Mme Sène a déploré "l’émergence d’anti-valeurs qui expliqueraient les nombreuses situations conflictuelles" qui secouent le système éducatif national. Parmi ces "anti-valeurs", la philosophe a énuméré "la volonté de puissance, la cupidité, l’individualisme, la violence...

samedi 12 juillet 2008

Le ministre de l'intérieur convertit les journalistes agréssés en agrésseurs!

Le communiqué du ministre de l'intérieur, publié 20 jours après l'agression de deux journalistes sportifs par des éléments de la Brigade d'Intervention Polyvalente, convertissant les victimes en bourreaux, gonfle la colère des membres du Comité de Défense et de la Protection des Journalistes. La famille de la presse qui n'accorde aucun crédit au communiqué du Patron de la police préfère continuer à dérouler son plan d'action et compte corser le combat pour que les policiers responsables de cette bavure soient traduits devant la justice. Le Garde des sceaux, Me Madické Niang qui préfère laisser le procureur de la République poursuivre l'enquête, adopte une position qualifiée de sage par les journalistes. Le journaliste Mbaye Jacques Diop infirme les propos de Cheikh Tidiane Sy, le ministre de l'Intérieur. « Kambel n'a jamais injurié. C'est moi-même qui ai remis à Kambel les pass de couleur bleue ; et j'en garde toujours chez moi, la preuve, j'en garde deux chez moi. Kambel voulait même que je lui en remette un autre pour qu'il puisse le donner à Malal Diagne. Ce que j'ai refusé. C'est par la suite que Kambel est entré. Mais quant à dire que Kambel a injurié un policier, moi je pense que cela, tous les journalistes qui étaient là-bas, plus d'une cinquantaine, étaient présents. Il n'y a jamais eu d'échange de propos aigres doux encore moins d'injures », témoigne Mbaye Jacques Diop.

Souleymane

jeudi 10 juillet 2008

Sénégal : les femmes de l'opposition montent au front!

Aminata Mbengue Ndiaye, Parti Socialiste (PS) "Wade doit reconnaître ses limites"

"Nous protestons contre la cherté de la vie, contre l’impunité et contre les pénuries d’eau, d’électricité, de riz, de gaz. Et je crois que la population, dans sa globalité, a répondu présente à l’appel de manière spontanée sans une mobilisation de fond. Ablaye Wade doit reconnaître ses limites."

Mata Sy Diallo, AFP "Nous les femmes du Sénégal, sommes déterminées à mener une bataille rude contre toutes ces dérives"

"Je suis satisfaite de ce rassemblent initié par les femmes du Front Siggil Sénégal mais j’exhorte toute la population à nous rejoindre dans la bataille que nous menons. Nous devons arrêter les dérives, les "je m’en fous" du gouvernement. Tu ne peux pas être à la tête et ne pas pouvoir te préoccuper des inquiétudes, des lamentations des populations. Ce n’est pas normal et cela doit cesser. En tout cas, nous les femmes du Sénégal, même si nous n’avons pas le soutien de nos hommes, sommes déterminées à mener une bataille rude contre toutes ces dérives."

Elles étaient habillées en noir comme pour dire qu'elles sont en deuil : le mal est profond!

Des migrants africains morts au large de l'Espagne

Quatorze migrants originaires d'Afrique sub-saharienne, dont neuf jeunes enfants, sont morts à bord d'un bateau qui les transportait vers le sud de l'Espagne, a annoncé la radio espagnole citant des survivants. La radio a indiqué qu'une patrouille de la police maritime avait intercepté le bateau pendant la nuit au large de la province d'Almeria (sud) avec 35 survivant à bord, dont trois femmes enceintes. Les survivants ont indiqué que 14 personnes étaient mortes au cours du voyage, dont neuf enfants âgés de 12 mois à quatre ans, a précisé la radio. Selon l'agence Europa Press, une quinzième personne a succombé, une femme dont le corps a été retrouvé sur le bateau. La police interroge les survivants pour tenter de déterminer ce qui est arrivé aux 14 autres personnes, bien qu'ils pensent que leurs corps aient vraisemblablement été jetés par dessus bord, a précisé l'agence. L'agence a précisé que les survivants étaient physiquement affaiblis à leur arrivée sur la côte.
Au total, 921 immigrants illégaux sont morts en 2007 en essayant d'atteindre les côtes espagnoles, selon APDH-A, une organisation des droits de l'Homme andalouse. Parmi eux, 732 ont péri au début de leur voyage près de la côte ouest de l'Afrique du Nord et 189 près des côtes espagnoles, selon l'organisation. La plupart d'entre eux, 629, étaient originaires d'Afrique sub-saharienne, 287 venaient du Maghreb et cinq étaient asiatiques. L'Espagne a attiré ces dernières années les immigrants désireux de se rendre en Europe, essentiellement via les îles Canaries, au large des côtes africaines du nord-ouest. Des patrouilles aériennes et maritimes plus nombreuses et des accords de rapatriation signés entre l'Espagne et plusieurs pays africains ont fait décliner le nombre de candidats à l'immigration. Source France 24

mercredi 9 juillet 2008

WADE AU G8 : « Assez de promesses non tenues »

Le Parisien - Le président sénégalais met en garde les dirigeants réunis au Japon contre les fausses promesses. Depuis 2005, dit-il, pas un dollar n’a été versé à l’Afrique.

Le président du Sénégal Abdoulaye Wade a prévenu les dirigeants du G8 réunis au Japon que l’Afrique ne voulait plus de « nouvelles promesses » non tenues. « Je leur ai dit : n’allez pas nous promettre ce que vous n’allez pas faire, regardons d’abord ce qui a été fait jusqu’à présent », a-t-il indiqué au téléphone à l’AFP avant de quitter le Japon.
M. Wade et six autres dirigeants africains - Afrique du Sud, Algérie, Éthiopie, Ghana, Nigeria, Tanzanie ainsi que le président de la commission de l’Union africaine - étaient conviés par la présidence japonaise du G8 pour évoquer notamment les questions d’aide au développement, la flambée des prix agricoles et du pétrole.

« Tout le monde a reconnu autour de la table que de nombreuses promesses n’avaient pas été tenues. Depuis Gleneagles (le G8 de 2005), pas un dollar n’a été versé », a remarqué M. Wade qui a souligné la « franchise » de la réunion. « Ce fut une réunion d’information réciproque où l’on a pu mettre concrètement sur la table l’ensemble des problèmes qui se posent, environnement, montée du prix des denrées alimentaires et des prix du pétrole et analyser leur impact sur l’Afrique », a-t-il dit.

jeudi 3 juillet 2008

Fermeture des frontières de l'Europe : à l'Afrique le sale boulot!

Guantanamito : c'est ainsi que certains surnomment le centre de rétention de Nouadhibou qualifiè d'illégal car n'étant pas placé sous le contrôle de la justice. Pour mieux tenir à distance les "envahisseurs", l'Europe soutraite sa politique d'immigration en faisant faire le sale boulot aux dirigeants africains. C'est ce qui justifie la mise en place de ce centre où sont parqués tous ceux qui sont soupçonnés de vouloir quitter le territoire mauritanien de manière illégale. Mis à part les maliens, tous les africains "ramassés" et accusés, très souvent de manière arbitraire, d'être des candidats à l'immigration clandestine, sont expulsés vers le Sénégal. Salvator Sagués, un des chercheurs d'Amnesty International qui a mené une enquête sur ce sujet dénonce des vols opérés par les forces de l'ordre mauritaniènnes qui dépouillent les personnes arrêtées de leurs téléphones portables, argent et autres objets utiles. Des élements de la Guardia Civil espagnole sont d'ailleurs présents en Mauritanie, en uniforme, pour participer aux patrouilles qu'effectuent la police locale. Des pratiques qui rappellent bien la période coloniale!

Souleymane