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jeudi 28 février 2008

Kenya : les ennemis d'hier

Mwai kibaki (à gauche) et Raila Odinga (à droite), émus, ont paraphé un document de plusieurs pages lors d'une cérémonie publique. «Chacun a sa place au Kenya, si nous mettons en valeur la paix et la tolérance» a souligné le président kenyan. AFP
Mwai kibaki (à gauche) et Raila Odinga (à droite), émus, ont paraphé un document de plusieurs pages lors d'une cérémonie publique. «Chacun a sa place au Kenya, si nous mettons en valeur la paix et la tolérance» a souligné le président kenyan. AFP

Le président kényan Mwai Kibaki et l'opposant Raila Odinga ont signé jeudi un accord de gouvernement de «coalition», pour tenter de sortir le Kenya de la crise politique.

Avancée majeure pour sortir le Kenya de la crise politique dans laquelle le pays est plongé depuis deux mois. Les ennemis d'hier, le président kényan Mwai Kibaki et son rival malheureux à la présidentielle, l'opposant Raila Odinga, ont signé jeudi un accord de gouvernement de «coalition», une proposition rejetée des semaines durant par le camp présidentiel. Le texte prévoit la création d'un poste de premier ministre, une fonction qui jusque là n'existait pas au Kenya et de deux postes de vice premier-ministre. La responsabilité de premier ministre devrait revenir à Raila Odinga. Kofi Annan voit donc sa médiation, entamée le 29 janvier, couronnée de succès.

De quoi rassurer l'ancien secrétaire général de l'ONU alors que les pourparlers avaient dû être suspendus mardi pour cause d'enlisement. Cette énième impasse a forcé Kofi Annan à mener des négociations directes entre le président Mwai Kibaki et Raila Odinga, le chef du principal parti d'opposition, le Mouvement démocratique orange. Les deux camps ennemis ne s'étaient pas rencontrés depuis un mois. Raila Odinga accuse le président kényan d'avoir truqué le scrutin présidentiel du 27 décembre dernier, une élection entachée d'irrégularités d'après les observateurs internationaux. Cette contestation du vote a été à l'origine de la pire vague de violences qu'ait connu le Kenya depuis son indépendance en 1963. Les affrontements interethniques, particulièrement isanglants à l'ouest du pays dans la vallée du Rift, ont tué plus de 1.500 personnes et en ont déplacé 300.000 autres.

Retour des violences

La situation au Kenya reste tendue. Les échauffourées viennent de reprendre, après dix jours de répit. Trois personnes sont mortes dans des affrontements qui ont éclaté dans la nuit à Molo, ville de l'ouest du pays, particulièrement affectée par les violences. Des jeunes armés d'arcs et de flèches ont incendié une vingtaine de maisons appartenant à des habitants qui avaient regagné depuis quelques jours leur domicile, qu'ils avaient dû fuir au plus fort des exactions post-électorales. Les deux camps ont été soumis à une puissante pression internationale en vue d'un retour à la stabilité du pays, l'un des plus prospères d'Afrique. George Bush a ainsi dépêché mi-février sa secrétaire d'Etat, Condoleeza Rice, tandis que les diplomates africains se relayaient à Nairobi. Il y a deux semaines, une première série de discussions entre les deux camps avaient abouti à un accord sur la rédaction d'une nouvelle constitution d'ici un an. Source : Le Figaro

Trafic de drogue: Tanger détient le record de détenus français à l'étranger

Français à l'étranger: encore un record!!!

Deux fois par mois, le consul général de France franchit les lourdes portes de la prison de Tanger, dans le nord du Maroc, pour s'entretenir avec la centaine de ses compatriotes incarcérés pour trafic de drogue. "J'ai le triste privilège d'avoir dans ma circonscription consulaire le plus grand nombre de prisonniers français au monde", déplore Alain Bricard. En septembre 2006, 1.900 Français étaient détenus à l'étranger, dont 150 à Tanger. Aujourd'hui, ils sont 114 à l'être dans le nord du royaume, dont 6 femmes, quasiment tous pour trafic de drogue. Près de 60% ont été condamnés à des peines de 2 à 6 ans de prison. "Ils ont besoin plus que quiconque de la protection consulaire car du jour au lendemain, alors qu'ils se promenaient au Maroc comme touristes du moins officiellement, ils se retrouvent démunis et incarcérés dans un pays qu'ils ne connaissent pas", explique ce diplomate.

Intercepté au port avec 300 kg de cannabis cachés dans son camping-car, Sébastien est emprisonné depuis près de deux ans. Il était au chômage quand "on" lui a proposé de rapporter de la drogue moyennant des vacances au soleil et un millier d'euros. "Condamné à 4 ans et demi de prison, j'ai bénéficié d'une grâce royale l'an dernier et il ne me reste que neuf mois à tirer", confie ce trentenaire rencontré en prison. Il distribue le courrier et organise tous les quinze jours la rencontre avec Soeur Monique. "Je viens leur prodiguer du réconfort", assure cette Franciscaine du couvent de Martil (nord du Maroc). Pour le consul, il y a trois catégories de trafiquants: d'un côté "le pro qui recommencera et l'occasionnel dont ce n'est pas le métier mais qui est un délinquant conscient. Ces gens ont pris un risque et en paient le prix" Mais "il existe aussi les corniauds comme dans le film de Gérard Oury. Ils se sont faits bluffer au sentiment comme une jeune étudiante française à qui son fiancé avait acheté une voiture pour visiter les parents au Maroc. Au retour, prétextant une urgence, il a pris l'avion en lui laissant la voiture" chargée de drogue.

"Ils ont perdu leur liberté mais nous nous efforçons de les traiter avec humanité", souligne Abdelhad Blouz, 50 ans, directeur de la prison la plus cosmopolite du royaume. Surpeuplé, ce centre accueille 2.650 prisonniers, dont 353 appartenant à 34 nationalités. Les Français, suivis des Espagnols, sont les plus nombreux et M. Blouz aménage le règlement pour ces étrangers. "Comme les familles viennent de l'extérieur pour une courte période, je leur permets des visites quotidiennes", confie-t-il. En outre, quatre chambres sont réservées pour "des relations intimes entre époux". A l'automne 2006, M. Blouz a même organisé dans la salle des fêtes de la prison le mariage d'un couple de Français en présence d'une centaine de détenus. C'est le consul de France qui les a unis et il en est encore ému. L'aide du consulat débute le jour de l'arrestation avec un premier contact au poste de police et se termine à la libération ou au transfèrement en France. Cela passe par la liste d'avocats, l'acheminement de l'aide financière fournie par les parents, du courrier, de médicaments ou de colis et l'appel à la générosité des entreprises locales pour des dons en nature en faveur des plus démunis. Si le consul éprouve de la compassion pour les détenus, il trouve "écoeurants d'irresponsabilité et ignobles ceux qui passent de la drogue dans leur voiture alors qu'ils sont accompagnés de leurs enfants". L'été dernier, le consulat a hébergé durant une semaine deux jumelles et un garçon dont les parents respectifs avaient été arrêtés. Ces enfants sont restés là jusqu'à ce que l'on trouve des membres de leur famille en France. Information AFP insolite, lue sur le site Jeune Afrique.

Insolite : cassetoipauvrecon.fr déjà déposé !

Personne n’a pu passer à côté de la phrase choc prononcée par Nicolas Sarkozy le week-end dernier. L’ «expression» a déjà été reprise et enregistrée sous un nom de domaine : cassetoipauvrecon.fr ! Ne vous précipitez pas pour taper l’adresse du site cassetoipauvrecon.fr, le site est encore «en construction» indique-t-on sur cette page (à l’heure où nous écrivons ces lignes). Une nouvelle preuve de la réactivité du média Web face à l’actualité… Pour rappel - au cas où vous auriez été coupé du monde au cours des derniers jours -, lors du bain de foule pendant sa visite au salon de l’Agriculture, Nicolas Sarkozy s’est heurté à une personne qui a refusé de lui serrer la main. «Ah non, touche moi pas ! » lui dit l’intéressé, «Tu me salis !» insiste-t-il, avant que le président de la République lui rétorque franchement «Bah casse toi alors pauvre con !». L’échange n’aura duré qu’une dizaine de secondes tout au plus, et c’est bien cette petite phrase qui servira de résumé à la visite entière du salon.

Voici la vidéo en question :


Source : L'informaticien

Sarkozy est prêt "à aller chercher Ingrid Betancourt"

Nicolas Sarkozy s'est déclaré "prêt à aller chercher (lui)-même Ingrid Betancourt" si les FARC la libèrent. Le président français a exhorté jeudi la guérilla colombienne à faire "un geste humanitaire" en relâchant la Franco-colombienne captive depuis six ans. "J'ai entendu l'appel (d'Hugo Chavez) aux FARC hier soir. Je le relaie avec force. Je me suis entretenu avec lui et je suis prêt, comme le souhaite le président Chavez, si c'est la condition de sa libération, à aller moi-même à la frontière Vénézula-Colombie chercher Ingrid Betancourt, si ce devait être une condition qui était mise par les FARC", a-t-il dit lors d'une conférence de presse avec le président sud-africain Thabo Mbeki au Cap.

Nicolas Sarkozy a précisé qu'il s'entretiendrait jeudi avec le président colombien Alvaro Uribe. Pour le président français, "le sort d'Ingrid Betancourt relève d'un geste humanitaire et non pas d'un accord humanitaire" d'échange d'otages contre des guérilleros détenus par les autorités colombiennes. "La France s'est engagée pour un accord humanitaire une fois qu'Ingrid Betancourt sera libre", a-t-il dit. "J'appelle les FARC à libérer sans délai Ingrid Betancourt. Il s'agit d'une question de vie ou de mort (...) et d'urgence humanitaire. Ils ne peuvent pas laisser mourir cette femme", a insisté M. Sarkozy, évoquant l'appel qu'il avait lancé en décembre au chef de la guérilla Manuel Marulanda. "Je veux renouveler cet appel pressant aujourd'hui." "C'est une course contre la mort qui est engagée, et chacun est devant ses responsabilités. Il y aura ceux qui auront tout fait pour sauver Ingrid et ceux qui porteront la responsabilité de sa mort. On ne peut plus attendre", a-t-il insisté. "J'ai bien entendu les témoignages des deux otages libérés (...) Ces témoignages sont accablants, accablants par cette cruauté et cette barbarie qui soulèvent le coeur", a lâché le chef de l'Etat. "Il faut que les FARC le sachent et le comprennent: le martyr qu'ils imposent à Ingrid Betancourt, c'est un martyr qu'ils infligent à la France." M. Sarkozy a précisé avoir également parlé au téléphone avec Mélanie, la fille de l'otage franco-colombienne, pendant le trajet en avion du Tchad à l'Afrique du Sud. AP

mercredi 27 février 2008

MAROC: Les Marocains ne doivent pas sous-estimer le terrorisme

RABAT, 27/02 - Le ministre marocain de la Communication a appelé les Marocains à ne pas sous-estimer le terrorisme et critiqué des médias qui mettaient en doute les résultats de l`enquête policière ayant abouti la semaine dernière au démantèlement d`un "réseau jihadiste".
L`arrestation de six cadres islamistes marocains réputés modérés dans le cadre de cette affaire avait suscité des interrogations dans plusieurs médias. "La présomption d`innocence est sacrée, mais cela ne veut pas dire que les découvertes des autorités sécuritaires doivent être mises en doute", a déclaré mardi soir à la télévision Khalid Naciri, une semaine après l`arrestation de 35 membres présumés de ce réseau.

"Le peuple est appelé à faire preuve d`une très grande vigilance et l`erreur la plus grave serait de sous-estimer le terrorisme", a-t-il dit lors de l`émission Hiwar (Dialogue) de la télévision nationale. Selon les enquêteurs, le Belgo-marocain Abdelkader Belliraj serait le chef présumé du réseau démantelé qui se préparait à perpétrer des actes de violence au royaume. "Moi aussi j`ai été surpris par les informations", a admis le ministre, ajoutant qu`il était lui-même "parmi ceux qui défendaient leur droit (les islamistes modérés) à créer un parti politique". Source AngolaPress


Farc : 4 otages libérés pour raisons de santé

Les quatre anciens parlementaires, otages des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), ont été libérés entre le Venezuela et la Colombie a annoncé le Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Barbarra Hintermann, responsable de l'organisation en Colombie, a précisé que les quatre ex-otages "sont dans un état de santé leur permettant de voyager jusqu'à Caracas".

Annoncée le 2 février dernier par la guérilla , cette libération est présentée par les Farc comme une "reconnaissance aux efforts persistants d'Hugo Chavez". À l'annonce de la nouvelle, Bernard Kouchner évoque "un puissant encouragement" pour obtenir celle des autres otages, dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt. "Je m'y suis employé lors de mon déplacement au Venezuela et en Colombie la semaine dernière. La survie des otages les plus affaiblis, comme notre compatriote Ingrid Betancourt, dont nous venons de marquer la 6e année de détention par les Farc, est en effet en jeu".

Mission semblable à celle du 10 janvier

Ce second "geste unilatéral" de la part de la guérilla marxiste intervient un mois et demi après la libération de Clara Rojas, ex-directrice de campagne d'Ingrid Betancourt, et de l'ancienne sénatrice Consuelo Gonzalez . Fort de la réussite de cette première opération, Hugo Chavez, le président vénézuélien reconnu par les Farc comme leur unique interlocuteur, a décidé d'organiser, mercredi, une mission en tout point semblable à celle du 10 janvier dernier. Tôt dans la matinée, deux hélicoptères du CICR ont décollé du Venezuela pour rejoindre San José del Guaviare, en Colombie. À leur bord, le ministre de l'Intérieur vénézuélien, la sénatrice colombienne Piedad Cordoba, des délégués de la Croix-Rouge, des médecins, et un caméraman de la chaîne de télévision d'Hugo Chavez, Telesur.

Hugo Chavez absent de la scène médiatique

Après une courte escale sur la base de San José, les hélicoptères ont redécollé pour se rendre au point de remise des otages communiqué par les Farc. Une fois les otages à bord, les hélicoptères sont restés deux heures cloués au sol, le temps pour les guérilleros de se disperser dans la jungle. Les engins ont ensuite rejoint la petite ville frontalière de San Domingo (Venezuela) d'où la nouvelle de leur libération a été annoncée. L'unique différence entre les deux opérations réside dans la médiatisation d'Hugo Chavez. Omniprésent lors de la libération de Clara Rojas et de Consuelo Gonzalez , le président vénézuélien s'est montré bien plus discret cette fois-ci. Est-ce le signe que d'autres libérations sont en préparation ? Le 8 février, la sénatrice Piedad Cordoba avait exprimé à la France son "absolue certitude qu'Ingrid Betancourt sera libérée dans très peu de temps" ... Source : Le Point.fr

Cameroun: fin officielle de la grève, mais poursuite des incidents

DOUALA (AFP) — Les syndicats des transporteurs du Cameroun ont obtenu une baisse du prix du carburant et ont décidé d'arrêter leur grève commencée lundi et émaillée de violents incidents, a rapporté mercredi la radio nationale. Selon la radio, les transporteurs ont obtenu dans la nuit de mardi à mercredi que le prix du litre d'essence baisse de 6 francs CFA, passant de 600 FCFA (0,91 euros) à 594 FCFA (0,90 euros). Ils ont donc lancé un mot d'ordre de reprise du travail. Les syndicats ont également appelé au calme. Mais selon des témoignages recueillis par l'AFP, des incidents ont de nouveau éclaté mercredi dans plusieurs quartiers de Douala, la capitale économique du Cameroun. Des tirs ont retenti à Bonaberi, quartier de Douala où les incidents de lundi entre forces de l'ordre et manifestants avaient été particulièrement violents, a constaté une journaliste de l'AFP.

Les forces de l'ordre ont pris position sur le grand pont au-dessus du fleuve Wouri qui traverse la ville. Dans cette ville, bastion traditionnel de l'opposition, la circulation était nulle, malgré l'annonce de l'accord entre les transporteurs et la Caisse de stabilisation du prix des hydrocarbures (CSPH). Des coups de feu et des colonnes de fumée ont également été signalés dans la ville de Buéa (sud-ouest). A Yaoundé, le trafic a repris en début de matinée avant de s'interrompre à nouveau la mi-journée. La situation était très tendue. "Les boutiques et magasins sont fermés. Tout le monde essaie de rentrer à la maison", a affirmé à l'AFP par téléphone une habitante. Des bandes de casseurs continuaient de sévir dans certains quartiers, et les stations d'essence sont demeurées fermées par peur des attaques, a constaté un journaliste de l'AFP. C'est précisément l'augmentation du prix de l'essence passé de 584 FCFA (0,89 euros) à 600F CFA le 7 février qui avait conduit les transporteurs, notamment les très nombreux chauffeurs de taxi et de moto-taxi, à entrer en grève lundi.

En marge de ce mouvement, des violences se sont produites lundi et mardi et ont fait au moins huit morts, essentiellement à Douala, la capitale économique du pays, selon un bilan établi par l'AFP. Ces incidents s'inscrivent dans un climat social dégradé en raison du renchérissement de plusieurs produits de première nécessité, mais aussi dans un contexte politique tendu en raison du projet de révision de la constitution, visant à autoriser le président Paul Biya, au pouvoir depuis 1982, à briguer un nouveau mandat en 2011. Dès la mi-janvier, les autorités de la région de Douala avaient interdit les manifestations. Mais samedi, dans le sillage de la dispersion d'un rassemblement de l'opposition contre la révision constitutionnelle, des incidents ont fait au moins un mort dans cette ville.

Kenya : les pourparlers de paix suspendus

L’ancien secrétaire général des Nations Unies a suspendu les pourparlers destinés à mettre fin à la crise politico-ethnique qui secoue le Kenya depuis décembre, indique la BBC. Kofi Annan, qui estime que la tournure des discussions devenait « très dangereuse », souhaite s’entretenir avec le président Mwai Kibaki et l’opposant Raila Odinga pour accélérer le processus de paix.

Accord d’immigration entre la France et le Sénégal

Tandis que l’Humanité fustigeait lundi « la logique inhumaine des lois anti-immigrés », Brice Hortefeux, le ministre de l’Immigration français, signait avec le Sénégal un accord complétant le dispositif sur la gestion des flux migratoires élaboré en 2006 par Nicolas Sarkozy. L’accord comprend quatre principaux changements : L’obtention des visas de circulation de longue durée s’étend aux « personnes qui ont besoin de recevoir des soins médicaux », 108 métiers dans les secteurs de la pêche, du bâtiment ou de l’hôtellerie seront ouverts aux ressortissants sénégalais sur le marché français, « les meilleures conditions de respect de la dignité des personnes » devraient accompagnées le retour des personnes en situation irrégulière rapporte Le Monde. En outre, la France s’engage à investir un million d’euros pendant deux ans, puis cinq millions par an dans le codéveloppement. (Mardi 26 Février - 12:27) Source : afrik.com

Sarkozy s'arrête au Tchad avant de gagner l'Afrique du Sud

En route pour l'Afrique du Sud, Nicolas Sarkozy devait faire étape ce mercredi après-midi à N'Djamena pour tenter de convaincre son homologue tchadien Idriss Déby d'accepter la création d'une commission d'enquête internationale sur la disparition de deux de ses opposants. Ngarlejy Yorongar et Ibni Oumar Mohamat Saleh sont portés disparus depuis un mois, et l'ancien président Lol Mahamat Choua a été arrêté. Amnesty International accuse Idriss Déby de mener une chasse aux opposants sous le couvert de l'état d'urgence décrété le 14 février après la tentative de putsch des rebelles, des 2 et 3 février. La Commission européenne exige qu'il libère les opposants politiques "détenus arbitrairement". Alors que la France -qui compte 1.100 soldats postés au Tchad- a été montrée du doigt pour son soutien logistique à l'armée tchadienne, Paris durcit le ton. "L'amitié entre nos deux pays ne pourra grandir qu'à condition que le processus de démocratisation reprenne et s'accélère", a prévenu mardi soir le porte-parole de l'Elysée David Martinon. Source : Le Nouvel Observateur

Nicolas Sarkozy devait donc demander au président tchadien de "relancer le dialogue politique inter-tchadien" mais aussi que "toute la lumière soit faite sur la disparition des deux opposants". Il comptait en particulier insister sur la nécessité de constituer une "commission d'enquête crédible, internationale". Les avocats des deux opposants disparus ont demandé mardi au président français de "rencontrer" leurs clients au Tchad, et de s'informer sur les charges qui pèsent contre eux. Ne souhaitant pas apparaître comme "l'avocat d'un chef d'Etat particulier", Nicolas Sarkozy a "hésité" à se rendre à N'Djamena, affirmait-on à Paris. Il a toutefois "fait le choix d'y aller" pour tenter de relancer la démocratisation du régime. C'est ce qu'il a expliqué mercredi matin, selon M. Martinon, aux six organisations de défense des droits de l'Homme qu'il a reçues à l'Elysée avant son départ. Il dînera par ailleurs avec les soldats français, qui ont assuré l'évacuation des ressortissants occidentaux début février. Nicolas Sarkozy devrait également évoquer avec son homologue le déploiement dans l'est du pays des soldats de la mission européenne de maintien de la paix (EUFOR). Entre 500 et 600 hommes y sont actuellement déployés, l'objectif affiché étant de 3.700 hommes d'ici juin prochain. Le président français se rend par ailleurs au Tchad alors qu'une demande de grâce a été transmise à N'Djamena par les six membres de l'Arche de Zoé. Idriss Déby avait laissé entendre le 7 février qu'il pourrait accorder sa grâce aux Français condamnés le 26 décembre au Tchad à huit ans de travaux forcés pour avoir tenté d'emmener en France 103 enfants présentés à tort comme des orphelins du Darfour. Mais "les objectifs du voyage ne sont pas ceux-là", affirmait-on à l'Elysée. Nicolas Sarkozy s'envolera ensuite pour l'Afrique du Sud, où il est attendu jeudi matin. Selon le ministère sud-africain des Affaires étrangères, il sera accompagné par son épouse Carla Bruni, qui participera ainsi à sa première visite officielle en tant que "première dame". "Rien n'est arrêté", disait-on toutefois mardi à l'Elysée au sujet de la présence de Mme Sarkozy. Selon le ministère sud-africain, le couple achèvera sa visite avec un séjour privé.

Nicolas Sarkozy s'entretiendra jeudi avec le président Thabo Mbeki, puis prononcera un discours devant le Parlement au Cap. Il rencontrera vendredi matin Jacob Zuma, président de l'African National Congress (ANC) et favori à la succession de M. Mbeki l'an prochain, et visitera l'ancienne prison de Robben Island où a été détenu Nelson Mandela. Scorté par une quarantaine de chefs d'entreprise française, Nicolas Sarkozy devrait assister à la signature de plusieurs contrats. L'un d'eux portera sur la création d'une centrale à charbon par Alstom, pour 1,4 milliard d'euros. Un autre prévoit un appui financier de l'Agence française de développement pour la construction d'un parc d'éoliennes (100 millions d'euros). L'Afrique du Sud, victime de coupures électriques régulières, a lancé un programme de construction de 12 réacteurs nucléaires. Le groupe français Areva s'est porté candidat le 31 janvier à l'appel d'offres lancé par l'électricien sud-africain Eskom. Il ne devrait toutefois pas y avoir d'annonces dans ce domaine lors de la visite présidentielle. L'objectif est de "renforcer notre partenariat stratégique" avec un pays qui est "un modèle de réussite sur le continent africain", selon M. Martinon. AP

Clinton perd pied et mord

Primaires. Malmenée, la sénatrice multiplie les campagnes négatives contre Barack
Ce n’est sans doute pas un hasard si la photo est parue lundi. Le même jour, dans la capitale américaine, Hillary Clinton se produisait sur une scène de l’université George-Washington jalonnée de bannières étoilées, aux côtés d’une douzaine de généraux, pour dénoncer la «naïveté» de son rival et affirmer sa propre capacité à être le «commandant en chef» des troupes américaines. Entre cette cérémonie solennelle et le cliché en question, le contraste est manifeste. Barack Obama apparaît sur cette photo empoté comme niquedouille (voir ci-dessous). L’image a été envoyée lundi au site Internet d’actualités Drudge Report - célèbre pour avoir dévoilé les ébats de Bill Clinton avec Monica Lewinsky -, qui l’a aussitôt diffusée. Elle provient, selon Drudge, de «personnes de la campagne de Hillary Clinton».

Arrière-pensées. Pour le camp Obama, ce coup bas vise ni plus ni moins à «attirer l’attention sur la race» du candidat, et sert à raviver la «fausse rumeur selon laquelle il serait musulman», alors qu’il est protestant - son défunt père était, lui, musulman. Côté Clinton, on ne dément pas être à l’origine de la diffusion perfide de ce document, qui pourrait être amusant en d’autres circonstances. Howard Wolfson, principal porte-parole de Clinton, a simplement déclaré «ne pas avoir connaissance» de l’origine de ce cliché, qui met implicitement en doute le patriotisme de Barack Obama.

Celui-ci s’est par ailleurs vu accusé de ne pas porter à la boutonnière un pin’s du drapeau américain. Obama se considère moins comme un Américain que comme un «citoyen du monde», insinue d’ailleurs, en profitant de l’aubaine, un éditorialiste du quotidien prorépublicain Wall Street Journal. Sans aller jusqu’à revendiquer la publication pleine d’arrière-pensées de cette image, Maggie Williams, la nouvelle directrice de la campagne de Hillary Clinton, nommée récemment pour enrayer la chute de la sénatrice de New York, qui en est à sa onzième défaite consécutive dans les primaires, s’est défendue en disant que «si la campagne d’Obama veut suggérer qu’une photo de lui portant un costume traditionnel somali est controversée, ils devraient avoir honte, car Hillary Clinton a, elle aussi, porté les vêtements traditionnels des pays qu’elle a visités, et ces images ont été largement publiées». La directrice de campagne s’en est prise aux médias américains, qui, selon elle, épargnent trop Obama - ce en quoi elle n’a sans doute pas tort. Mordante, la candidate à l’investiture démocrate a pesté lundi contre l’inexpérience de son jeune rival, sur lequel ses attaques directes ont jusqu’alors glissé comme l’eau sur les plumes d’un canard. «On a vu ce que pouvait donner un président qui n’avait ni l’expérience ni la sagesse pour gérer notre politique extérieure et sauvegarder notre sécurité nationale», a-t-elle pointé en comparant le sénateur de l’Illinois à George Bush.

«Honte à toi». Elle avait auparavant fustigé Barack Obama pour avoir diffusé un tract dénaturant l’une de ses déclarations en faveur de l’Accord de libre-échange nord-américain, qu’elle a répudié après avoir soutenu : «Honte à toi, Barack Obama !» Telle une hargneuse prof d’école primaire, Hillary Clinton a envoyé son rival au piquet quelques jours après s’être déclarée «honorée», lors de leur dernier débat, d’être en présence d’un si brillant candidat. Depuis, les médias n’ont cessé d’ausculter les «sautes d’humeur» de la candidate, qui raille les beaux discours de son adversaire. «Je pourrais moi aussi me mettre à dire "allez, rassemblons-nous, le ciel s’ouvrira, la lumière percera, les chœurs célestes chanteront, et tout le monde sait qu’on fera ce qu’il faut, et le monde sera parfait."»

Le dernier débat avant les primaires cruciales du 4 mars - dans le Texas, l’Ohio, le Vermont et le Rhode Island -, qui devait avoir lieu hier soir, promettait d’être plus belliqueux que le précédent. C’est l’une des dernières chances pour Clinton de relancer sa campagne. Un sondage, publié hier par le New York Times, accorde au niveau national 54 % des voix démocrates à Obama, contre 38 % à Clinton. Source : Liberation.fr


mardi 26 février 2008

Cameroun : nouvelles violences à Douala

Les violents incidents qui ont eu lieu au Cameroun en marge de la grève des transporteurs entre policiers et manifestants ont fait quatre morts et de nombreux blessés.

Paul Biya
Le président camerounais, Paul Biya

Commerces, écoles et stations d'essence étaient fermés dans la deuxième ville du pays où certains édifices publics ont été incendiés. Plusieurs ministres se sont dit surpris par l'ampleur de la grève.

Le ministre de la communication a presenté les condoléances du gouvernement aux familles des victimes, sans pour autant donner de bilan. Il a assuré que le calme reviendra à Douala. La grève a été largement suivie dans d'autres villes, notamment à Yaoundé, la capitale qui a été paralysée. Les transporteurs ont lancé leur mouvement pour protester contre la hausse du prix de l'essence.

Cette grève intervient 48 heures après une manifestation de l'opposition à Douala. La manifestation de samedi était organisée pour protester contre la révision de la Constitution annoncée par le président Paul Biya, au pouvoir depuis 1982, en vue de lui permettre de briguer un nouveau mandat. Dans un communiqué, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais, le parti au pouvoir, a dénoncé les "violences aveugles" qui affectent le pays. Le RDPC invite, par ailleurs, les dirigeants politiques et les responsables sociaux à privilégier le dialogue. Le RDPC accuse des responsables politiques, sans pour autant les nommer, de manipuler les manifestants. Source : BBC Afrique

Economie | Sénégal\Partenariat : la fondation Bill et Melinda Gates injectent plus de 8 milliards pour les agricultrices

L’annonce a été faite par l’Administrateur du Programme des Nations Unies pour le Développement, Kemal Dervis lors d’un point de presse à Dakar. Plus de 8 milliards de nos francs seront mis à la disposition des agricultrices du Sénégal, du Mali et du Burkina Faso pour une durée de 5ans.

Dans le cadre de la visite de 72 heures qu’il a effectuée au Sénégal, l’Administrateur Général du PNUD a procédé ce vendredi au lancement d’un vaste programme de partenariat entre le PNUD et la fondation Melinda et Bill Gates qui ambitionne, dans une approche de vulgarisation des agro-entreprises rurales, de financer les populations féminines rurales du Sénégal, du Mali et du Burkina Faso.

Plus de 8 milliards de francs CFA seront ainsi injectés dans le cadre de ce programme pour une durée de 5 ans avec comme objectif d’établir 600 entreprises agricoles en milieu rural. Il s’inscrit dans le cadre d’un projet de réduction de la pauvreté et d’autonomisation des femmes pour accroître la productivité et les revenus des agricultrices grâce à une mécanisation à moindre coût.

Source : La Sentinelle Auteur - Ndéye Fatou NDIAYE




Au Sénégal, Hortefeux parachève un accord sur l'immigration concertée

DAKAR (AFP) — Le ministre français de l'Immigration et du Codéveloppement Brice Hortefeux a signé lundi avec un ministre sénégalais un avenant à l'accord sur la gestion des flux migratoires signé en septembre 2006 par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur. L'accord signé en 2006, le premier de ce type jamais conclu par la France, "jetait les bases d'une certain nombre de principes. Aujourd'hui c'était une deuxième étape visant à concrétiser ces accords", a déclaré M. Hortefeux à la presse après avoir signé l'avenant avec le ministre sénégalais de l'Intérieur Ousmane Ngom. Cet avenant complète les dispositions de l'accord de 2006 sur trois points. Au sujet de la circulation des personnes, il prévoit l'élargissement de la liste des bénéficiaires de visas de circulation longue durée. Auparavant limitée aux hommes d'affaires, avocats, sportifs de haut niveau ou artistes, cette liste comprendra désormais "les personnes qui ont besoin de recevoir des soins médicaux", indiqué un communiqué conjoint.

S'agissant de l'immigration professionnelle, l'avenant a défini 108 métiers issus de secteurs d'activité très variés, allant de coiffeur à sage-femme, en passant par employé de banque ou matelot de pêche, qui seront ouverts au ressortissants sénégalais sur le marché français. M. Hortefeux n'a toutefois pas pu fournir de précisions sur le nombre de travailleurs sénégalais qui seront admis en France ces prochaines années. Enfin, sur le retour dans leur pays des personnes en situation irrégulière, l'avenant en définit les modalités "dans les meilleures conditions de respect de la dignité des personnes", indique le communiqué. Cet avenant est assorti d'un volet codéveloppement qui prévoit des engagements français de un million d'euros en 2008 et 2009, "qui s'élèveront ensuite à cinq millions d'euros annuels sur trois ans à l'issue de cette période", a précisé M. Hortefeux. De son côté, M. Ngom s'est félicité du "nouvel esprit et la nouvelle approche adoptée par les deux pays" sur le thème de l'immigration. "Avant, une vision unilatérale prévalait, mais le Sénégal et la France ont choisi de rompre avec elle pour adopter une approche concertée", a-t-il déclaré. Lors de sa "visite de travail" au Sénégal, M. Hortefeux a rencontré lundi matin le président sénégalais Abdoulaye Wade pour des entretiens centrés sur "l'immigration et le codéveloppement", a rapporté le ministre sans fournir plus de détails.

vendredi 22 février 2008

Homosexualité : Halte à la dérive !

Le mois de février est parti pour être le mois le plus triste de l’année ! Non parce qu’il compte vingt-neuf jours, contrairement aux trois dernières années, mais bien parce qu’il a été le théâtre d’évènements ahurissants, voire malheureux. Je ne parle pas de l’élimination des « Lions de la Véranda » qui, soit dit en passant, était prévisible ; je veux surtout évoquer l’histoire de ces homosexuels qui ont défrayé la chronique ces jours derniers. Autres temps, autres mœurs, a-t-on habitude de dire, mais il faut admettre que, là, le comble a été atteint. Comment peut-on, dans un pays à plus de 90 % de musulmans, avoir idée, sans sourciller, d’y célébrer un mariage entre « goorjigéen » ? Comment en est-on arrivé-là, dans un Sénégal où même les autres religions, bien que minoritaires, catholiques et traditionnelles, bannissent une telle pratique ? La société sénégalaise, jadis cimentée par les valeurs cardinales que sont la « kersa » (pudeur), le « jom » (dignité) et la « soutoura » (retenue), léguées par nos aïeuls, serait-elle en train d’aller à vau-l’eau ? Ces substrats séculaires, gardes-fous sociaux par excellence, seraient-ils en passe de se diluer, pour donner libre cours à des contre-valeurs venues d’on ne sait quels cieux ? Il y a assurément-là matière à réflexion. L’éducation de base, qui naguère était l’apanage de la cellule familiale, est réduite à la portion congrue. Les enfants n’ont plus de repères, s’ils ne se référent (faute de mieux ?) à des archétypes que leur inculquent une minorité de privilégiés -hélas, toujours pas exempts de reproches - et que le hasard du destin a propulsé au-devant de la scène : célébrités, stars et nouveaux riches.

L’homosexualité serait, scientifiquement parlant, une « anomalie » comportementale qui relève du domaine du psychisme, voire même de la biologie ou de la génétique, si tant est que la supposé théorie sur le déséquilibre hormonal des « gays » soit avérée. Mais, il n’en demeure pas moins que cette pratique constitue un vice qui se développe à une vitesse vertigineuse dans les sociétés modernes. Il ne serait d’ailleurs pas exagéré de dire que ce phénomène n’a pas su, lui aussi, échapper à la loi de la « mondialisation », en raison précisément de la fulgurance des moyens de communication et d’échange. Il touche toutes les catégories sociales. De nos jours, la « gay pride » (« fierté d’être homo ») est affichée au grand jour. La plupart des homos n’éprouvent plus aucune « gène » à laisser transparaître leur « féminitude », dans leur démarche, leur accoutrement et jusque dans leur timbre vocal ! Pis, certains célèbres homos vont même jusqu’à assurer des rôles de maîtres de cérémonie, dans les évènements familiaux. Et presque toutes les « driankés » du pays ont leur « goorjigéen » attitré, qui les accompagne volontiers quand elles vont parader dans les baptêmes ou mariages. C’est dire l’ampleur du phénomène sous nos tropiques ! Tant qu’ils (elles) se limitaient à leurs fantaisies, faisant même sourire certains ou exaspérant d’autres, passe encore. Mais, avec le dernier acte que la communauté « gay » du Sénégal a posé (le récent mariage homosexuel à Petit-Mbao), les « goorjigéen » auront indiscutablement poussé l’ « affront » un peu loin. Cette impertinence, pour ne pas dire cette « combativité », de « nos » « gays » se serait-elle vérifiée avec leur libération (provisoire ?), après leurs arrestations mouvementées par la Division des Investigations criminelles (Dic) ? On a avancé l’hypothèse de soutiens actifs d’associations internationales de « gays », dont nos « pédés » locaux auraient bénéficiés. Même s’ils sont toujours poursuivis pour atteinte aux bonnes mœurs et menaces de mort sur des journalistes, qui ne faisaient que leur boulot, on pourrait présumer que les lobbies homosexuels ont vraisemblablement bien fonctionné dans la gestion de cette sombre affaire. C’est sans doute pour porter la réplique à ces « lobbies maudits » que le « Collectif des associations islamiques du Sénégal » (Cais) a exhorté, dans son communiqué de la semaine dernière, tous « les croyants, chefs religieux, imams, prédicateurs... » à élever la voix sur ce fait. A cet égard, l’Ong « Jamra » qui, par des actions avant-gardistes, saluées par tous, dans la lutte contre les fléaux sociaux qui « ruinent les fondements de notre société », s’est toujours distinguée pour sa constance et sa rigueur, mériterait qu’on lui tire le chapeau. Dès lors, son président exécutif, le député Abdou Latif Guèye, qui a reçu le mois dernier la médaille du « Soldat de la paix », des mains d’un organisme occidental indépendant, ne saurait, dans un déchaînement de passion, être taxé d’ « intolérant », pour avoir toujours eu à cœur, aux côtés d’autres patriotes, de s’ériger en sentinelle vigilante de nos bonnes mœurs. Tant il est vrai qu’on ne peut sortir notre pays du sous-développement en s’inspirant de contre-valeurs, importées de surcroît et en confinant, en conséquence, la couche la plus sensible de notre société (la jeunesse) dans le mimétisme des sous-cultures occidentales.

Mame Balla NDIAYE Secrétaire d’administration Cneps de Thiès Tél : 77-521-88-67 mbn@sunumail.sn

L'ambassade des États-Unis brûle à Belgrade

Ils étaient des centaines de milliers, jeudi, dans la capitale serbe à protester après la proclamation d'indépendance du Kosovo.

Ce fut la plus grande manifestation depuis le rassemblement qui avait jeté un demi-million de personnes dans la rue pour réclamer le départ de Slobodan Milosevic, en 2000. jeudi, près de 200 000 Serbes se sont rassemblés devant le Parlement, à l'appel du premier ministre nationaliste Vojsilav Kostunica et du puissant parti d'extrême droite de Tomislav Nikolic, le SRS. Une foule immense décidée à s'opposer à l'indépendance du Kosovo, que les Serbes considèrent comme le berceau de leur culture. Sur des banderoles, les mêmes slogans réaffirmés depuis la fin de la guerre du Kosovo, en 1999 : «Le Kosovo est à nous», «le Kosovo est à la Serbie». Appelés par les nationalistes à refuser la sécession de cette ancienne province de Serbie, les manifestants avaient afflué de tout le pays, convoyés dans des bus affrétés par les autorités. La journée avait été décrétée fériée, comme pour l'enterrement d'un grand leader national. Le rassemblement a dégénéré lorsque des extrémistes ont attaqué l'ambassade des États-Unis inoccupée, considérés, avec l'Union européenne, comme les principaux responsables de l'indépendance du Kosovo. Des casseurs ont mis le feu à la chancellerie. Un corps carbonisé non identifié aurait été extrait des lieux. Des incidents se sont également produits devant les ambassades de Croatie, de Turquie et d'Allemagne.

Démonstration de force

Invité vedette à la tribune, le premier ministre Vojislav Kostunica a promis à la foule que «personne, en Serbie, n'aura jamais le droit d'autoriser» l'indépendance du Kosovo, comme l'avait déjà fait Milosevic devant les Serbes du Kosovo en 1989, dans un discours qui avait relancé le nationalisme et mis le feu aux poudres dans les Balkans. Quant à l'ultranationaliste Nikolic, il a assuré que les Serbes «ne connaîtront pas de repos tant que le Kosovo ne sera pas revenu sous le contrôle de la Serbie». Seul le président Boris Tadic qui, malgré le soutien apporté par les pays européens à Pristina, veut poursuivre le rapprochement de son pays avec l'UE, et qui avait préféré se rendre en Roumanie plutôt que de cautionner la manifestation des nationalistes, a tenté de calmer le jeu. Depuis Bucarest, il a assuré que «la Serbie ne s'engagera pas dans la voie de l'isolement» et qu'elle «ne renoncera pas à son avenir en Europe». Une déclaration qui a rassuré tous ceux qui pensent que cette démonstration de force est la dernière, celle qui permettra une catharsis salvatrice pour la Serbie. Elle intervient pourtant dans un contexte tendu. À Belgrade, où des ultranationalistes s'en étaient déjà pris dimanche aux intérêts occidentaux et où les autorités ont rappelé les ambassadeurs des pays ayant reconnu l'indépendance du Kosovo. Mais aussi à Mitrovica, dans la partie nord du Kosovo, où les Serbes manifestent chaque jour pour réaffirmer la souveraineté de Belgrade sur leur ancienne province. Les autorités serbes ont assuré qu'elles n'utiliseraient que des moyens diplomatiques pour s'opposer au départ du Kosovo. Après avoir livré et perdu quatre guerres dans les Balkans depuis le début des années 1990, les Serbes n'ont plus ni l'envie ni les moyens d'en découdre à nouveau avec les Albanais et l'Otan. Mais les risques de débordements existent. Ils sont d'autant plus réels que le premier ministre Kostunica, au lieu de faire preuve de pragmatisme et de coopérer pour trouver une solution sur le Kosovo, a depuis plusieurs années entretenu les frustrations des Serbes et flatté le nationalisme des radicaux.

Reste à savoir si, en manifestant, les Serbes se bornent à montrer leurs muscles tout en sachant qu'il leur faudra demain regarder vers l'avenir. Ou s'ils sont prêts, forts du soutien russe et déçus par l'Union européenne, à déstabiliser à nouveau une région qui sort à peine de la guerre. Ils ont pour cela plusieurs cartes en main. ls pourraient d'abord décider d'officialiser la partition du nord de Mitrovica afin de la rattacher à la Serbie. Les attaques des postes frontières séparant la Serbie et le Kosovo, qui se sont produites mardi et à nouveau jeudi à Merdare, sont hautement symboliques. Autre sujet d'inquiétude : les autorités serbes vont-elles encourager les velléités sécessionnistes de la Republika Srpska, l'entité serbe de Bosnie, dont les ultranationalistes demandent le rattachement à la mère patrie ? Un tel mouvement risquerait de faire exploser les accords de Dayton, qui ont mis fin à la guerre de Bosnie en 1995. Beaucoup dépendra de l'influence et de la force de conviction que réussira ou non à avoir le président Boris Tadic. Source : Le Figaro


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SDF: plusieurs milliers de manifestants "solidaires" à Paris

Les associations d'aide aux plus démunis mettent la pression sur le gouvernement. Plusieurs milliers de personnes avaient répondu à leur appel, jeudi soir place de la République à Paris, pour une "nuit solidaire" destinée à exiger des moyens supplémentaires pour l'hébergement des sans-abri et une "vraie politique" de lutte contre la crise du logement. Les associations réclament 1,5 milliard d'euros en faveur de l'hébergement et du logement, alors que le Premier ministre François Fillon a annoncé une enveloppe de 250 millions d'euros le 29 janvier dernier. Jeudi soir, devant une scène installée sur la place -où se succédaient prises de parole et mini-concerts avec notamment au programme M et Louis Bertignac, la trentaine d'associations à l'origine de ce rassemblement -dont la Fondation Abbé Pierre, le Secours Catholique ou encore Emmaüs France- avait dressé des stands, faisant notamment signer une pétition pour interpeller le gouvernement.

"Il y a eu des promesses faites pendant la campagne électorale: plus personne dans la rue. Ces promesses doivent être tenues", a déclaré à l'Associated Press le chanteuse Nolwenn Leroy, présente sur place. Vers 19h30, des centaines de couvertures de survie ont été distribuées dans la foule, avec invitation pour ceux qui le souhaitaient à passer symboliquement une nuit dehors aux côtés des SDF, des mal-logés et des militants associatifs. Des manifestants avaient déployé une banderole sur laquelle on pouvait lire "+172% pour le logement", référence à l'augmentation l'automne dernier du salaire du chef de l'Etat. "Je suis venue parce que je pense que c'est très important de soutenir les milliers de personnes à la rue et de montrer qu'on veut que ça change, surtout qu'il y a des élections dans pas longtemps et que je suis moi-même directement concernée", a déclaré à l'Associated Press une jeune mère souhaitant garder l'anonymat, accompagnée de sa fille de 3 ans et expliquant vivre avec son mari et l'enfant dans une chambre de 11m2.

"Je viens de finir un contrat d'auxiliaire de vie, je cherche du travail et j'ai une demande de logement social en attente depuis plusieurs années", a-t-elle précisé. Dans un courrier lu sur la scène et adressé à François Fillon, les organisateurs du rassemblement déplorent "une succession de plans (...) répondant à un objectif implicite de mise à l'abri", estimant que "l'ampleur du phénomène appelle bien d'autres réponses". Les associations déclarent que la loi sur le droit au logement opposable (DALO) "est capitale", et que "l'Etat doit se donner les moyens de l'appliquer dans toute son ampleur sous notre responsabilité collective". Pour elles, si la loi DALO "devait rester lettre morte, elle conduirait au désespoir des millions de personnes qui y ont vu la promesse d'une dignité enfin retrouvée". Les associations jugent que "les mesures d'urgence qui sont aujourd'hui à prendre nécessitent à la fois des choix et une volonté sans faille. Elles doivent traduire un changement radical dans la conception même de la prise en charge des plus démunis, comme dans les logiques de la politique du logement et des moyens qui lui sont affectés". Lors d'un conférence de presse improvisée sur la place, le président de Ligue des droits de l'Homme (LDH) Jean-Pierre Dubois a lancé: "Qu'on cesse d'assister à cet étalage permanent de toujours plus pour certains et même pas le minimum vital pour beaucoup d'autres". AP Source : Latribune.fr

jeudi 21 février 2008

PARIS - Rétention de sûreté: les Sages censurent partiellement la loi Dati

AFP - Le Conseil constitutionnel n'a censuré que partiellement jeudi le projet de loi Dati sur la rétention de sûreté, en validant le principe d'un enfermement à vie pour les criminels dangereux tout en aménageant son application rétroactive. Les Sages, qui avaient été saisis par les parlementaires socialistes, ont jugé que la rétention de sûreté n'était pas une peine -donnant ainsi raison à la garde des Sceaux, Rachida Dati- et que, par conséquent, la question de la rétroactivité, le point le plus contesté, ne se posait donc pas. Ils ont tout de même fortement limité la possiblité d'appliquer cette mesure à des criminels déjà condamnés avant la promulgation de la loi. Ces criminels ne pourront être enfermés dans les centres spéciaux que s'ils violent les obligations auxquelles il sont soumis à leur sortie de prison, comme le port du bracelet électronique, la présentation régulière au commissariat ou l'obligation de se soigner.

La ministre de la Justice a immédiatement souligné dans un communiqué que le Conseil constitutionnel avait "validé le principe de la rétention de sûreté" malgré cette censure partielle. Mme Dati a dit prendre "acte de la décision du Conseil constitutionnel" qui "a jugé que la rétention de sûreté (était) constitutionnelle". Les Sages ont "reconnu que c'est une mesure de sûreté et non une peine et que les garanties prévues par la loi sont suffisantes pour encadrer ce dispositif", a ajouté la ministre. "Le Conseil constitutionnel valide donc le principe de la rétention de sûreté", a insisté Mme Dati. Le Conseil a néanmoins censuré partiellement les dispositions portant sur l'application de la rétention de sûreté aux personnes condamnées avant la promulgation de la loi du 11 août 2007. "Il a estimé que la rétention de sûreté n'est pas applicable automatiquement aux personnes déjà condamnées" mais "sera immédiatement applicable à ceux qui violeront les obligations qui leur seront imposées après leur peine, comme l'a prévu la loi", a souligné Mme Dati. Ces obligations concernent notamment celle de se présenter régulièrement au commissariat, de se soigner ou de porter un bracelet électronique mobile.

RDC: 16 détenus morts de faim et faute de soin dans une prison

Source : Le Monde
Seize détenus sont morts de faim et/ou faute de soins depuis début janvier à la prison centrale de Mbuji-Mayi, capitale du Kasaï oriental, dans le centre de la République démocratique du Congo (RDC), a annoncé mercredi la Mission de l'ONU en RDC (Monuc). "La situation de la prison de Mbuji-Mayi est devenue catastrophique (...). Du 1er janvier au 19 février 2008, 16 détenus (9 condamnés et 7 prévenus) ont trouvé la mort dans cette institution pénitentiaire pour cause de malnutrition, de famine et d'absence de soins de santé", a déclaré le porte-parole de la Monuc, Kemal Saïki, au cours d'un point presse à Kinshasa.
Cette "nouvelle vague de décès" a été enregistrée après le départ d'un conseiller international de la section Etat de droit de la Monuc, qui avait été déployé de l'été 2006 à début janvier 2008 à Mbuji-Mayi et avait contribué à l'amélioration de la situation des détenus, a indiqué M. Saïki.

"Grâce à l'intervention de ce conseiller, les autorités locales ont été encouragées à entrer en relation avec les communautés humanitaires et religieuses, avec pour résultat la mise en place d'un mécanisme coordonné pour la livraison régulière de nourriture à la prison centrale", a-t-il expliqué.

Les auditions des tribunaux civils comme militaires s'étaient aussi multipliées, ce qui avait conduit "à une baisse considérable des détentions illégales ou inutiles". En dépit de ces efforts, les conditions actuelles de détention à la prison de Mbuji-Mayi sont "exécrables". D'une capacité d'une centaine de prisonniers, la prison compte actuellement 398 personnes, dont 11 femmes, selon la Monuc. "Il n'existe aucun budget pour subvenir à l'alimentation et au soin des pensionnaire" et les "violations des droit de l'Homme sont monnaie courante", déplore la Monuc.

A titre d'exemple, chaque visiteur doit payer entre 200 et 500 francs congolais (FC, soit entre 0,4 et 1 dollar) pour avoir accès à un parent détenu. Avant toute entrée de repas, "certains surveillants exigent 500 FC", une somme considérable en milieu rural, dans un pays où 75% des 60 millions d'habitants vivent avec moins de 1 dollar par jour. La prison de Mbuji-Mayi, "crasseuse, malodorante", expose les détenus à de nombreuses maladies, dont la gale et les poux, en plus d'un paludisme endémique. Depuis 2007, les causes de décès dans cette prison "sont connues sans qu'aucune action officielle ne soit menée pour circonscrire le mal", déplore la section droits de l'Homme de la Monuc, qui a déjà alerté à plusieurs reprises de la situation dramatique des détenus dans cette prison, où la Monuc a récemment acheminé des vivres et de l'eau. En juillet 2007, le ministre congolais de la Justice - alors Georges Minsay - avait pourtant dit sa détermination à réformer en profondeur le système carcéral "innommable" de son pays.

L’Ethiopie, terre de la première mosquée d’Afrique

APA-Addis-Abeba, (Ethiopie) L’Islam est une histoire millénaire en Ethiopie, la terre estampillée par le monde islamique comme le sanctuaire des premiers disciples arabes du Prophète Mohammed (PSL), qui avaient fui la persécution qui sévissait sur leur propre sol. La Mosquée d’Al Nadjachi, la première d’Afrique, située à Wukro, dans le nord du pays, est aujourd’hui un symbole du séjour mohammadien et de la tolérance religieuse en Ethiopie. Les musulmans éthiopiens célèbrent, le 18 janvier dans la mosquée du Nadjachi, l’Achoura, un jour saint qui suit l’Aid El Kebir ou fête de la Tabaski. Cette mosquée porte le nom du roi Ethiopien, Negus Armah, qui accueillit les réfugiés musulmans il y a quelque 1400 ans.

Cette mosquée, symbole de la coexistence religieuse, est en passe de devenir un site touristique. Ces musulmans fuyaient la tribu Kuraich, alors au pouvoir à la Mecque, qui avait envoyé des émissaires pour les ramener en Arabie, mais le Négus les protégea. Le Prophète lui-même ordonna à ses disciples venus d’Ethiopie de respecter et de protéger les Ethiopiens, ainsi que de vivre en paix avec les chrétiens éthiopiens. En 615, l’épouse et cousine de Mahomet se réfugia à Axoum, la ville historique éthiopienne, avec plusieurs de ces disciples.

L’Islam est la deuxième religion en Ethiopie après le christianisme, selon les statistiques officielles.La plupart des musulmans éthiopiens sont des sunnites, membres de la plus importante confrérie de l’Islam. La foi et les pratiques des musulmans d’Ethiopie sont incarnées par le Coran et la Sunna (Tradition du prophète), mais le pays abrite également des confréries soufies. A l’instar du Soudan et de la Somalie voisins, plusieurs communautés musulmanes d’Ethiopie sont associées à l’ordre soufi mais n’en sont pas nécessairement membres.

Côte d’Ivoire - Normalisation

Le président de la CEI pour le report des élections en Côte d’Ivoire.

APA- Abidjan (Côte d’Ivoire) Le président de la Commission électorale indépendante (CEI), Robert Mambé Beugré, s’est dit favorable au report des élections présidentielles, en Côte d’ivoire, alors qu’il est jusque là convenu que les consultations auraient lieu au plus tard, à la fin de juin 2008, suivant les termes de l’accord complémentaire de Ouagadougou, du 29 novembre. Le président de la CEI qui d’avoir lundi, une longue séance de travail avec le premier ministre Guillaume Soro a déclaré à sa sortie d’audience, « si à l’approche de cette période, il y a des modalités pratiques qui nous conduisent à voir réellement des redressements à faire du point de vue du délai, on le fera. S’il y a un report des élections, ce sera juste des modalités pratiques qu’il faudra régler ».

M Mambé Beugré a ensuit énuméré des points pour argumenter sa position : « premier élément : notre volonté, c’est d’aller vite aux élections. Deuxième élément : les accords ont donné comme période de référence, la fin du mois de juin 2008. Nous en tenons compte. Troisième élément : pour respecter ce délai, il y a des ingrédients qu’il faut nécessairement réunir. Ce sont ces ingrédients-là que nous sommes en train de réunir » a-t-il expliqué. L’identification des populations, le désarmement des ex combattants et l’organisation des électeurs sont les principaux chantiers de l’accord de Ouagadougou, signé le 4 mars 2007 par le président Laurent Gbagbo et le leader des Forces Nouvelles, Guillaume Soro, devenu premier ministre, en application dudit accord. « Nous avons fait deux longues réunions pour examiner le cahier des charges qui va nous conduire à l’enrôlement des électeurs et à l’identification ordinaire. Je peux vous dire qu’il y a des avancés à ce niveau », a conclu le président de la commission électorale indépendante de Côte d’Ivoire.

Rama Yade perturbe elle-même son parachutage réussi

Source : Le Monde

Rama Yade a-t-elle commis un "péché de jeunesse" ? Après avoir comparé les journalistes à des "charognards" à propos de l'affaire du SMS de Nicolas Sarkozy, la secrétaire d'Etat aux droits de l'homme provoque une nouvelle polémique dans le cadre de sa campagne municipale à Colombes. Samedi dernier, devant les jeunes de la ville, la n° 3 sur la liste du maire UMP a fustigé "cette gauche qui dit défendre les modestes, les minorités et les immigrés, qui s'en prend à moi parce que je suis noire". Ces propos, diffusés en vidéo sur le site du journal Le Parisien (à voir içi ), témoignent d'une campagne tendue dans cette ville des Hauts-de-Seine, particulièrement dans les cités où Rama Yade est en mission pour reconquérir l'électorat populaire.
Des Bouviers au Grèves, en passant par les Fossés-Jean ou le Petit-Colombes, ces quartiers ont voté à gauche aux dernières élections. Ségolène Royal, lors de la consultation présidentielle, est arrivée en tête. Si le 9 mars, leurs électeurs votaient majoritairement pour la liste conduite par le conseiller général PS Philippe Sarre, la ville risquerait d'être perdue pour la droite. Rama Yade avait donc été "invitée" par Nicolas Sarkozy à venir donner un coup de main à la maire sortante UMP, Nicole Goueta, pour séduire cet électorat.

Pour y parvenir, la secrétaire d'Etat visite toutes les familles, monte les escaliers, frappe aux portes des appartements HLM pour vanter "le bon bilan" de l'équipe sortante. Tout en s'imposant deux règles d'or : discrétion et modestie. Le crash retentissant du porte-parole de l'Elysée, David Martinon, à Neuilly, sous l'œil des médias, a servi de leçon. "Je mène ma petite campagne dans mon coin", déclarait Rama Yade, il y a une semaine. Elle refuse d'être suivie par des photographes dans ses visites de quartiers. Et surtout pas d'équipes de télévision ! Tout juste accepte-t-elle de parler, selon son expression, aux "journalistes modestes" de la presse locale, qui eux n'iront pas crier sur les toits ses faits et gestes. Car, d'après elle, "face aux électeurs, il faut être d'une extrême modestie. Le suffrage universel, c'est être entre leurs mains. Il n'y a pas de place pour les présomptueux. Faire campagne, c'est d'abord écouter. Les caméras, les photos, ça me gêne."

Cette stratégie avait, jusqu'à maintenant, été assez payante. Contrairement au parachutage de certaines têtes d'affiche, à Paris, qui ne suscite pas une adhésion enthousiaste sur le terrain, celui de la benjamine du gouvernement apparaissait comme une réussite. Si Rama Yade s'imposait une diète médiatique, c'était aussi pour masquer les reproches des militants de gauche sur le terrain. Ils la qualifient de "traître" car elle fait cause commune avec Nicole Goueta qui, rappellent-ils, "a interdit la cantine aux chômeurs et a été condamnée par la justice sur les mariages mixtes." Malgré toutes ces précautions, Rama Yade n'a pu échapper à une caméra, le 16 février. Pour sa première réunion publique à Colombes, au côté de l'ancien international de foot, Basile Boli, elle pensait maîtriser sa communication : elle lisait ses notes. Son naturel bouillonnant a balayé toutes ses bonnes intentions de "discrétion". Jean-Pierre Dubois


Recapitalisation des Ics à hauteur de 45 milliards Le fleuron de l’économie sénégalaise renaît de ses cendres


C’en est bientôt fini de la galère des travailleurs des Industries chimiques du Sénégal. Après 3 ans de passage à vide, l’entreprise sera recapitalisée le 31 mars prochain.

Les Industries chimiques du Sénégal seront recapitalisées le 31 mars 2008. L’assurance a été faite hier, par le ministre des Mines et de l’Industrie. Madické Niang rassure que la partie indienne est prête à remettre aux autorités du Sénégal le montant de 100 millions de dollars, soit 45 milliards de nos francs pour la recapitalisation des industries. Un capital par lequel les indiens vont prendre le contrôle de la société à hauteur de 85% des parts sociales, 15% des actions revenant à l’Etat du Sénégal. «Tout est fin prêt. Il ne reste plus qu’à finaliser les accords avec les financiers. La question de l’abandon n’est plus d’actualité», a laissé entendre le ministre des Mines et de l’Industrie. Madické Niang rassure que les discussions engagées avec les créanciers sont en passe d’aboutir. « Les Indiens sont là et, je répète que tout est fin prêt. Il ne reste plus qu’un seul point, il s’agit de l’utilisation des installations ferroviaires et la recapitalisation se fera sans aucune forme de spoliation», précise le ministre. Parlant de l’usine de Mbao, Madické Niang annonce une gestion basée sur «une expertise internationale». Pour l’acide phosphorique, il n’y aura pas de prix préférentiel. «Il n’est pas question de bazarder l’usine d’engrais. Cette usine vaut son pesant et nous prendrons tout le temps qu’il faut pour faire de bonnes négociations», ajoute le ministre. Madické Niang rappelle que l’Etat du Sénégal avait tenté d’examiner avec le Groupe français Roullier qui a marqué son intérêt à la reprise des Ics, la possibilité d’instaurer une coopération tripartite autour de la société (Etat, Roullier, Iffco). «Pour des raisons diverses, l’Etat n’a pas réussi à faire co-exister les deux « prétendants » à la direction des Ics. Après plusieurs tentatives de faire fonctionner ce schéma sans succès, l’Etat a demandé à Iffco, qui l’a accepté, de porter son offre de reprise à un niveau au moins favorable que celui du Groupe Roullier », explique le ministre. Après deux séances de négociations, l’Etat et Iffco ont signé le 14 janvier dernier un second avenant à la Convention du 16 juillet 2007.


USA : avantage Obama, chez les démocrates


Encore battue lundi par le jeune sénateur de l'Illinois, Hillary Clinton est condamnée à l'emporter dans le Texas et l'Ohio. Côté républicain, McCain est irrattrapable.

Barack Obama peut-il encore être stoppé? Le sénateur métis a pris un clair ascendant sur Hillary Clinton, lundi soir, dans la course à l'investiture du Parti démocrate pour la présidentielle du 4 novembre. Il écrase l'ex-first lady de 17 points dans les primaires enneigées du Wisconsin (58% à 41%) et de 51 points dans l'élection exotique d'Hawaï (75% contre 24%), l'archipel du Pacifique où il est né il y a 46 ans. Ces victoires portent à dix d'affilée le nombre d'Etats gagnés par Obama depuis le super Tuesday (5 février), où les deux rivaux avaient fait jeu égal. Elles confirment que la dynamique est de son côté. Un signe: les télévisions ont interrompu la retransmission d'un discours d'Hillary Clinton dans l'Ohio, hier, au moment où Barack Obama prenait la parole à Houston, au Texas, où se déroulera la prochaine primaire. autre motif de satisfaction pour Obama: des super-délégués (ces 796 cadres du parti libres de leur vote lors de la convention de Denver en août) tournent casaque. Ainsi, l'influent représentant noir de Géorgie John Lewis, qui soutenait Clinton fin octobre, affirme maintenant qu'il respectera le désir populaire et votera Obama.

Hillary Clinton joue désormais à quitte ou double: si elle veut conserver ses chances de porter les couleurs à la présidentielle, elle devra faire un tabac aux primaires du Texas (sud) et de l'Ohio (nord), le 4 mars, où 334 délégués seront en jeu. Mathématiquement, tout est encore possible: malgré sa série de défaites, la sénatrice de New York n'a qu'une centaine de délégués de retard, les primaires démocrates les répartissant à la proportionnelle. Politiquement, c'est une autre affaire : le vote du Wisconsin révèle que les femmes et les ouvriers, jusque-là pro-Clinton, ont basculé. Au Texas, où Mme Clinton possède de solides réseaux, son rival remonte son handicap sondage après sondage. Dans l'Ohio ouvrier, sinistré par les délocalisations, Barack Obama cogne dur sur l'Alena, l'accord de libre-échange élargi au Mexique par un certain... Bill Clinton. Hillary Clinton tentera le KO, ce jeudi soir, lors d'un débat télévisé sur le campus de l'université d'Austin (Texas). Au slogan rafraîchissant d'Obama (« Yes we can! »), pourfendeur des politiciens professionnels de Washington, elle oppose son expérience: « Un seul de nous est prêt au premier jour à être commandant en chef, à gérer l'économie et à vaincre les républicains ». Argument périlleux car, selon les dernières enquêtes d'opinion, le seul démocrate qui battrait John McCain est... Barack Obama.

John McCain file désormais à toute allure vers l'investiture du Parti républicain, qui le désignera formellement début septembre. Lundi soir, le sénateur de l'Arizona a distancé le champion de la droite religieuse, Mike Huckabee, dans les primaires du Wisconsin (59% à 37%) et de l'Etat de Washington (49 à 22%). John McCain, le vétéran du Vietnam, qui a jusque-là glané trois fois plus de délégués que l'ancien pasteur évangélique, ne peut plus être rattrapé. Hier, il est entré dans une autre campagne, celle pour la Maison-Blanche. Ignorant Hillary Clinton, il a décoché ses premières flèches contre Barack Obama: «Je me battrai tous les jours de cette campagne pour que les Américains ne soient pas dupés par un slogan éloquent mais creux! » a-t-il déclaré. Obama lui a répondu sur le terrain de l'Irak. Alors que John McCain ne veut pas relâcher l'effort de guerre, le sénateur de l'Illinois promet de « terminer cette guerre pendant la première année de (son) mandat ».

mardi 19 février 2008

Côte d'Ivoire: plan de lutte contre le "swollen shoot", la maladie du cacao

ABIDJAN (AFP) — La Côte d'Ivoire va se doter d'un programme de lutte contre le "swollen shoot", une maladie d'origine virale qui s'attaque aux cacaoyers du pays, premier producteur mondial de fèves, menaçant sérieusement l'ensemble du verger, a annoncé mardi un responsable de la filière.D'un coût de 778 millions de FCFA (1,18 million d'euros), ce programme de deux ans sera lancé officiellement jeudi et sera mené en partenariat avec les chercheurs du Centre national de recherche agronomique (CNRA), qui a découvert le foyer de la maladie dans le centre-ouest du pays, et les producteurs. "Le projet va débuter par une campagne de sensibilisation auprès des 700.000 planteurs de cacao présents dans 13 régions et établis sur trois millions d'hectares", a expliqué Tiémoko Yo, directeur général du CNRA, lors d'une conférence de presse.

"Une enquête suivra pour identifier les sites probables où sévit la maladie pour y tester des variétés de cacao résistantes à la maladie", a ajouté M. Yo, se félicitant de la mise en place de ce "programme attendu depuis 2004, au lendemain de la découverte de la maladie". Théophile Kouassi, responsable du Fonds de développement des activités des producteurs de café cacao (FDPCC), qui finance ce projet, a estimé de son côté que "si rien n'est fait, il y va de la survie de notre pays où l'économie cacaoyère fait vivre une personne sur quatre". Le swollen shoot (gonflement des rameaux) a pour agent pathogène un virus transmis et transporté par un insecte: la cochenille (puceron) par simple piqûre. Cette maladie se caractérise par le dessèchement du verger, l'arrondissement des cabosses et la réduction des graines. Elle transforme le plant de cacaoyer en un arbre qui semble avoir été ravagé par un feu de brousse. La maladie s'est signalée dans la région du Marahoué (centre-ouest) où elle a déjà détruit plus 8.000 hectares de plantations, selon les experts du CNRA. La Côte d'Ivoire est le premier producteur mondial de cacao avec plus de 40% de parts de marché. Le cacao et le café représentent 40% des recettes d'exportations du pays et environ 20% de son PIB.

Marche contre l’utilisation des OGM dans l’agriculture

Ouagadougou, Burkina Faso - La Coalition pour la protection du patrimoine génétique africain (COPAGEN) a organisé mardi dans la soirée à Ouagadougou, une marche pour dénoncer l’utilisation des Organismes génétiquement modifiés (OGM) dans l'agriculture et l'alimentation au Burkina Faso et dans certains pays membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Les manifestants, venus des huit pays de l'UEMOA et de la Guinée Conakry ont arpenté les artères de la capitale burkinabé avec des slogans hostiles à l'introduction des OGM dans les secteurs de l'alimentation et de l'agriculture. Sur les banderoles étaient inscrits les slogans : "Non aux OGM", "cultiver bio, c'est véritablement protéger notre environnement".

Après une distance d'une dizaine de kilomètres, les marcheurs ont observé une pause au rond point des Nations unies, pour remettre un mémorandum au directeur de cabinet du Premier ministre burkinabé, Jérôme Compaoré, accompagné du directeur chargé du Développement rural, Dakar Djiri. Dans ce document, la COPAGEN appelle le gouvernement à "cultiver la prudence" dans l'introduction des OGM dans l'agriculture et a rejeté la décision unilatérale prise le gouvernement burkinabé de se lancer dans une production au plan national du coton biologique ou coton "BT" sur une superficie de 15.000 hectares cette année. Opposant un "Non" catégorique aux OGM, la COPAGEN a exprimé ses "vives" protestations face à la manière dont le coton BT est introduit au Burkina Faso, "au mépris des engagements internationaux". L'organisation condamne, à ce propos, l'attitude des dirigeants africains "qui se laissent dominer" par des multinationales spécialisées dans les semences au détriment de la survie du monde paysan. Les manifestants ont appelé, par conséquent, au vote d’un moratoire de cinq ans sur l’introduction des plantes transgéniques dans les systèmes agraires, le temps nécessaire d’informer les populations sur les enjeux réels des OGM afin qu’elles puissent participer à tout débat sur la question et décider en connaissance de cause. Le vote de ce moratoire devrait permettre de renforcer les capacités nationales et de mettre en place toutes les structures administratives nécessaires préconisées en la matière et de diligenter des études sur les risques environnementaux et au plan de la santé encourus par les populations.

Persuadée que ces risques sont énormes, la COPAGEN a affirmé sa détermination à exiger la prise en compte des intérêts des populations productrices et des consommateurs et a pris l’engagement de ne cesser d’agir "tant que les multinationales propriétaires des OGM tenteront de les imposer et de contrevenir aux droits des populations". Cette marche de la Coalition pour la protection du patrimoine génétique africain s'inscrit dans le cadre de la caravane sur les enjeux des OGM dans l'agriculture dans la sous-région, indique-t-on. La caravane contre l'utilisation des OGM dans l'agriculture prévoit l'organisation d'une série de marches du 16 au 24 février au Burkina Faso. Une marche avait déjà été organisée simultanément à Fada N'Gourma (est de Ouagadougou) et Dandé, pour aboutir à Houndé, dans l'ouest du Burkina Faso.

Ouagadougou - 19/02/2008 Panapress

sida au Cameroun : la circulaire de la honte

Le 8 janvier 2008, le Conseil National de Lutte contre le sida (CNLS) du Cameroun a diffusé une circulaire donnant instruction aux centres de santé camerounais de multiplier par 7 le prix facturé aux malades du sida pour leurs examens biologiques.

Ce prix, passant de 4 à 32 euros, est compètement excluant pour 80% des malades du sida camerounais, qui vivent avec moins de 30 euros par mois. Sans les examens biologiques, les médecins camerounais ne pourront plus détecter les signes avant-coureurs de la dégradation de l’état de santé des malades du sida. Cette décision du CNLS va rendre les séropositifs camerounais plus malades, et en faire décéder certains. Source : Act Up-Paris

Artistes africains: Paris lance une politique plus souple de visas

PARIS, 18 fév 2008 (AFP)-Paris a donné lundi instruction à l'ensemble des postes consulaires français en Afrique "d'accorder la plus grande attention à la délivrance des visas" pour les artistes, préconisant une plus grande souplesse d'attribution, a annoncé le secrétariat d'Etat à la Coopération. Ces instructions prévoient notamment une plus grande facilité de l'octroi de "visas de circulation", de trois mois maximum, et dont la validité peut aller jusqu'à cinq ans, indique un communiqué. La mesure concerne notamment les artistes reconnus ayant déjà effectué un séjour en France.

"Jusqu'à présent ces visas de circulation se comptaient sur les doigts de la main. Il s'agit de désengorger les services consulaires et de les octroyer à des personnes qui ont déjà effectué des séjours en France", a-t-on expliqué dans l'entourage du Secrétaire d'Etat à la Coopération Jean-Marie Bockel. Le ministère n'était pas en mesure de fournir une estimation du nombre de personnes concernées. Paris a aussi demandé à ses services culturels à l'étranger de dresser des listes de personnes "sérieuses" susceptibles d'obtenir un premier visa. Le but est de faciliter la venue en France d'artistes peu connus dont les demandes de visa sont souvent refusées. M. Bockel avait annoncé en octobre son projet de délivrer davantage de visa pour les artistes africains, alors que la France est engagée dans une politique de plus en plus restrictive de délivrance des visas pour privilégier une immigration "choisie".

SENEGAL : INTERVENTION DES FORCES DE L'ORDRE POUR DISPERSER LA MARCHE CONTRE LES HOMOSEXUELS

" L'argument Du Respect Des Droits De L'homme Ne Tient Pas La Route", Selon Mamadou Dia Le Matin : Mardi 19 Fév 2008

"L’argument du respect des droits de l’homme ne tient pas la route s’agissant d’individus qui se sont déshumanisés par leur acte en s’abaissant au rang de bêtes. Nous espérons que le peuple des croyants sénégalais (musulmans et chrétiens) ne baissera pas les bras et qu’il poursuivra la lutte pour la sauvegarde de nos valeurs sociales et religieuses les plus sacrées". , C'est ainsi que s'est exprimé l'ancien président du Conseil, Mamadou Dia à travers une déclaration pour manifester sa vive condamnation de cette répression. À propos de l’intervention des forces de l’ordre, à l’occasion de la marche du 15 février qui devait condamner le scandaleux mariage des homosexuels de Mbao, le premier Mawdo n' a pas mis de gants pour protester vivement contre les autorités.
À l'endroit de ceux-ci dira-t-il : "Nous élevons la plus vive protestation contre l’intervention, par trop musclée, des forces de l’ordre qui ont empêché la marche à laquelle avait appelé l’imam Mbaye Niang pour condamner au nom de la société sénégalaise tout entière le mariage ostentatoire des homosexuels de Mbao." Dans le même ordre d'idées souligne le premier Mawdo : "Les autorités officielles qui, jusqu’ici, ont manifesté un zèle intempestif , dévoilent leurs vrais visages en prenant faits et causes pour des individus qui ont gravement porté atteinte à la Charia et à la moralité publique". En conclusion, note-t-il : "Elles fournissent une fois de plus la preuve éclatante qu’elles ne méritent ni d’être à la tête de notre pays, ni d’accueillir le prochain sommet de l’Oci et de la présider".
Auteur: M. R. DIA

Fidel CASTRO s'en va!

Il s'est toujours considéré comme irremplaçable. Aujourd'hui, à 81 ans et après 49 ans de pouvoir, le dirigeant cubain Fidel Castro s'en va. "A mes chers compatriotes, qui m'ont fait l'immense honneur ces derniers jours de m'élire au Parlement, je vous informe que je n'aspirerai ni n'accepterai, je répète, que je n'aspirerai ni n'accepterai la charge de président du Conseil d'Etat et de commandant en chef", écrit-il. Il met ainsi fin à la situation d'ambigüité politique qui règne à Cuba depuis qu'il avait provisoirement délégué ses pouvoirs à son frère cadet Raul âgé de 75 ans, le 31 juillet 2006, à la suite d'une intervention chirurgicale. Le Parlement de Cuba récemment élu se réunira le 24 février pour désigner les membres du Conseil d'État, la plus haute instance du pouvoir exécutif du régime communiste cubain, ainsi que son président – le chef d'Etat – et le ou les vice-présidents.

dimanche 17 février 2008

Bientôt une banque au Sénégal pour le secteur informel et la diaspora

APA-Dakar(Sénégal) Le président fondateur de la Fédération mondiale des commerçants du Sénégal (FEMCOS), Abdourahmane Mbengue, reconduit samedi dans ses fonctions lors du congrès de la fédération, a annoncé à APA la création « dans les prochains mois » d’une nouvelle banque sénégalaise issue du secteur informel. «Nous organiserons dans six mois un forum à Dakar, qui va réunir les hommes d’affaire sénégalais de la diaspora avec un financier pour créer une banque qui sera certainement au bout de quelque temps la première au Sénégal », a dit M. Mbengue. Reconduit président pour quatre ans, M. Mbengue, par ailleurs coordonnateur du Comité international de coordination de la FEMCOS estime que seule une banque issue et conçue par le secteur informel est en mesure « d’assurer une économie populaire ».

« Les banques commerciales n’ont pas apporté les réponses attendues, certes elles se délocalisent de plus en plus en allant vers les populations, dans les banlieues, parce qu’elles ont compris que la micro-finance est un énorme marché, elles ont vu des institutions qui font aujourd’hui 20 milliards de chiffre d’affaire. Mais les banques restent encore trop frileuses, et cela ne va pas changer maintenant et le secteur informel qui ne l’est plus pratiquement ne peut pas attendre ». La nouvelle banque créée en association avec les professionnels du secteur informel, les hommes d’affaires de la diaspora et le financier étranger, - dont M. Mbengue n’a pas voulu préciser l’identité-, va viser principalement les émigrés porteurs de projets pour leur pays natal. « On ne peut développer le Sénégal sans associer ses fils qui sont à l’extérieur et surtout ceux qui veulent faire quelque chose dans leur pays », a t-il soutenu. Le congrès du FEMCOS samedi, outre la résolution adoptant le bilan d’activité et la reconduction du président Mbengue, avait pour thème « La réinsertion des immigrés pour la structuration du secteur informel ». La FEMCOS, créée en 1987 en Italie par des émigrés, est présente en Amérique, en Afrique, en Asie, en Europe et Océanie Europe avec des bureaux régionaux respectivement à New York (USA), Abidjan (Côte d’Ivoire), Bangkok (Thaïlande), Sydney (Australie) et Milan (Italie).

SENEGAL-COLLECTIVITES - Plus d'un milliard de francs de l'ADM à la ville de Rufisque

Rufisque, 17 fév (APS) - La ville de Rufisque a bénéficié d'une enveloppe de 1, 155 milliards de francs de la part de l'Agence de développement municipal (ADM), suite à la signature du contrat de ville samedi à la Salle de fêtes de Rufisque en présence des deux parties, a constaté l'APS. L'orientation de ce deuxième contrat de ville (2007-2011) consiste à ‘'consolider les équipements et les infrastructures déjà réalisés dans le cadre du programme d'appui aux communes'', a précisé le maire de la ville, Ndiawar Touré.
Ainsi, la ville de Rufisque prévoit avec cette enveloppe, de réhabiliter la voirie du centre ville, particulièrement au quartier Keury Souf pour un coût de 272,712 millions de francs. Pour l'édile de la ville, cette réhabilitation va non seulement améliorer le plan de circulation des personnes, mais aussi renforcer la sécurité en ville avec le réseau d'éclairage public qui accompagnera ces infrastructures routières. La construction des sièges des trois communes d'arrondissement de Rufisque Est, Ouest et Nord est aussi prévu dans le Programme de renforcement et d'équipement des collectivités locales (PRECOL) financé par l'ADM dans le but ‘'d'harmoniser avec les autres collectivités de Dakar qui disposent tous de locaux fonctionnels'', a ajouté le maire. L'autre projet inscrit dans le cadre du contrat de ville reste la construction de la deuxième tribune du stade Ngalandou Diouf avec l'aménagement d'un centre d'accueil pour l'hébergement des sportifs pour plus de 500 millions de francs.
Selon Ndiawar Touré, cette réalisation a toujours été une ‘'forte demande des sportifs, car les capacités d'accueil du stade étaient très limitées. ‘'Ce présent programme prioritaire exécutoire en deux phases permettra à notre ville de disposer d'équipements structurants avec des impacts socio-économiques visibles'', a-t-il souligné.


Pour le directeur général de l'ADM, Kabir Sow, la ville a pu bénéficier de ce contrat grâce ‘'au respect scrupuleux des engagements pris dans le premier programme qui a permis des réalisations concrètes et visibles''. Les modalités de financement s'articulent autour de 7 pour cent d'autofinancement concédé dans le budget de la ville, de 22 pour cent de crédit remboursable en 12 ans et de 71 pour cent de subvention consenti par l'ADM, a expliqué son directeur général. C'est pourquoi pour la pérennité de ces infrastructures qui seront mises en place, le directeur général de l'ADM a suggéré à la municipalité de Rufisque et à toutes les collectivités en général de prélever 3 pour cent de leur budget pour l'entretien. Il a rappelé que dans le premier contrat de ville (1999-2005), Rufisque avait bénéficié d'un appui institutionnel qui a permis de renforcer les capacités organisationnelles, d'améliorer la gestion municipale et l'accès des services de base de la collectivité. La ville de Rufisque avait également réalisé avec ce programme des voiries pour la mobilité urbaine. Les travaux seront exécutés par l'AGETIP.

Le Sénégal se lance dans l’assemblage de voitures

APA – Dakar (Sénégal) Une société sénégalaise d’assemblage d’automobiles, la Seniran Auto, basée à Thiès (70km de Dakar), projette de lancer sur le marché local, durant l’année 2008, cinq mille voitures, selon les autorités de l’entreprise. La production devrait doubler en 2009 avec 10 000 voitures de marque "Samand Mandori", a expliqué une source proche de Seniran Auto, jointe par APA, à Dakar, en marge du congrès de la Fédération mondiale des commerçants, du Sénégal. Seniran a été lancée par le milliardaire sénégalais Ady Niang, en partenariat avec des opérateurs iraniens et l’Etat sénégalais. Trois cent véhicules ont été cédés à un Groupe d’intérêt économique (GIE), mis sur pied par les chauffeurs de taxi de l’aéroport international Léopold Sedar Senghor, en direction du sommet de l’Organisation de la conférence islamique (OCI), qui aura lieu à Dakar, du 8 au 14 mars prochain.
Les chauffeurs de taxis sont, « pour l’heure », la principale cible de la société, ce qui correspond à la volonté de l’Etat du Sénégal de moderniser le parc automobile taxi. Seniran Auto envisage d’aller plus loin, pour se positionner sur le marché de la sous-région ouest africaine, affirme la source. Cette perspective devrait permettre à la société d’assemblage d’offrir « à terme », 2000 emplois, selon la source. Seniran Auto qui sera inaugurée le 8 mars, coincidant avec l’ouverture du sommet de l’OCI, a un capital de 40 milliards de francs CFA.

Tanzanie - USA Bush plaide pour des élections libres et transparentes au Zimbabwe

APA - Dar es Salaam (Tanzanie) Le président américain, George W. Bush, a plaidé dimanche pour la tenue d’élections « libres et transparentes » au Zimbabwe, lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue tanzanien, Jakaya Kikwete, au deuxième jour de sa visite à Dar Es Salam. Le peuple zimbabwéen « mérite un gouvernement qui reconnaît ses droits fondamentaux en tant qu’être humains », a déclaré Bush, soulignant que la tenue d’élections libres et transparentes au Zimbabwe est dans l’intérêt, « non seulement de la population, mais également de tout le monde ». Les pays occidentaux estiment que les élections zimbabwéennes de 2002, remportées par Robert Mugabe, alors candidat à sa propre succession « n’étaient ni libres ni transparentes ».

Le président Mugabe se porte à nouveau candidat sous les couleurs du parti au pourvoir, le ZANU PF, pour briguer un autre mandat, aux prochaines consultations. Avant la tenue de la conférence de presse conjointe, le président Bush et son homologue tanzanien avaient signé un accord d’un montant de 698 millions de dollars américains, pour réduire la pauvreté dans le pays. L’accord aidera également Dar-es-Salaam à améliorer ses infrastructures routières, son approvisionnement en eau et en électricité, dans le cadre du Millenium Challenge. Ce fonds américain est destiné, dans son principe, à accorder des financements aux pays respectant les « principes démocratiques et ayant mis en œuvre de bonnes politiques économiques ». M Bush est en Tanzanie dans le cadre de sa tournée africaine,entamée samedi, par le Bénin et qui le conduira dans cinq pays.