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lundi 31 mars 2008

Zimbabwe / Va - t - on vers un scénario à la kényane?

Le parti de Mugabe et l'opposition au coude à coude au Zimbabwe

A Harare, affiche des résultats des élections au Zimbabwe. Le parti au pouvoir du président Robert Mugabe et le Mouvement pour le changement démocratique de l'opposition sont au coude à coude dans les premiers résultats communiqués par la Commission électorale du Zimbabwe. /Photo prise le 29 mars 2008/REUTERS/Howard Burditt.

36 heures après la fin des élections présidentielle, législatives et cantonales de samedi, les premiers résultats mettent Morgan Tsvangirai leader du MCD et le président sortant Robert Mugabe au coude à coude. Ce retard étant considéré par l'opposition zimbabwéenne comme une mise en scène théâtrale de Mugabe pour lui voler la victoire qu'elle a revendiquée dès dimanche. L'actuel Président âgé de 84 ans est au pouvoir depuis 28 ans et manifeste une détermination sans conteste de rester Président à vie. "NOUS SAVONS TOUS COMMENT ON RÉPOND AUX COUPS D'ÉTAT" répond le porte-parole du gouvernement aux opposants qui, selon lui, réclament une victoire de manière prématurée. Les observateurs craignent que cette confrontation verbale soit convertie en déferlement de violences à l'annonce des résultats définitifs.
Souleymane

dimanche 30 mars 2008

Sénégal : marche contre la vie chère réprimée

Momar NDAO président de l’Association des Consommateurs du Sénégal (ASCOSEN), Jean Pierre DIENG président de l'Union nationale des Consommateurs du Sénégal (UNCS) et Talla Sylla leader du Jëf Jël ont été interpelés par la police au lieu où devait se tenir la marche contre la vie chère initiée par l’ ASCOSEN et l'UNCS . Il faut noter que la marche avait été précédemment interdite par le préfet de Dakar par crainte de troubles à l'ordre public. Les grenades lacrymogènes ont encore repris du service pour disperser les foules venues répondre à l'appel des associations consuméristes. Les leaders des partis d'opposition réunis autour du Front Siggil Sénégal qui étaient à Front de Terre pour soutenir les initiateurs de la marche se sont aussitôt rendus à l'intérieur du siège du PIT à Khar Yalla pour étudier la conduite à tenir face à cette nouvelle donne. Leur concertation a été perturbée par les marcheurs qui exigeaient des actes à place des discours. Cet ainsi que Talla SYLLA et Ousmane Tanor DIENG sont venus s'adresser à eux pour leur signifier que le Front Siggil Sénégal allait s'approprier ce combat et qu'un plan d'action sera proposée à l'issue de la réunion hebdomadaire qu'ils tiendront en début de semaine prochaine. Après l'interpellation de Momar NDAO et Talla SYLLA, les jeunes ont transformé la marche en intifada obligeant les forces de l'ordre à appeler des renforts pour mieux les contenir. Le reporter de la chaîne de télévision Canal Info qui couvrait les manifestations déclare avoir été contraint par des éléments de la police à leur remettre ses enregistrements.
Souleymane

Beach Soccer : Le Sénégal bat le Cameroun en finale

Les joueurs et l'encadrement de l'équipe nationale de football de plage ont quitté le Sénégal avec un cœur chargé de rage, humiliés qu'ils étaient par le manque de considération des autorités qui ont en charge la gestion du sport à leur égard. Ils se sont contentés de sachets en plastique à défaut de sacs de voyage pour contenir leurs affaires. Chaque joueur disposait seulement de deux jeux de maillots à rendre après le tournoi. Pour ce qui est des primes, ils ne voulaient même pas l'évoquer pour ne pas rajouter à leur dégoût. C'est dans ces conditions qu'ils sont partis à Durban. Aujourd'hui, ils viennent d'offrir au Sénégal sa première coupe d'Afrique en matière de Football et se qualifient en même temps pour la coupe du monde qui doit se tenir à Marseille. L'honorable Abdoulaye DIAW a bien raison de démarrer son émission sportive du dimanche 30 mars par la diffusion de l'hymne nationale du Sénégal pour rendre hommage à ces vaillants garçons conduits par l'international Amadou DIOP qui viennent de battre l'équipe du Cameroun en finale du tournoi d'Afrique de Football de plage à Durban par 12 buts à 6. Les billets d'avion et le séjour de l'équipe on été pris en charge par la FIFA.
Souleymane

Zimbabwe : Mugabe veut garder "son pouvoir"

Il y a une semaine, le chef de l’Etat Zimbabwéen Robert Mugabe déclarait que « jamais l’opposition n’arrivera au pouvoir ». Cela sonne comme un décret. Et pourtant, les reportages effectués par les journalistes sur place révèlent que son départ serait synonyme de réarmement moral dans un pays où La moitié de la population vit avec 60 centimes d'euro par jour et souffre de malnutrition. Taux de chômage : 80 %. Taux d' inflation : 100 000%. Espérance de vie : 39 ans. Ces chiffres n'existent qu'au Zimbabwe. L'ancien ministre des Finances de Mugabe et candidat dissident de la ZANU-PF (Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique, au pouvoir) monsieur Simba Makoni qui appelle Morgan Tsvangirai, leader du MDC et les autres partis de l’opposition à faire front commun contre Robert Mugabe, a estimé que l’économie du pays ne sera pas redressée « dans les six mois après le 29 mars, ni même dans les cinq premières années. Cela pourrait prendre dix à quinze ans ». Si le Président Mugabé confisque le pouvoir comme le soupçonnent l'opposition et les observateurs internationaux, il procèdera sans nul doute à son fameux projet « d'indigénisation » des entreprises qui succèdera à la saisie des terres exploitées par les fermiers blancs. C'est sa façon d'en découdre avec l'occident qu'il accuse de préférer voir son peuple souffrir des sanctions maléfiques qu’ils ont imposées pour initier un changement de régime dans son pays.

Idrissa SECK vers un non-lieu total

"Idrissa SECK est plus proche d'un non-lieu total..." La révélation est d'une voix autorisée, en l'occurrence celle de Maître Ousmane SEYE, avocat de l'État dans ce dossier très controversé des "chantiers de Thies" qui a fait couler une somme importante d'encre et de salive. Invité de Mamoudou Ibra KANE, le célèbre animateur de l'émission "GRAND JURY" de la RFM, Maître SEYE rappelle avoir toujours soutenu que ce dossier était politique et dépassait le cadre de la justice; il avoue dans le même sillage que des contacts existent entre le Président de la République et l'ancien premier ministre Idrissa SECK. Le ministre Salif BA qui était inculpé en tant que complice dans cette affaire ayant déjà bénéficié d'un non-lieu total, la logique commande que le supposé acteur principal qui bénéficie d'un non-lieu parcel soit lui aussi totalement blanchi. Répondant à une question du journaliste ayant trait à la situation politique nationale, Maître SEYE souhaite une dissolution de l'Assemblée Nationale et l'organisation d'élections législatives couplées avec les élections locales prévues en 2009, pour permettre à l'opposition dite significative qui avait boycotté les dernières législatives de retrouver sa place au sein de l'hémicycle et participer plus activement au débat démocratique. Idrissa SECK sera devant la Commission de la Haute Cour de Justice le 15 avril 2008.
Souleymane

Doudou NDIAYE Rose fête ses 50 ans de présence sur scène

L'annonce officielle de l'évènement est faite lors d'une conférence de presse qui a eu pour cadre la salle de conférence située au 1er étage du siège de la Collectivité Lébou de Dakar, Pinthie de Santiaba, Rue 22 angle 17 Médina, le 29 mars 2008 à 17h. Cette rencontre avec la presse a enregistré la participation d'une imposante délégation de hauts dignitaires Lebou conduite par El hadj Massamba DIOP Koki, Grand Serigne de Dakar, du conseiller culturel de l'ambassade du Japon au Sénégal, du poète Amadou Lamine SALL Président du Comité d'Organisation, de l'entourage proche du Tambour Major de Dakar et de nombreux autres acteurs culturels sénégalais. Lors du Gala de Reconnaissance organisé en son honneur en 2005, l'initiateur de l'évènement, monsieur Ndiawar TOURE député maire de Rufisque rappelait que " Doudou Ndiaye Rose est un pionnier, un « creuseur de sillons » et nul doute que suivre son sillage nous mènera à bon port. A retracer son itinéraire, on ne peut qu’être fasciné par son inventivité et la fécondité de son esprit. Nous ne citerons ici que deux exemples. D’abord les majorettes, s’il n’a pas inventé le concept, il l’a si bien réadapté à notre culture qu’on pourrait, sans outrecuidance, parler de réappropriation. Ensuite que dire de son orchestre féminin ? Qui aurait pu imaginer une batterie de tam-tam de toutes tailles entre des mains expertes de jeunes filles ? Doudou NDIAYE Rose l’a osé et avec quel brio et quel succès !"
C'est ce Trésor humain vivant qui sera célébré le samedi 26 avril 2008 à Sorano à 21h sous la présidence de Maître Abdoulaye WADE, Président de la République du Sénégal.
Le trio de Shuich Hidano du Japon (Tambours), les Tambours du Rwanda, Amy Koïta, Baba Maal, Ismaïla Lô, Omar Pène, Coumba Gawlo Seck, Doudou Ndiaye MBengue entre autres, se produiront aux côtés de Doudou Ndiaye Rose et ses cent batteurs.
Souleymane

samedi 29 mars 2008

Espagne- Sénégal | Scandale majeur!

En dépit des discours rassurants des autorités chargées de procéder à la présélection des jeunes filles bénéficiant de contrats pour aller cueillir des fraises en Espagne, les scandales se succèdent et se ressemblent. La sénégalaise Mb. L. qui accouche à l’hôpital Infanta Eleonor de Huelva deux jours seulement après son arrivée en Espagne, fait partie des heureuses sélectionnées. Ce scandale vient s'ajouter à celui des deux autres femmes enceintes qui faisaient partie du premier groupe. Une enquête sérieuse est impérative pour retrouver les médecins qui ont délivré les certificats médicaux de complaisance présentés par les candidates ainsi que les autres acteurs de ces fautes graves qui risquent de ternir gravement l'image du Sénégal et porter atteinte à la crédibilité de ses institutions.
Souleymane

Sénégal : flambée des prix tout azimut

« l’inflation allait se poursuivre parce qu’elle est imposée par le marché mondial ». Cet aveu de Abdourahim Agne, ministre du commerce traumatise les sénégalais qui voient les prix des denrées de première consommation prendre l'ascenseur alors que leur pouvoir d'achat est en berne. Pour l’union nationale des consommateurs du Sénégal (UNCS) et l’association des consommateurs du Sénégal (ASCOSEN), la déclaration du ministre soutenant que la situation inflationniste que connaît le Sénégal risque de durer jusqu'en 2O15 est inacceptable. Par ailleurs, les consommateurs ne bénéficient d'aucune protection dés lors que chaque commerçant propose le prix qu'il veut. l'État ne fait rien pour procéder à la régulation des prix. Un sit-in des associations consuméristes pour dénoncer la flambée des prix tout azimut qui aggrave la souffrances de sénégalais est prévu le 30 mars devant les locaux de Walf Tv.
Souleymane

Sénégal : la colère des charretiers

La circulation des charrettes dans la zone de Ouakam vient d'être interdite par les autorités locales. Plus d'une vingtaine de charrettes ont été mises en fourrière depuis mardi, ce qui provoque l'ire des charretiers qui continuent à dépenser 2500 CFA (3, 8 Euros) par jour pour faire vivre leurs cheveaux sans travailler. Cette mesure fait certainement suite à l'accident qui a couté la vie à deux charretiers la semaine dernière sur l'autoroute. Ces villageois qui débarquent en ville après la saison des pluies parlent d'ostracisme et s'insurgent contre les autorités municipales qui, disent ils, leur retirent le pain de la bouche dans un Sénégal où la vie est d'une grande cruauté. Il faut noter que les charrettes rendent la circulation beaucoup plus complexe dans la capitale où les embouteillages sont déjà traumatisantes. Toutefois, leur disparition serait ressenties par nombre de ménages qui utilisent leurs services pour évacuer la poubelle, de petits commerçants pour qui ils transportent les marchandises ainsi que de petits ouvriers qui n'ont pas les moyens de se payer les services des taxis.
Souleymane

vendredi 28 mars 2008

Le rêve brisé des sénégalaises recrutées en Espagne

Dans un article intitulé "Mieux vaut une fin dramatique, plutôt qu’un drame sans fin", largement relayé par les journaux sénégalais, pour tenter de comprendre l'état d'esprit des jeunes qui se rendaient en Espagne à bords de pirogues de fortune, je disais ceci :..."Si les télévisions européennes présentent l’Afrique comme une terre de malheurs où tous les maux du monde se sont donnés rendez-vous, nos télévisions présentent l’Europe comme un paradis terrestre où tous les habitants sont à l’abri du besoin. Le niveau de développement de ce continent est tel, que l’esprit des candidats à l’émigration clandestine n’ose penser une seule fois qu’ils y rencontreront une quelconque trace de difficulté existentielle"...
C'est donc sans surprise que j'apprends la désillusion des femmes sénégalaises qui avaient quitté Dakar, début mars, pour l’Espagne où elles avaient été recrutées pour effectuer des travaux agricoles dans le cadre d’un accord sur l’immigration légale signé entre les deux pays. Celles qui sont rapatriées ne trouveront guère les mots appropriés pour décrire ce qu'elles ont vécu durant ces quelques semaines tandis que les 70 autres qui ont disparu dans la nature vont subir les affres de la clandestinité. La solution à ce problème ne découlera pas d'un bricolage mais d'une réflexion pointue associant l'ensemble des acteurs concernés : gouvernants, médias, ONG, immigrés etc. Souleymane

MONTÉE DE LA VIOLENCE XÉNOPHOBE EN AFRIQUE DU SUD

Le cri du cœur lancé par un congolais résidant en Afrique de Sud lors de la libre antenne animée par Juan GOMEZ sur RFI ce vendredi 28 mars 2008, mérite d'être amplifié. Il constate une montée de la violence xénophobe contre les autres résidant africains en Afrique du Sud et cela prend une ampleur inquiétante. Tous les citoyens du monde épris de justice ont participé, d'une façon ou d'une autre, au combat contre l'apartheid qui faisait des Sud Africains noirs des sous-citoyens entièrement à part sous le régime de Peter Botha. Aujourd'hui, c'est les victimes d'hier qui font tristement renaitre l’Afrique du Sud ségrégationniste en traitant les Africains originaires d'autres pays avec une haine jamais égalée. L'histoire des chiens policiers qui ont attaqué férocement trois sans-papiers mozambicains dans le cadre d'un exercice de « formation » (ibid., paragr. 146; voir aussi É.-U. 6 mars 2006, sect. 5) est encore fraiche dans les esprits. Certains ont trouvé la mort pour avoir été poussés en bas de trains tandis que d'autres ont fait l'objet du « supplice du collier » qui consiste à passer autour du torse et des bras de la victime un pneu rempli d'essence et auquel le feu est mis. Si la réponse d'une haute autorité, tel que l'affirme cet africain qui appelle au secours, est que les étrangers qui ne se sentent pas bien en Afrique du Sud n'ont qu'à rentrer chez eux, on est en droit de croire que l'Afrique du Sud est restée une société extrêmement xénophobe malgré la chute de Botha. Souleymane

jeudi 27 mars 2008

Zimbabwe: à deux jours du vote, Mugabe accuse l'Occident des maux de son pays

HARARE (AFP) — Le président zimbabwéen Robert Mugabe, qui aborde les élections générales de samedi avec un bilan économique catastrophique, a de nouveau accusé jeudi l'Occident d'être responsable des maux de son pays. "Les Britanniques, les Américains et ceux qui pensent comme eux préfèrent voir nos enfants, les vieux et les infirmes souffrir des sanctions maléfiques qu'ils ont imposées pour initier un changement de régime dans notre pays", a-t-il tonné. "Nos détracteurs ont essayé de saboter nos efforts, mais l'unité et l'ingéniosité de notre peuple ont toujours triomphé", a-t-il poursuivi en visitant l'hôpital central d'Harare, qui faute d'équipements a stoppé toute intervention la semaine dernière. Le Zimbabwe, autrefois modèle de développement économique pour la région, est en ruine avec une hyperinflation dépassant 100.000% sur un an, un chômage de 80% et des pénuries de produits de première nécessité. Le secteur médical n'est pas épargné par cette crise, qui a fait chuter à 37 ans l'espérance de vie. Selon un rapport du conseil des infirmières du Zimbabwe (NCZ), obtenu par l'AFP jeudi, 70% des postes du secteur médical ne sont pas occupés, à cause de la fuite du personnel qualifié à l'étranger. Mugabe, au pouvoir depuis l'indépendance de l'ancienne colonie britannique depuis 1980, a assuré que son pays ne pouvait plus s'offir les équipements vitaux à cause "des sanctions inhumaines et insensibles" imposées à son régime. Les sanctions occidentales imposées après sa réélection controversée en 2002, visent en fait les responsables de son régime et ont été étudiées pour épargner la population civile.

A 84 ans, M. Mugabe brigue un sixième mandat présidentiel sous les couleurs de l'Union nationale africaine du Zimbabwe - Front patriotique (Zanu-PF), face à Morgan Tsvangirai, leader du Mouvement pour le changement démocratique (MDC, opposition) et à l'ancien ministre des Finances, Simba Makoni, entré en dissidence. Ce dernier a estimé jeudi qu'il faudrait plus d'une décennie pour redresser l'économie du Zimbabwe : "cela ne se fera pas dans les six mois après le 29 mars, ni même dans les cinq premières années. Cela pourrait prendre 10 à 15 ans", a-t-il déclaré lors d'un entretien à l'AFP. De son côté, le MDC a de nouveau accusé le plus vieux président d'Afrique de ne pas respecter la législation électorale. "Nous avons reçu des preuves sur la manière dont Mugabe et ses comparses sont en train de saboter cette élection", a indiqué le secrétaire général du Mouvement pour le changement démocratique (MDC), Tendai Biti. "Mugabe a l'intention de remporter cette élection (...) par une attaque technique. Les listes électorales et l'informatique sont les outils de cette fraude", a-t-il poursuivi. La veille, lors d'un meeting électoral dans la région de Nyanga, Mugabe les avaient accusés de mentir : "vous n'arrêtez pas de mentir sur le fait que les élections sont truquées", avait-il lancé. "Ce sont des mensonges empruntés à leurs maîtres qui disent que les élections ne seront ni libres ni justes. Ce ne sont que de satanés menteurs, des menteurs démoniaques", a-t-il poursuivi. Mugabe accuse régulièrement ses opposants d'être des agents de l'ancienne puissance coloniale britannique, qu'il accuse de comploter pour le renverser. Quelque 5,9 millions d'électeurs sont appelés samedi à désigner leurs président, députés, sénateurs et conseillers municipaux.

Arrivée à la Réunion de l'avion transportant Mohamed Bacar

L'avion de l'armée de l'air française transportant le président déchu d'Anjouan, le colonel Mohamed Bacar, a atterri dans la nuit de jeudi à vendredi à La Réunion, où il doit être remis à la justice, a constaté un journaliste de l'AFP. Le Transall a immédiatement été entouré de plusieurs véhicules de police, gyrophares allumés. Le colonel Bacar, avec lequel se trouvent 23 militaires l'ayant accompagné dans sa fuite, devait être gardé pendant quelques heures à l'aéroport avant d'être transféré au commissariat central de Saint-Denis, selon une source policière.

Le colonel Bacar, à qui il est reproché "l'entrée clandestine" sur le territoire français à Mayotte et la "détention d'armes", devait ensuite être remis à la justice, comme l'avait annoncé jeudi matin le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, Yves Jégo, en visite sur l'île fançaise de l'océan Indien. Selon M. Jégo, une information judiciaire devait être ouverte et un juge d'instruction désigné. L'avion arrivait en provenance de l'île française de Mayotte, où le colonel Bacar avait trouvé refuge, après l'intervention lancée mardi par l'armée comorienne appuyée par des troupes mandatées par l'Union africaine qui l'a chassé du pouvoir.

Des instruments de musique pour l'Afrique et le Moyen-Orient

La Cité de la musique à Paris organise avec Music Fund une collecte d'instruments de musique à la Salle Pleyel le samedi 29 mars prochain. L'occasion d'aller faire un tour dans vos greniers !

Souhaitant renouveler l'opération très fructueuse menée en 2006 (plus de 200 instruments collectés), la Cité de la musique organise avec Music Fund une nouvelle collecte d'instruments de musique au profit de l'Afrique et du Moyen-Orient. Ces instruments, expertisés et éventuellement réparés, seront ensuite acheminés par camion vers des écoles de musique de Kinshasa, Maputo, Nazareth, Naplouse, Ramallah ou Gaza. Ce samedi, vous pourrez également faire évaluer votre instrument par un expert-réparateur, venu spécialement de Bruxelles ou de l'Institut technologique européen des métiers de la musique (ITEMM, Le Mans), en échange d'un don financier à l'organisation. Rappelons que ces dons, d'un montant libre, pourront par ailleurs faire l'objet d'une déduction fiscale.

"La musique est un instrument de développement". L'association Music Fund, qui s'est donné ce slogan, est née de la rencontre entre une ONG, Oxfam-Solidarité, et un ensemble de musique contemporaine, Ictus, basé en Belgique. Depuis quelques années, elle soutient des jeunes musiciens et des écoles de musique (tant classique que traditionnelle ou populaire) dans des pays en voie de développement ou dans des zones de conflit, et tout particulièrement en Israël et en Palestine. Depuis avril 2005, plus d'un millier d'instruments ont ainsi été offerts par ses soins.

Renseignements pratiques : Collecte d'instruments le 29 mars 2008 à la Salle Pleyel à Paris du 11h30 à 19h. Tel : 01.42.56.13.13. www.sallepleyel.fr.

Pour donner toute l'année : Tél : +32(0)499.22.97.65. www.musicfund.be.

Caroline Mazodier - La Tribune.fr

Présélection Miss Côte d’Ivoire 2008

Des Miss au pays des “Apollons” !

C’est à l’ombre des cocotiers, sous le souffle de la brise marine que la deuxième présélection de Miss Côte d’Ivoire s’est déroulée. A la belle étoile. L’endroit faisait rêver. Les filles aussi !

27/03/08 Grand-Bassam, première capitale de la colonie française de Côte d’Ivoire, a conservé son lot de vestiges historiques et bien entendu ses atouts touristiques. Entre ruines, sable, mer, vent frais et artisanat, la ville présente son lot d’exotisme qui attire chaque week-end d’ailleurs de nombreux touristes. A la faveur de la fête de Pâques, Bassam grouillait de monde : des Abidjanais venus passer quelques jours en famille pour ceux résidant à Abidjan, convois de jeunes venus s’amuser sur les plages, personnes soucieuses d’avoir un peu de repos et de calme, loin de la capitale économique Abidjan… Il y avait un peu de tout.
Et c’est avec un grand plaisir que nous avons fait le tour de la capitale à bord du minicar entièrement climatisé alloué gratuitement aux journalistes par la société Africauto. Mais durant notre parcours, nous avons constaté que trouver une chambre d’hôtel pour se reposer constituait un vrai parcours du combattant (pour ceux qui n’avaient fait aucune réservation), d’autant plus que le COMICI avait déposé ses valises dans la cité balnéaire pour la deuxième étape des présélections de MISS Côte d’Ivoire. Une grande première pour Bassam qui n’avait jamais eu le privilège d’abriter une présélection. Un honneur pour la ville qui prenait ainsi le relais d’Abidjan, habitué aux présélections pour la région des Lagunes et la grande finale ! D’ailleurs, pour que Bassam puisse recevoir les douze candidates au nom d’Abidjan, il a fallu une dérogation spéciale dans la mesure où Grand-Bassam «appartient» à la région du Sud Comoé.
Mais que ne ferait-on pas pour une si charmante ville qui vous tend les bras et vous accueille avec son hospitalité légendaire ? Que ne ferait-on pas pour Grand-Bassam, cité des Apollons, selon les premiers colons qui se sont installés là en 1890 et qui n’ont pas manqué de s’extasier devant les corps musclés et bien bâtis des pêcheurs qu’ils ont rencontrés sur les côtes ?

Il était temps de lui redonner ses lettres de noblesse, car ici, tout n’est que beauté et nature ! Et les «Apollons» (Apollos) se seraient sentis bien seuls s’ils n’avaient pas leurs reines de beauté… Des déesses au corps splendide, olympique, naturelles appelées… Miss ! Douze filles qui ont créé le spectacle au centre Appolin’art, vaste domaine de feu Jean-Baptiste Mockey, (célèbre ministre ivoirien mort dans les années 80) transformé en espace culturel. Leurs tenues traditionnelles ou modernes, très exotiques du reste, étaient en parfaite adéquation avec l’ambiance. Ne parlons même pas de la tenue olympique. La totale ! Les Bassamois étant habitués à voir ce genre de tenues sur les plages, c’est avec beaucoup de décontraction que les filles ont été accueillies sur le T. Des moments forts qui ont vu la consécration de Mlles Brou Aya Sandrine (1ère place), Vida Béatrice (2ème), Djato Stéphanie (3ème) et Yoboué Carine (4ème). Prochaine étape, Yamoussoukro, une autre capitale, qui tiendra à coup sûr toutes ses promesses. Par Stéphie Joyce "topvisages".

Mali: des officiels en Libye pour des pourparlers de paix, les rebelles attendus

BAMAKO (AFP) — Des représentants des autorités maliennes sont arrivés mercredi en Libye pour des pourparlers visant à relancer la paix avec le chef rebelle touareg malien Ibrahim Ag Bahanga, dont des émissaires sont attendus jeudi à Tripoli, a-t-on appris de source diplomatique.

"Les émissaires du gouvernement malien sont déjà à Tripoli, ceux de la rébellion sont attendus jeudi", a déclaré à l'AFP cette source diplomatique malienne. La délégation de Bamako est composée d'un militaire de haut rang et d'un "chef" touareg. "C'est toujours pour la recherche de la paix. J'espère qu'on va parvenir à cette paix", a poursuivi la même source. Ces pourparlers en Libye visent à apaiser une situation devenue très tendue dans le nord du Mali depuis que le chef rebelle Ibrahim Ag Bahanga a repris les armes le 20 mars.

Au moins huit personnes, dont cinq civils, ont été tués par l'explosion de mines et 33 militaire maliens ont été enlevés par Ag Bahanga après des affrontements avec l'armée depuis la reprise des hostilités. En 2006, des accords de paix signés à Alger avaient officiellement mis fin aux rébellions touareg. Mais fin août 2007, le groupe d'Ag Bahanga a déclenché plusieurs opérations contre l'armée dans la région, enlevant notamment une cinquantaine de personnes, dont les dernières avaient été libérées début mars notamment grâce à une médiation libyenne. S'il n'a pas émis de revendications officielles, le chef rebelle se plaint régulièrement du redéploiement de l'armée malienne dans l'extrême nord du Mali, zone carrefour de nombreux trafics située à plus de 2.000 km au nord de Bamako.

RFI nomme un nouvel envoyé spécial permanent en Côte d'Ivoire

Radio France internationale (RFI) a nommé jeudi un envoyé spécial permanent à Abidjan, alors que la diffusion de ses émissions est suspendue depuis début février par les autorités ivoiriennes en raison de l'absence d'un correspondant de la radio dans ce pays. RFI a nommé Norbert Navarro envoyé spécial permanent à Abidjan, a indiqué la radio dans un communiqué, précisant que le journaliste "prendra ses fonctions dans les prochaines semaines".

M. Navarro, 54 ans, présentait depuis le début de l'année l'émission "Décryptage", un rendez-vous quotidien dont le concept est de proposer aux auditeurs un éclairage sur un événement majeur de l'actualité. Le Conseil national ivoirien de la communication audiovisuelle (CNCA), l'organe de régulation des médias en Côte d'Ivoire, a suspendu le 1er février dernier "jusqu'à nouvel ordre" la diffusion sur "toute l'étendue du territoire" des émissions de RFI en raison de l'absence d'un correspondant de la radio dans ce pays. Le 18 avril 2007, le CNCA avait déjà menacé de suspendre d'ici à la mi-mai les émissions de RFI si la radio restait sans correspondant dans le pays.

Le 12 mai 2006, le CNCA avait autorisé la reprise de la diffusion de la radio après une interruption de près de dix mois, notamment pour "le traitement non professionnel de l'information", dû en partie à "l'inexistence d'un correspondant" dans le pays. La radio avait fermé son bureau régional à Abidjan après la mort de son correspondant Jean Hélène, tué d'une balle dans la tête par un policier le 20 octobre 2003 à Abidjan. La diffusion en FM de RFI en Côte d'Ivoire a été à plusieurs reprises suspendue depuis la tentative de coup d'Etat de septembre 2002 contre le président Laurent Gbagbo par la rébellion des forces nouvelles (FN). Source : Le Monde.fr


Dakar - Retour en Afrique envisagé

Dakar
Les organisateurs du Paris-Dakar ont fait savoir que le plus grand rallye-raid du monde était espéré en Afrique en 2011 ou 2012.

Annulé un jour avant son départ, le Paris-Dakar a fait couler beaucoup d’encre au début de l’année. ASO, la société organisatrice, a fait savoir que la compétition pourrait revenir en Afrique plus tôt que prévu. «Nous sommes totalement dépendants de la situation géopolitique. Nous ne savons pas si nous pourrons revenir en Afrique en 2011 ou 2012 mais nous l’espérons», a avoué Patrice Clerc sur la BBC. En 2009, le rallye-raid sera organisé du 3 au 18 janvier en Argentine et au Chili. Source S24

mercredi 26 mars 2008

Youssou Ndour présente à Blatter ses projets pour le Mondial 2010

Dakar, 26 mars (APS) - La star de la musique, Youssou Ndour, a été reçue mardi à Zurich par le président de la Fédération internationale de football (FIFA), Sepp Blatter, à qui il a fait part de quelques ’’idées’’ relatives à des projets liés à la Coupe du monde 2010, rapporte le site Internet de l’instance dirigeante du football mondial visité à l’APS, mercredi.

’’Je souhaitais faire part à la FIFA de certaines idées concernant la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud’’, a expliqué le chanteur sénégalais qui animait un concert le même jour à Zurich où se trouve le siège de la FIFA. Selon le musicien sénégalais, ‘’entre le football et la musique, nous disposons de deux superbes outils pour rassembler les gens et réaliser de grandes choses sur le plan social. J’ai amené avec moi quelques idées concernant des projets un peu différents dont j’ai pu discuter avec M. Blatter’’.

Grand fan de football, le musicien sénégalais rappelle avoir ‘’pleuré’’ de joie quand la FIFA a fait appel à lui pour chanter l’hymne de la Coupe du monde 1998 en compagnie de la chanteuse belge, Axelle Red. L’enfant de la Médina a ajouté : ‘’lorsque j’ai chanté pour le match d’ouverture, j’ai eu l’impression de représenter mon pays. Le Sénégal n’était pas qualifié mais, grâce à moi, il a tout de même participé à la fête’’. ’’Sans doute ai-je fait office de porte-bonheur car, en 2002, le Sénégal fut l’une des révélations du tournoi’’, a-t-il souligné non sans rappeler ses souvenirs de la participation des Lions au Mondial asiatique. ’’Je m’étais levé à 5 heures du matin pour assister au match d’ouverture contre la France. Je me rappelle encore de la joie que j’ai ressentie au coup de sifflet final. Je crois que tous les Sénégalais étaient euphoriques, même le président de la république ! C’était incroyable. Le lendemain, j’avais un concert à Madrid. Ce n’est qu’en voyant les gros titres dans les journaux et à la télévision que j’ai vraiment pris conscience de l’ampleur de l’événement. Même le douanier à l’aéroport m’a dit : "Bravo, le Sénégal ! Incroyable" .

Interrogé sur la CAN 2008 où les Lions ont été éliminés dès le premier tour, il a reconnu que ‘’la déception était immense et je crois que le pays ne s’en est pas encore complètement remis’’. Toutefois, il souligne qu’’’il faut relever la tête pour retrouver des résultats plus conformes à notre rang’’, estimant au sujet des éliminatoires combinées de la CAN et du Mondial 2010 que ‘’le Sénégal est favori devant l’Algérie, le Liberia et la Gambie mais que ce sera difficile’’.


L'UE soutiendra financièrement la conférence de réconciliation en Somalie

MOGADISCIO, 25 mars (Xinhua) -- L'ambassadrice de France au Kenya, Elisabeth Barbier, a déclaré mardi à Mogadiscio que l'Union européenne (UE) soutiendrait financièrement la conférence de réconciliation nationale convoquée par le gouvernement de transition somalien.

Mme Barbier a effectué une visite d'une journée mardi en Somalie, à la tête d'une délégation de sept membres de l'UE. La délégation a rencontré de hauts responsables du gouvernement somalien, dont le président Abdulahi Yusuf et le Premier ministre Nur Hassa Hussein, ainsi que des leaders de l'opposition du clan de Hawiye. Ces rencontres sont "informatives et constructives", a déclaré l'ambassadrice de France lors d'une conférence de presse tenue à l'aéroport international d'Aden Adde avant son retour à Nairobi. "Nous avons discuté de la réconciliation nationale dans le pays et nous avons primis notre soutien au gouvernement dans ses efforts pour réaliser la paix avec l'opposition", a-t-elle affirmé. Les membres de la délégation comprennent aussi les ambassadeurs de l'Espagne, de l'Italie, de la République tchèque, de la Belgique et de la Commission européenne au Kenya.

Selon Mme Barbier, les dirigeants somaliens sont très optimistes sur la perspective de la paix en Somalie. Le Premier ministre somalien Hussien et le leader de Hawiye, le plus important clan dans le sud et le centre du pays, s'étaient rencontrés dimanche et avaient promis de travailler ensemble pour réaliser la paix et la stabilité. Source : xinhuanet

L'armée comorienne assure contrôler toute l'île d'Anjouan

Reuters - 25/03/08 à 17:58:00 - 552 mots

Par Ahmed Ali Amir

MORONI (Reuters) - L'armée comorienne, appuyée par des troupes de l'Union africaine, annonce avoir pris le "contrôle total" de l'île sécessionniste d'Anjouan, au terme d'une opération militaire lancée dans la matinée avec le soutien de l'Union africaine.

"L'île d'Anjouan est sous le contrôle total de l'armée", a déclaré le commandant Ahmed Sidi aux journalistes présents sur l'île voisine de Mohéli. "Pour l'instant nous ne déplorons ni mort ni blessé. Les dirigeants rebelles ont tous fui, aucun n'a encore été trouvé." Le dirigeant rebelle de l'île, l'ancien gendarme Mohamed Bacar, aurait pris la fuite déguisé en femme et chercherait à gagner en bateau l'île française de Mayotte, toute proche, a déclaré un porte-parole du gouvernement.

"Le colonel Mohamed Bacar a été localisé dans le village de Sadanpoini, d'où il se dirige vers un endroit lui permettant de fuir à bord d'un kouassa (petit canoë) en direction de l'île de Mayotte", a déclaré Abdourahim Saïd Bacar. "Il semble, selon plusieurs sources, qu'il s'est travesti en femme", a-t-il ajouté. Selon un communiqué gouvernemental, il y a eu un "bref affrontement" dans la ville d'Ouani, et Mutsamudu, la capitale d'Anjouan, est tombée "après un court échange de tirs". À Domoni, "on a assisté à des scènes de fraternisation entre la population et les soldats soudanais." Quelques heures auparavant, un conseiller à la défense du président comorien Ahmed Abdallah Mohamed Sambi avait annoncé la prise par les soldats gouvernementaux, aidés de 400 hommes de l'UA, de l'aéroport de l'île et de la ville de Mutsamudu.

UN SUCCÈS POUR L'UNION AFRICAINE

Soutenu par 1.350 militaires tanzaniens et soudanais de l'Union africaine, le gouvernement des Comores avait promis de renverser l'homme fort d'Anjouan qui s'appuyait sur une milice de plusieurs centaines d'hommes. L'an dernier, Bacar, qui contrôlait l'île depuis 2001, avait maintenu des élections dont le gouvernement fédéral avait ordonné l'ajournement. Seul candidat à ne pas boycotter les urnes, il avait été réélu mais ce scrutin avait été rejeté par Moroni. Arrivés par bateau à l'aube, les militaires des Comores et de l'UA ont rapidement repris le contrôle des villes de l'île. Pour les observateurs, l'UA espère remporter une victoire assez facile à Anjouan, dont la population atteint 300.000 habitants, afin de regagner en prestige international après les difficultés rencontrées dans ses interventions au Soudan ou en Somalie. Un responsable du gouvernement de Moroni a promis que Bacar serait jugé pour des crimes contre la population d'Anjouan. Les autorités ont accusé Bacar et ses lieutenants de viols, de tortures, d'emprisonnements arbitraires et de déplacement de populations, tout en exhortant les habitants à ne pas se faire justice eux-mêmes.

L'archipel des Comores a connu une vingtaine de coups d'État ou tentatives de coups de force depuis qu'il est devenu indépendant de la France en 1975 et de fortes rivalités s'observent entre les trois îles de l'archipel. Une quatrième île, Mayotte, est restée française.

Avec Ed Harris à Maurice, version française Jean-Stéphane Brosse et Grégory Schwartz

mardi 25 mars 2008

Une avocate mauritanienne victime de mauvais traitements à Roissy

France / Mauritanie


Evacuation d'un immigré à l'aéroport de Roissy (archives).( Photo : AFP )

évacuation d'un immigré à

l'aéroport de Roissy (archives).

( Photo : AFP )

L’avocate mauritanienne Fatimata M’Baye semble bien avoir été la victime d'un excès de zèle de la police française. Le 11 mars dernier, la vice-présidente de la Fédération internationale des droits de l'homme et présidente de l’association mauritanienne des droits de l’homme est en transit à l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle, au nord de Paris. Elle revient du Caire où elle a assisté à une réunion de la FIDH. Dans le vol Air France N° 765 à destination de Nouakchott à bord duquel elle prend place, se trouve aussi un jeune Mauritanien en train d'être reconduit à la frontière. Alertée par les cris étouffés du jeune homme, elle demande aux policiers de le détacher. Finalement, elle et un médecin français, Pierre-Marie Bernard, passeront 24 heures en garde à vue. Une épreuve pour cette femme qui d’ordinaire prend la défense des victimes d’arrestation arbitraires. Source RFI

Editorial - La solution par le dialogue

Une résolution des Nations Unies définit la culture de la paix comme étant « un ensemble de valeurs, attitudes, comportements et modes de vie qui rejettent la violence et préviennent les conflits en s’attaquant à leurs racines par le dialogue et la négociation entre les individus, les groupes et les Etats ».

Le président ATT, jusqu’à preuve du contraire, a fait du règlement pacifique des conflits, son cheval de bataille. Le porte parole de l’ATNMC reproche certes à son pouvoir d’user de la ruse en jouant avec la carotte et le bâton, le dialogue et l’escalade militaire. Mais l’engagement du Chef de l’Etat sous la transition démocratique en 1991 à se saisir de l’arme du dialogue pour trouver une solution définitive à la question du nord, et son passé de facilitateur dans le conflit centrafricain après la transition, plaident pour ATT comme partisan de la culture de la paix.

Aujourd’hui, ATT ne peut pas être juge et partie. C’est le mal qu’il doit comprendre. Au moment où il reconnaît lui-même le président du FDR comme étant un homme du dossier, celui dont les contributions ont permis une meilleure compréhension des problèmes du Nord, il serait mieux indiqué de mettre celui-cià contribution puisqu’il est question de la patrie. Cette implication de Tiebilé Dramé est d’ailleurs réclamée par l’ATNMC. Et l’homme semble être disposé à porter ce combat. Il disait récemment sur Rfi, ses craintes à peine voilées après la libération des otages : « Ce n’est pas parce qu’on a libéré les otages que les problèmes sont réglés, loin s’en faut. Il faut s’attaquer aux problèmes, il faut bien entendu que nos autorités et les protagonistes de la dissidence se parlent ». Cela s’entend qu’à l’intérieur du Mali, les forces essentielles du pays se mettent à parler de la crise du Nord pour trouver des solutions, pour avancer, pour tourner définitivement la page de cette difficulté que notre pays connaît depuis les années 60 et qui se complique. Il y a urgence à s’attaquer aux racines du mal du Nord du Mali, et qui ne concerne pas que le Mali. Qu’on se le tienne pour dit, et qu’on ne dise pas un jour qu’il ne l’a pas dit. Source : Le Républicain

B. Daou


Comores: la bataille d'Anjouan a débuté

AFP - L'opération militaire visant à chasser du pouvoir les autorités jugées illégales de l'île comorienne d'Anjouan a débuté mardi à l'aube.

L'opération militaire visant à chasser du pouvoir les autorités jugées illégales de l'île comorienne d'Anjouan a débuté mardi à l'aube, des combats à l'arme lourde se déroulant près de la présidence tandis que les troupes africaines sont entrées dans la capitale. Des explosions d'obus et des rafales d'armes automatiques étaient entendues dans la localité de Ouani, où se trouvent la présidence et l'aéroport de l'île, à environ trois kilomètres de la capitale Mutsamudu, a constaté un journaliste de l'AFP. Un navire de transport de troupes du gouvernement fédéral comorien tirait également sur Ouani, d'où une épaisse fumée noire s'élevait.

Des forces loyales au président d'Anjouan Mohamed Bacar étaient déployées sur la route reliant Ouani à la capitale, arborant un ruban rouge au canon de leurs fusils, pour rappeler les couleurs anjouanaises. Des soldats de l'armée fédérale comorienne, croisés par un journaliste de l'AFP dans la zone des combats, ont affirmé avoir débarqué à Ouani avec des troupes tanzaniennes mandatées par l'Union africaine (UA) pour participer à cette opération baptisée "Démocratie aux Comores". Dans le même temps, des troupes tanzaniennes sont entrées dans le centre-ville de Mutsamudu, où ils n'ont pas rencontré de résistance des forces anjouanaises, ont rapporté des témoins à l'AFP.

L'arrivée des soldats de l'UA a été saluée par des cris de joie d'habitants de Mutsamudu, ont précisé ces témoins. Le gouvernement de l'Union des Comores a décidé de lancer une opération pour chasser du pouvoir le colonel Bacar, président d'Anjouan depuis 2002, mais dont il n'a pas reconnu l'élection en juin 2007. L'UA, qui n'a pas non plus reconnu le scrutin à Anjouan, a décidé de soutenir l'Union des Comores et a mandaté plus de 1.000 militaires tanzaniens et soudanais pour appuyer l'opération. Depuis, l'homme fort d'Anjouan refuse d'organiser un nouveau scrutin et semble vouloir se maintenir au pouvoir à tout prix. Avant l'aube, des tirs d'armes lourdes avaient retenti autour de la capitale anjouanaise devant laquelle deux navires civils transformés en transport de troupes par l'armée nationale de développement (AND) attendaient de débarquer des soldats.

Ces tirs, probablement de mitrailleuse lourde, ont retenti peu avant 05H00 (02H00 GMT), suivis d'explosions sourdes aux alentours de 06H00, selon un journaliste de l'AFP à Mutsamudu. Le président de l'Union des Comores, Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, a donné son feu vert dans la nuit de dimanche à lundi à cette intervention militaire, les autorités d'Anjouan se disant pour leur part déterminées "à défendre les populations". Lundi en fin de soirée, M. Sambi a assuré lors d'un discours dans la capitale fédérale Moroni avoir "ordonné le débarquement pour la libération de l'île comorienne d'Anjouan des mains de la rébellion dirigée par Mohamed Bacar".
"La dernière démarche (...) pour tenter de les faire revenir à la raison s'est, comme les précédentes, soldée par un échec, entièrement dû à l'arrogance des hors-la-loi", a-t-il ajouté, en référence aux dirigeants d'Anjouan. Plus de 1.000 soldats tanzaniens et soudanais doivent appuyer quelque 400 soldats de l'AND dans le cadre de cette opération amphibie. Les navires avaient quitté l'île de Mohéli, la plus proche d'Anjouan, dans la nuit de dimanche à lundi chargés de troupes et de matériel. L'opération, également soutenue par la France qui a transporté des troupes africaines jusqu'aux Comores, a été préparée après des mois de médiation notamment de l'UA qui se sont avérées vaines, conduisant à l'exaspération de l'Etat fédéral comorien. Le chef de la Force de gendarmerie d'Anjouan (FGA), l'armée du colonel Mohamed Bacar, a affirmé lundi soir que ses hommes restaient "déterminés" à protéger les Anjouanais. Le colonel Bacar dispose d'environ 300 hommes.

lundi 24 mars 2008

JO de Pékin: la cérémonie de l'allumage de la flamme olympique est perturbée

OLYMPIE — La flamme olympique a été allumée lundi sur le site antique d'Olympie en Grèce. Elle été allumée par les rayons du soleil par un miroir convexe, tenue par une actrice habillée en prêtresse. L'heure de la cérémonie a été avancée d'une heure pour permettre de bénéficier de l'ensoleillement, les prévisions météorologiques prévoyant des orages sur le site. Trois manifestants de Reporters sans Frontières ont perturbé le début de la cérémonie. Ces trois membres, dont le secrétaire général Robert Ménard, ont traversé le site pendant le discours de Liu Qi, président du comité organisateur des Jeux de Pékin, déployant une bannière montrant les anneaux olympiques sous la forme des menottes.

Dans un communiqué, l'organisation mentionne que si le feu olympique est sacré, les droits de l'homme le sont plus encore. Ses responsables affirment qu'ils ne pouvaient pas laisser le gouvernement chinois se saisir de la flamme olympique, un symbole de paix, sans dénoncer la situation dramatique des droits de l'homme dans le pays, à moins de cinq mois de l'ouverture des Jeux. Au moment de l'incident, la télévision d'Etat chinoise a coupé la scène au montage de la cérémonie qui était enregistrée, mais la télévision grecque a également passé sous silence l'incident. Les trois hommes ont été interpellés par la police ainsi qu'un militant tibétain et un photographe grec qui l'accompagnait. Plus d'un millier de policiers avaient été déployés autour du site antique d'Olympie, dans l'espoir de prévenir toute perturbation de militants pro-Tibet. Les responsables grecs ont souligné que la politique n'avait pas sa place dans l'événement et se sont engagés à tenir éloigné tout manifestant. Le président du CIO Jacques Rogge assistait à la cérémonie sur le lieu de naissance, il y a 2800 ans des anciens Jeux olympiques, dans le sud de la Grèce, aux côtés du premier ministre et du président grecs Costas Karamanlis et Karolos Papoulias. Source : La Presse Canadienne

Le discours sur le racisme d'Obama bien reçu

Barack Obama (Phoot Reuters)

Agence France-Presse

Washington

Le discours sur le racisme prononcé mardi par le prétendant démocrate à la présidentielle Barack Obama à la suite de la polémique entourant son ancien pasteur Jeremiah Wright a été bien reçu par l'opinion, selon un sondage publié vendredi par la chaîne de télévision CBS.

Plus des deux tiers des Américains (69%) ont trouvé que M. Obama, qui a pris acte du «blocage racial» aux Etats-Unis, de la «colère» des Noirs et du «ressentiment» des Blancs, avait bien parlé des relations entre les races. Plus nombreux encore (71%) sont ceux estimant que M. Obama a bien expliqué ses relations avec le pasteur Jeremiah Wright, qui l'a marié et qui a baptisé ses deux filles. Le sondage révèle néanmoins le coût de la polémique provoquée par la diffusion en boucle d'extraits de sermons de Jeremiah Wright, où on l'a notamment entendu dire «Que Dieu maudisse l'Amérique» et déclarer que le «terrorisme» américain était responsable des attaques du 11-Septembre. Une courte majorité d'Américains (52%) pensent désormais que M. Obama serait en mesure de rassembler le pays s'il était élu président, alors que les deux tiers d'entre eux (67%) étaient de cet avis le mois dernier. M. Obama avait rapidement dénoncé des déclarations «incendiaires» et «facteurs de division», mais mardi il a expliqué qu'il ne pouvait «pas plus renier le pasteur Wright (qu'il ne pouvait) renier la communauté noire». À la suite de la polémique et du discours, 22% des démocrates estiment qu'ils ont plus de chance de voter en faveur de M. Obama, 25% des républicains qu'ils ont moins de chance de voter pour lui. Une majorité écrasante (70% globalement) estiment en revanche que la polémique de la semaine écoulée n'influera pas leur vote.
Le sondage a été réalisé auprès de 542 électeurs interrogés par téléphone jeudi.

jeudi 20 mars 2008

106e EDITION GAMOU DE TIVAOUANE: Pour une appropriation du message prophétique

(Sud Quotidien 19/03/2008)

Après la nuit du destin ou Laït Al Khadr, la célébration de la venue au monde du Prophète Mouhamed (PSL) appelé Maouloud Al Naby ou Gamou, occupe une place de choix dans le calendrier musulman. Au Sénégal, la tradition sera encore perpétuée dans les différents foyers religieux. Elle sera intensément vécue dans la cité religieuse de Tivaouane qui sera le temps d’une nuit du mercredi 18 à demain 19 mars le point focal de cette célébration instituée et vulgarisée, il y a plus de 106 ans par le grand érudit El Hadj Maodo Malick Sy. Dans cette nuit du 19 mars à demain jeudi, la communauté musulmane veillera cette nuit pour célébrer la venue au monde du sceau des Prophètes, Seydina Mouhamed (PSL). La célébration de cette nuit appelé Maoulid Al naby, perpétué dans les différents foyers religieux, revêt un cachet particulier dans la cité de Tivaouane où elle a été instituée et vivifiée au tout début du XXe siècle par El Hadji Malick figure emblématique de l’Islam au Sénégal.

C’était au tout début de son implantation dans cette localité considérée à l’époque comme la capitale des Ceddoo (princes guerriers). Sous son impulsion, cette ville-carrefour allait vite se muer en une véritable université populaire et devenue l’abreuvoir d’éminent érudit de l’Islam. A l’image de l’Envoyé de Dieu, qui a adopté la ville de Médine, Cheikh Ahmed Tidiane qui a quitté sa ville d’Aïnou Mahdy (Algérie) pour Fez (Maroc), El Hadji Omar Tall, Halwar pour les différentes contrées de l’Afrique de l’Ouest, Cheikh Ahmadou Bamba pour Touba, Limamoulaye pour Cambérène, El Hadji Malick Sy a donné la même trajectoire à sa mission en s’établissant à Tivaouane au détriment de sa ville natale de Gaya. Après des passages dans des localités comme Ngambou Thilé, Saint-Louis, Ndiarné et plus tard à Dakar, c’est ainsi à Tivaouane qu’il a lancé son célèbre appel.

“Célébrons ensemble l’anniversaire de la venue au monde du Prophète Seydina Mouhamed (PSL) sans aucune inclinaison à des actions illégales". A côté d’un de ses fidèles compagnons Rawane Ngom, il jette la base du Gamou annuel tel que célébré aujourd’hui à Tivaouane.

Durant cette nuit, l’érudit de Tivaouane s’adonnait à divers actes de dévotion notamment l’exégèse du Saint Coran, au rappel du message et de toutes qualités humaines du Prophéte de l’Islam. Mais aussi de l’appropriation de sa Sunnah ou tradition du Prophète. Le tout agrémenté et entrecoupé par des poèmes et louanges destinés au sceau des Prophètes. Cette célébration était cependant précédée par l’observation du bourdah, ou recueil de poèmes produit, il y a plusieurs siècles par un savant égyptien du nom de Mouhamed El Busri et dédié à l’Envoyé de Dieu. Après la récitation de ce Burdah durant les douze derniers jours précédant le Gamou, El Hadji Malick Sy se reposait le onzième jour, veille du Gamou. Cette tradition a été vivifiée jusqu’à son rappel à Dieu en 1922. Cheikh Al Khalifa Ababacar Sy, l’homme au légendaire bonnet carré qui lui succédera en 1922 à la tête de la communauté tijane va se charger d’entretenir la flamme durant les trente-cinq (35) ans de Khalifa à côté de ses frères El Hadji Mansour Sy Malick, El Hadj Abdoul Aziz Sy ‘’Dabakh’’, El Hadji Habib Sy et des Moukhadams. Aujourd’hui, après la disparition, le flambeau est entre les mains de Serigne Mansour Sy ’’Borom Daradji’’.

Omar DIAW

© Copyright Sud Quotidien

THIADIAYE / LETTRE AUX THIADIAYOIS (1)

Thiadiaye le 16 – 03 - 2008
Chers concitoyens,

suite au report des élections locales initialement prévues le 18 mai 2008, la section Rewmi de Thiadiaye, par ma voix, adresse ses remerciements à tous ceux qui, pendant des semaines, se sont mobilisés pour l’accompagner à cette compétition et les invite à maintenir intact leur engagement en faveur de la remise en mouvement de notre ville. Cet engagement est avant tout le reflet de notre attachement pour Thiadiaye, terre précieuse jadis capitale du Dieguem, aujourd’hui rétrogradée par l’absence de nouveauté. L’heure est donc venue pour chaque thiadiayois de se comporter en acteur dynamique de la vie de notre somptueuse ville qui agonise. L’heure est venue de tisser des relations franches afin de promouvoir d’avantage de communication personnelle directe qui puisse harmoniser les intérêts opposés et nous préserver des variations qu’entraîneraient inévitablement les confrontations politiques futiles.

Notre allure est celle impulsée par Idrissa SECK, Président de Rewmi. Elle est à coup sûr conforme à votre attente en ce qu’elle postule la participation de tous puisque fondée sur le « réfléchir-ensemble », le « travailler-ensemble » et le « gagner-ensemble ». La démocratie participative qui jusque là n’est qu’un slogan creux à l’intérieur du périmètre communal, doit devenir réalité afin que tous les fils de Thiadiaye, où qu’ils se trouvent, éprouvent l’ardente nécessité d’aider l’institution municipale dans l’accomplissement de sa tâche et dans l’atteinte de ses objectifs. Notre ville se meurt. Et c’est parce que ses ambitions sont trahies par une classe politique qui l’a condamnée à l’immobilisme. Nous invitons donc nos concitoyens, où qu’ils se trouvent, à se joindre à nous pour qu’ensemble nous remettions Thiadiaye en mouvement.

Thiadiaye souffre. Thiadiaye a besoin de participation. Les défis sont multiples et la faiblesse des moyens financiers constitue un handicap certain. Ensemble, nous les relèverons. Le développement économique de la commune dépend de nos capacités à faire bouger les choses dans le bon sens et de notre créativité. Nous ne manquons pas de brillantes personnes capables d’assurer la remise sur rails de cette ville que nous affectionnons tous particulièrement et défendre ses couleurs devant les grandes institutions. Aujourd’hui, seule une démarche cohérente associant tous les Thiadiayois, de naissance ou de cœur, à la conception et à la mise en œuvre des politiques, au partage des responsabilités, des ressources et du pouvoir, contribuera à replacer Thiadiaye sur les hauteurs des villes sénégalaises qui brillent.

Mes chers concitoyens, aux nombreuses difficultés qui tirent notre jeune commune vers le bas, nous n’avons pas le droit d’apposer encore des solutions illusoires. Thiadiaye n’a pas besoin d’un « sauveur-vendeur de rêves » mais plutôt de l’ensemble des bras de ses fils car, il faut toute une ville pour construire une ville. Cette lettre ne s’adresse donc pas aux seuls militants des partis politiques, mais aux thiadiayois de tous bords ; nous aurons tous tort si nous refusons de nous saisir du débat pour construire la ville dont nous rêvons. Ensemble, nous ferons de Thiadiaye une ville qui bouge, une ville souriante et pleine de vie. Ensemble, nous remettrons notre Thiadiaye en mouvement buci ndimbalu Yalla andée!

Section Rewmi de Thiadiaye

Le Responsable

Souleymane DIEYE


mardi 18 mars 2008

RAPPORT ECONOMIQUE SUR L’AFRIQUE 2008

LA CEA PUBLIERA TRÈS PROCHAINEMENT LE RAPPORT ÉCONOMIQUE SUR L’AFRIQUE 2008

Addis-Abeba, 17 mars 2008 (CEA). La présentation de l’édition 2008 du Rapport économique sur l’Afrique, la publication phare de la Commission économique pour l’Afrique, fruit de la collaboration avec la Commission de l’Union africaine, aura lieu le 2 avril 2008. Le Rapport économique sur l’Afrique 2008 a pour thème: « L’Afrique et le Consensus de Monterrey - Performance et progrès du continent» .

Il sera officiellement présenté à Addis-Abeba à l’occasion de la première réunion annuelle conjointe de la Conférence des ministres de l’économie et des finances de l’Union africaine (UA) et de la Conférence des ministres africains des finances, de la planification et du développement économique de la Commission économique pour l’Afrique (CEA). Cette réunion, qui se tiendra dans la capitale éthiopienne du 31 mars au 2 avril 2008, marque le démarrage des activités qui sont programmées tout au long de l’année pour la commémoration du 50 e anniversaire de la Commission économique pour l’Afrique. Dans le cadre de cet événement, des chefs d’État et de gouvernement africains ainsi que d’autres personnalités ont été invités à s’exprimer sur le thème de la Conférence: «Relever les nouveaux défis de l’Afrique au XXI e siècle».

Le Rapport économique sur l’Afrique est un outil grâce auquel la CEA et la Commission de l’Union africaine étudient et évaluent les performances économiques de l’Afrique. Un des principaux objectifs du Rapport est de recenser les principales difficultés auxquelles doivent faire face les pays du continent africain et de formuler des recommandations pratiques pour les résoudre. S’adressant en particulier aux responsables politiques africains et du reste du monde, le Rapport vise à encourager le dialogue et le changement. En plus d’un bilan des tendances économiques régionales, le Rapport économique sur l’Afrique 2008 examine les progrès accomplis dans la réalisation des engagements pris au niveau international envers l’Afrique dans les six domaines essentiels du Consensus de Monterrey, à savoir la mobilisation de ressources financières nationales au service du développement, la mobilisation de ressources internationales au service du développement, la promotion du commerce international en tant que moteur du développement, le renforcement de la coopération financière et technique internationale pour le développement, l’allégement de la dette extérieure et la viabilité de la dette, et le règlement des questions systémiques. Les engagements pris dans le cadre du Consensus de Monterrey en 2002 visaient à augmenter le financement intérieur et international à destination de la région, faute de quoi la grande majorité des pays africains ne seront pas en mesure de réaliser les Objectifs du Millénaire pour le développement. Source : appablog

Les appels au boycott politique des JO de Pékin se font plus pressants


Le secrétaire générale de Reporters sans frontières, Robert Ménard, mardi 18 mars, à Paris. | AFP/BERTRAND GUAY
Le secrétaire générale de Reporters sans frontières, Robert Ménard, mardi 18 mars, à Paris.

AFP/BERTRAND GUAY
Rares sont les responsables politiques ou sportifs qui ont évoqué publiquement la possibilité de boycotter les Jeux olympiques de Pékin depuis les manifestations qui ont dégénéré en violence au Tibet. Les appels à ne pas participer au rassemblement sportif ont le plus souvent émané d'associations de droits humains et de soutien au Tibet, et datent d'avant le début des incidents. Mais depuis le commencement de la crise, la participation sportive et la présence politique aux JO comme moyen de pression sur le régime communiste sont devenues un sujet que les responsables mondiaux se doivent de commenter. Reporters sans frontières, qui rappelle avoir été opposé "dès le début à l'attribution des JO à Pékin", demande un boycott politique plutôt que sportif, estimant qu'un boycott total "n'est plus à l'ordre du jour" car il est impossible de demander "à quatre mois des JO aux sportifs de ne pas aller à Pékin". En revanche, son président, Robert Ménard, estime que "Nicolas Sarkozy, comme tous les chefs d'Etat et de gouvernement", doit "boycotter la cérémonie d'ouverture" pour envoyer un signal fort.
Human Rights Watch a adopté la même position. L'organisation écarte tout boycott sportif et demande au gouvernements "d'exiger une amélioration [des autorités chinoises] avant de s'engager à venir aux Jeux". "Ils ne doivent pas par leur présence cautionner la répression chinoise", a maintenu son chef, Kenneth Roth. En France, quelques responsables politiques, comme Jack Lang et le secrétaire général du PS, François Hollande, ont pris le contrepied du gouvernement en déclarant qu'il ne fallait pas écarter cette éventualité de ne pas participer aux Jeux. Des intellectuels comme Bernard-Henri Lévy ont également défendu le recours au boycottage. Le sénateur Robert Badinter a, lui, imaginé que les athlètes arborent des badges de soutien au Tibet, estimant que "cela aurait un impact considérable". Seul haut responsable européen à avoir évoqué clairement l'hypothèse d'une non-présence aux JO, le président du Parlement européen, Hans-Gert Pöttering, a affirmé que Bruxelles "ne [pouvait] pas accepter ce qui se passe au Tibet. Les Chinois doivent comprendre cela". "Nous devons adresser un signal à Pékin (...), il faut continuer à envisager toutes les options."

A l'étranger, outre l'acteur Richard Gere, défenseur de longue date des droits des Tibétains, une des rares voix discordantes vient de Ma Yong-Jeou, le favori à l'élection présidentielle à Taïwan. Il a laissé entendre que s'il était élu, il pourrait appeler au boycottage. "Si les autorités chinoises poursuivent leur répression contre les Tibétains et si la situation se dégrade, et si je suis élu au poste de président, je n'écarte pas la possibilité de ne pas envoyer d'athlètes aux Jeux olympiques", a-t-il déclaré. Et dans le monde sportif, unanimement opposé à une telle idée, seul le Comité olympique suisse a élevé le ton. "Nous ne pouvons pas nous contenter d'observer et de ne rien dire", a-t-il fait savoir. Même au sein des Tibétains, la question du boycott fait débat. Le dalaï-lama a publiquement appelé à participer au JO, alors que certains responsables de communautés tibétaines exilées proposent de les organiser dans un autre pays. "Le mieux serait que les Jeux soient transférés dans un pays où les droits humains sont respectés", a ainsi estimé Lhanzom Everding, président de l'association des Tibétains exilés en Allemagne. Source : Le Monde.fr



TIBET - Scènes de lynchage de Chinois par des Tibétains

De jeunes Tibétains déchaînés ont caillassé et battu des Chinois et ont mis le feu à des boutiques, avant que l'armée ne restaure le calme à Lhassa, la capitale du Tibet, ont raconté des touristes qui arrivaient de la région himalayenne.

«C'était une explosion de colère des Tibétains contre les Chinois et les musulmans», a rapporté à l'AFP John Kenwood, un Canadien de 19 ans qui a décrit des scènes d'une violence extrême. Selon son récit et celui d'autres touristes qui sont arrivés aujourd'hui par avion à Katmandou, la capitale du Népal, des bandes de jeunes ont battu et roué de coups des Chinois hans, accusés par les Tibétains de détruire leur culture et leur mode de vie par leur arrivée massive dans la région. Le jeune Canadien affirme ainsi qu'il a vu vendredi quatre ou cinq Tibétains caillasser et frapper «sans pitié» un motocycliste chinois. «Ils ont fini par le mettre à terre, ils l'ont frappé sur la tête avec des pierres jusqu'à ce qu'il perde connaissance. Je pense que ce jeune homme a été tué», relate-t-il, sans être sûr que la victime soit morte. Le gouvernement tibétain en exil a affirmé aujourd'hui que le bilan «confirmé» du nombre de victimes des récentes violences au Tibet s'élevait à 99 morts. Pékin a assuré de son côté que «13 civils innocents» avaient été tués et a affirmé ne pas avoir tiré de coups de feu pour mettre fin aux émeutes.

«Tous ceux qui avaient une apparence de Chinois étaient attaqués»
Les Tibétains «jetaient des pierres à tous ceux qui leur tombaient sous la main», ajoute John Kenwood. «Les jeunes agissaient et les vieux les encouragaient en criant, en hurlant comme des loups. Tous ceux qui avaient une apparence de Chinois étaient attaqués», confirme Claude Balsiger, un touriste suisse de 25 ans. «Ils ont attaqué un vieil homme chinois qui passait sur sa bicyclette. Ils l'ont frappé très violemment sur la tête avec des pierres, de vieux Tibétains sont intervenus pour les arrêter», détaille-t-il. John Kenwood a assisté à une scène de sauvetage similaire survenue alors qu'un Chinois demandait grâce à une foule armée de pierres. «Ils lui donnaient des coups de pied dans les côtes, il avait le visage en sang», raconte-t-il. «C'est alors qu'un homme blanc est arrivé (...) et l'a aidé à se relever. Il y avait autour d'eux une foule de Tibétains, pierres à la main; il a gardé le Chinois près de lui, a fait des gestes vers la foule, et ils l'ont laissé emmener le vieil homme en sécurité».


A l'écoute de ces récits de touristes, un porte-parole du gouvernement tibétain en exil, Thubten Samphel, a qualifié ces violences de «très tragiques». Les Tibétains «ont reçu pour consigne de de pas utiliser la violence dans leur combat», a-t-il dit à l'AFP par téléphone. Les manifestations ont débuté le 10 mars, à l'occasion du 49e anniversaire du soulèvement anti-chinois de Lhassa en 1959. Samedi, les autorités chinoises avaient repris le contrôle de la capitale tibétaine. L'armée a notamment ordonné aux touristes de rester dans leur hôtel d'où, selon leurs dires, ils ont pu entendre des coups de feu et les détonations de grenades lacrymogènes. Lundi, les touristes étaient à nouveau autorisés à circuler mais régulièrement, ils devaient montrer leur passeport à des points de contrôle. «Les magasins étaient complètement brûlés. Toutes les marchandises étaient dans la rue, brûlées. De nombreux bâtiments étaient vides», témoigne Serge Lachapelle, un touriste canadien. «Le quartier musulman était complètement détruit, toutes les boutiques étaient détruites», déclare John Kenwood.

Angela Merkel exprime la honte de l'Allemagne à la Knesset

Reuters - La chancelière Angela Merkel, qui s'adressait mardi au parlement israélien en allemand et en hébreu, a dit s'incliner avec honte devant les victimes de l'Holocauste.

Cinq des 120 députés de la Knesset ont boycotté son discours en déclarant ne pas vouloir entendre parler allemand. Mais ceux qui ont écouté Merkel du début à la fin de son intervention l'ont applaudie. "C'est pour moi un grand honneur de vous parler dans cette honorable assemblée", a dit Merkel en hébreu. "Je vous remercie tous de m'autoriser à vous parler aujourd'hui dans ma langue maternelle", a-t-elle poursuivi en allemand. "La Shoah nous remplit de honte, nous, Allemands", a-t-elle dit en employant le terme hébreu désignant l'Holocauste dans lequel ont péri six millions de Juifs. "Je m'incline devant les victimes. Je m'incline devant tous ceux qui ont aidé les survivants."

Premier chef de gouvernement allemand né après la Seconde Guerre mondiale, Merkel, 53 ans, est aussi le premier à être invité à prendre la parole devant la Knesset. Elle achevait mardi une visite hautement symbolique de trois jours marquant le 60e anniversaire de la création d'Israël. La chancelière a aussi eu droit à des applaudissements nourris lorsqu'elle a conclu son discours par ces mots prononcés en hébreu: "Félicitations pour les commémorations du 60e anniversaire de l'Etat d'Israël. Shalom." Le programme nucléaire de l'Iran a figuré en bonne place dans les entretiens de Merkel avec les dirigeants israéliens. "L'Allemagne se concentre avec ses partenaires sur une solution diplomatique. Si l'Iran ne cède pas, le gouvernement allemand continuera à défendre résolument les sanctions", a-t-elle dit mardi. Son discours était retransmis en direct sur deux chaînes de télévision israéliennes et trois chaînes allemandes.

"L'IRAN DOIT CONVAINCRE LE MONDE"

Merkel et son homologue israélien Ehud Olmert ont déclaré lundi que leurs pays s'inquiétaient au même point des ambitions nucléaires de l'Iran et insistaient sur la nécessité de mettre fin à ses activités d'enrichissement de l'uranium. L'Iran, l'un des ennemis les plus acharnés d'Israël, affirme ne pas chercher à se doter d'armes atomiques et dit mener un programme nucléaire pour produire de l'électricité. Mais le président iranien a dit qu'Israël devait être "rayé de la carte" et Olmert considère le programme nucléaire de Téhéran comme une menace pour l'existence de son pays. "Les menaces que lance le président de l'Iran contre Israël et le peuple juif sont sans aucun doute un sujet d'inquiétude particulier", a déclaré Merkel aux députés. Ses calomnies répétées et le programme nucléaire iranien mettent en péril la paix et la sécurité. "Si l'Iran acquiert la bombe atomique, les conséquences en seraient dévastatrices (...) Cela doit être empêché."

Israël, qui passe pour posséder l'unique arsenal atomique du Proche-Orient, juge possible que l'Iran dispose d'une bombe nucléaire d'ici à 2010. "Ce n'est pas au monde de prouver à l'Iran que l'Iran fabrique la bombe nucléaire. L'Iran doit convaincre le monde qu'il ne convoite pas la bombe nucléaire", a dit Merkel. Olmert a indiqué précédemment qu'il étudierait tous les moyens d'empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire, mais les dirigeants israéliens se sont abstenus de menacer directement la République islamique d'une attaque militaire. Parmi ses armements stratégiques, l'Etat juif dispose de trois sous-marins de classe Dolphin fournis par l'Allemagne. Dans son discours, la chancelière - qui s'est rendue lundi au mémorial de l'Holocauste à Yad Vashem - a déclaré que tout chancelier allemand ressentait la "responsabilité historique" de l'Allemagne envers la sécurité d'Israël. "J'ai la conviction profonde que nous ne pouvons édifier l'avenir de façon humaine que si l'Allemagne reconnaît ouvertement sa responsabilité perpétuelle dans le désastre moral survenu dans l'histoire allemande", a-t-elle dit en qualifiant les relations germano-israéliennes d'excellentes. Olmert, intervenant durant la séance, a présenté Merkel comme une "amie constante" et déclaré que les liens bilatéraux avaient "transcendé les événements sombres et sinistres".

Version française Philippe Bas-Rabérin