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vendredi 30 novembre 2007

Le Sénégal s'apprête à récupérer ses "petits" clandestins.

Devant le traitement inhumain qui était sans cesse infligé aux sans papiers qu'on attachait comme des moutons avant de les jeter avec brutalité dans des charters pour les déverser comme des malpropres à Dakar, Abdou DIOUF ancien Président du Sénégal disait ceci à l'endroit des autorités européennes: «Vous risquez d'être envahis demain d'une multitude d'Africains qui, poussés par la misère, déferleront par vagues sur les pays du Nord. Et vous aurez beau faire des législations contre l'émigration, vous ne pourrez pas arrêter le flot des immigrés car on n’arrête pas la mer avec ses bras, ce sera comme des hordes que vous avez connues dans votre Moyen âge ». Malheureusement, nous n'avons rien pu faire pour empêcher la réalisation de cette prémonition. Aujourd'hui, l'ampleur catastrophique que le phénomène de l'immigration clandestine à prise pousse l'Espagne à vouloir passer outre ses propres lois et négocier des accords avec le Sénégal pour lui "rendre" des mineurs que leurs parents irresponsables n'ont pas hésité à embarquer dans des pirogues de fortune pour aller à la recherche d'une vie meilleure. Toutefois, le respect de la légalité voudrait que ce retour des mineurs au bercail soit volontaire à défaut d'être approuvé par leurs parents. La solution à ce problème ne découlera point d'un bricolage. La misère qui abîme les pays pauvres impose aussi bien aux grandes puissances économiques qu'aux pays fournisseurs de candidats à l'immigration clandestine la maîtrise de la problématique des risques dans sa globalité.

lundi 26 novembre 2007

LA MISERE NOIRE DES RESCAPES DES PIROGUES

En embarquant dans les pirogues, ils avaient tous fait leur, le slogan des Harraga* consistant à dire qu’il valait mieux être dévoré par les poissons que par les vers de terre. Dieu merci. Contrairement à des milliers d’autres qui ont été fâcheusement engloutis par l’Atlantique, ces miraculés ont bien échappé à la mort; mais pas encore au dénuement. Ils ont fait naufrage sur la terre ferme. Les premiers arrivés à Valencia établirent domicile dans un coin du Rio, sous le pont Ademus. C’est en traversant ce pont un jour, que Kuami Mensah Gnonnas, fils du grand salsero Gnonnas Pedro, tomba sur ce spectacle abaissant que les touristes photographiaient à longueur de journée et se fixa comme but de gommer au plus vite cette image d’une Afrique sale, affamée et à genoux dans cette promenade souterraine de Valencia. "Quelque soit leur statut" dit-il "ils ont droit à la dignité humaine".

Secondé par son amie Patricia, Kuami anima un grand concert qui mobilisa tout Valencia et lui permit de récolter une importante somme d’argent dont il se servit pour louer un local assez commode qu’il baptisa Centre Baobab et l’équipa grâce au soutien d’un officier de l’armée espagnole et y logea tous ces africains considérés comme des rebuts de l’humanité. Il mit aussitôt en place une association dénommée Musiclini-K-Baobab réunissant des personnalités influentes et travaillant de concert avec Maka LO Président de l’ONG Askan wi qui œuvre pour une nouvelle conception de l’immigration et de l’intégration. Cet élan de solidarité fut cependant embrouillé au bout de six mois par un autre sénégalais accusé d’être un grand spécialiste de la récupération politique qui, par un discours mielleux et très convainquant, parvint à déloger les modou-mbott (c'est comme ça que leurs aînés les surnomment gentillement) en leur promettant des papiers en règles et une vie meilleure ailleurs qu’au Centre Baobab. Deux semaines après avoir quitté leur bulle de sécurité sur la base de promesses politiciennes, ils se retrouvèrent tous encore dans la rue et interdits de séjour sous le pont Adémus. Et la galère continue...

mercredi 21 novembre 2007

DAKAR EN ÉBULLITION

L'esprit de révolte est propre à la jeunesse. Les vendeurs ambulants viennent de le démontrer encore en investissant les rues de Dakar, bravant les grenades lacrymogènes des forces de l'ordre pour manifester contre l'interdiction qui leur est faite d'opérer aux abords des marchés de la ville. La spontaneité qui a caractérisé ces manifestations et le nombre de jeunes qui y ont pris part prouvent que les autorités n'ont pas pris la juste mesure de leur désarroi. Ils ont brûlé les locaux de la mairie et ceux de la SENELEC du quartier de la Médina, saccagé des magasins, détruit des arrêts de bus et des feux de signalisation et incendié des véhicules pour exprimer leur ras-le-bol ainsi que leur ardent désir d'être. Suite à une rencontre organisée d'urgence entre le Premier ministre et les représentants des marchands ambulants, des mesures consistant dans l'ouverture des avenues Lamine GUEYE et Emile BADIANE les samedi et dimanche de 08h à 16h sont prises. Le gouvernement s'est aussi engagé à aménager le site du cerf volant, prés de Colobane, pour en faire un marché. Seulement, les appels au calme lançés par les représentants des mécontents à la sortie de cette rencontre sont tombés dans l'oreille d'un sourd car, plusieurs autres fronts sont ouverts aussitôt aprés dans divers endroits de la ville rendant la mission des forces de l'ordre presque impossible.

mardi 20 novembre 2007

LA MISERE! ELLE EST PIRE QUE TOUT LE RESTE


Mame Abdou Aziz SY Dabaax, dix ans après.

Sentinelle au service exclusif d’Allah et du Prophète Muhammad (Saws), Mame Abdou Aziz SY a toute sa vie durant enlacé de tous ses bras les valeurs morales qui organisent la vie des hommes de bien, les protégeant contre toute menace d’érosion. Pour rappel, Mame Abdou s’était rendu personnellement au Palais de la République un soir, pour solliciter l’implication du Président DIOUF dans sa croisade contre la Lambada, cette danse qui commençait à induire des comportements impudiques conduisant les jeunes tout droit vers l’appauvrissement moral. Dix ans après qu’il soit ravi à notre affection, il se dit et se fait encore de manière ostentatoire un nombre impressionnant de choses qui auraient commandé ses réprimandes, ses prières et même ses larmes. Aujourd’hui, mentir pour s’enrichir est accepté du plus grand nombre. Et dans ce registre, des entreprises de la place ravissent la vedette aux charlatans de métier en diffusant librement à travers les chaînes de télévision et les radios, de la publicité manifestement mensongère dans le seul but de garnir leurs comptes bancaires. Elles mettent en place des serveurs qui font de la voyance à distance en recommandant aux crédules à la recherche de solutions aisées à apposer aux aléas de la vie, des sacrifices pour conjurer le mauvais sort, faciliter la réussite, trouver le partenaire idéal etc. Ceux qui se font prendre dans cette nouvelle forme d’escroquerie ne se rendent guère compte que les sms envoyés et les coups de fil passés aux serveurs exploiteurs de misère sont toujours surfacturés et constituent une manne financière énorme qui ne sert qu’aux seuls distributeurs de solutions virtuelles à leurs problèmes réels.

Guidé dans toutes ses démarches par le Créateur Suprême, Mame Dabaax qui ne cessait de Le louer et d’implorer son pardon en faveur de tous, s’insurgerait sans aucun doute contre la banalisation de ce type d’action moralement grave car, l’économie que commande l’Islam doit prendre en considération l’intérêt de l’individu et de tout le groupe mais pas seulement celui du plus rusé ou du plus fort. Il irait à coup sûr à la rencontre des candidats à l’immigration clandestine partout ils se trouvent pour les dissuader, s’adresserait aussi comme il savait si bien le faire aux gouvernants pour leur rappeler leurs devoirs vis-à-vis de ces desperados qui se laissent tristement faucher par la mort en plein océan. Mame Abdou le rassembleur, Mame Dabaax dont les bonnes paroles s’accompagnaient toujours de nobles actions, notre regretté lumière qui malgré le poids de l’âge parcourait l’ensemble des régions du pays pour verser de l’eau sur toutes les braises sociales, réussirait à renouer le fil du dialogue entre le pouvoir et l’opposition parce qu’il en ferait un de ses plus grands chantiers. La fin poursuivie par Mame Abdou Aziz SY Dabaax a toujours été d’amener les uns et les autres à promouvoir la négociation coopérative qui favorise la fusion des cœurs et par conséquent, permet à toute la communauté des hommes de maintenir le cap vers la paix perpétuelle.

Souleymane DIEYE

jeey63@yahoo.fr

Rejoignez ma croisade contre l’oubli, le Conservateur de la maison des Esclaves mérite plus d'attention de notre part.

La mémoire est nécessaire pour construire l’avenir. On n’a jamais rien bâti sur l’oubli et le silence”. Boubacar Joseph NDIAYE Conservateur de la maison des esclaves de Gorée.

Nos grands hommes, on les oublie de leur vivant. On leur déroule le tapis rouge après. Après, c’est quand ils ne sont plus là pour s’en féliciter. Conscient du fait que le passé doit servir d’exemple au présent pour améliorer l’avenir, Boubacar Joseph NDIAYE se bat depuis plus de quarante ans contre l’oubli et la falsification de notre histoire. L’histoire de cette Afrique soumise pendant plus de trois cent ans à un pillage qui l’a mise à jamais sous perfusion des anciens colonisateurs. Il refuse d’oublier, rappelant sans cesse combien l’oubli et l’indifférence ne puissent l’emporter sur la nécessité d’un devoir de mémoire. Le charismatique conservateur de la maison des esclaves, ce précieux monument historique au verbe caractérisé par sa fluidité et son élégance, estime « qu’on ne parle jamais assez de la traite des noirs et que sa dévotion à la maison des esclaves de Gorée est une tâche qu’il exerce dans le sacerdoce le plus extrême ».

En 2004, lors de la première édition du Gala de Reconnaissance qui lui avait été dédiée et dont les recettes lui avaient été intégralement versées, nous disions que Boubacar Joseph Ndiaye n’appartenait plus seulement qu’au Sénégal. Il est devenu, au-delà de la diaspora noire, le porte-parole de tous ceux qui considèrent comme un devoir de mémoire la conservation et la vivification de tous les pans de notre histoire fussent-ils les plus douloureux. À l’époque, lors d’une audience au palais présidentiel, Monsieur le Président de la République disait au ministre de la Culture d’alors ceci : Réglez-moi la situation de Boubacar Joseph NDIAYE. Eh bien monsieur le Président, tonton joseph NDIAYE est toujours dans un gouffre sans bords d’où il continue d’élever sa voix pour enseigner l’histoire tout en encourageant le pardon, la tolérance et l’ouverture, vacciné qu’il est contre la rancœur et la vengeance ; le vieux sage fait sienne cette assertion de Taubira Delanon selon laquelle, « la culpabilité n’est pas héréditaire ».

À 85 ans, avec un état de santé très précaire, cette fierté nationale se débrouille encore tous les jours à l’exception du lundi, pour aller maintenir en vie « sa maison », « le musée des esclaves », ce haut lieu de la mémoire du peuple noir et symbole achevé de la folie des hommes. Il est ainsi un des plus grands vendeurs de la destination Sénégal, ce qui devrait aussi pousser le Ministre du Tourisme et les acteurs de ce secteur qui bénéficient d’un raz-de-marée d’Euros, à lui renvoyer l’ascenseur. Le service inquantifiable qu’il rend sans trêve à son peuple vaut au moins un véhicule de service, une villa etc. Il est des symboles que nous avons l’impérieux devoir de protéger avec amour et Boubacar Joseph NDIAYE en est un. Malheureusement, le vieux se débat encore tout seul comme le commun des crève-la-faim dans un environnement pas du tout tendre envers lui. Le chacun pour soi est en train d’engloutir de valeureux citoyens qui ne sont pas des spécialistes de la lamentation. On me dira qu’à son âge, l’administration se trouve dans l’impossibilité de lui trouver un statut. Et l’administration a besoin de lui, le peuple aussi. Donc, à situation exceptionnelle, décision exceptionnelle. Il peut bel et bien bénéficier d’un statut spécial. Mais, en attendant qu’il sorte de ce labyrinthe compliqué de la paperasserie gouvernementale, messieurs les honorables députés, chers représentants du peuple, amputez cinq mille francs CFA (7,63 Euros) de votre salaire mensuel récemment dédoublé, à reverser à notre emblématique porte voix et le problème est réglé. Ce ne serait pas de la charité, mais juste un acte citoyen.

Souleymane DIEYE



lundi 19 novembre 2007

Justice à Boubacar Joseph NDIAYE

Boubacar Joseph NDIAYE est l’une des personnalités sénégalaises les plus connues dans le monde e n t ier et son nom est désormais indissociable à la maison des esclaves de Gorée. À 85 ans, il sert encore sa patr ie avec un amour et une énergie à nul autre pareil. Pourtant, sa situation sociale est connue de tous: elle est lamentable et je ne suis guère mandaté pour lancer un cri du cœur, je le fais en tant que libre cit oyen dépité par une injustice déshonorante pour mon pays. Joseph NDIAYE, sous officier de l’armée française est nommé Conservateur du musée la Maison des Esclaves depuis plus de quarante ans. C ’est un homme ouvert, disponible, féru d’histoires, qui ne laisse personne indifférent.

Il n’a cessé de se dévouer à cette institution qu’il a largement contribué à faire connaître dans le monde entier. Il connaît la moindre pierre de « sa » maison : chaque pièce, chaque recoin, chaque maillon de chaîne. Ici, le temps semble s’être arrêté, mais dés que sa voix s’élève, s’amplifie et couvre le ressac de la mer alors le passé ressurgit et du fonds des cachots obscurs on se surprend à entendre le râle de ceux qui meurent et à sentir l’odeur âcre des corps et des urines. Et si l’on prête bien l’oreille, l’on percevra, venant de l’étage d’au dessus, les rires pervers des négriers vautrés dans la débauche et la concupiscence. Et l’on apercevra ancrés au port, les navires de la déportation, prêts à rallier Nantes, Liverpool, Amsterdam et puis quelque autre port lointain, quelque part dans le Nouveau Monde, prés du Saint Laurent, du Mississipi ou de l’Amazonie. Il enseigne l’histoire et le pardon tout en rejetant toute idée de réparation financière pour le compte de l’Afrique.

Boubacar Joseph NDIAYE s’est singulièrement illustré par un engagement pour la défense de la mémoire et grâce à son talent, l’île de Gorée est une destination incontournable pour quiconque se rend au Sénégal. Une œuvre aussi utile que la sienne mérite à la fois reconnaissance et récompense. A cet effet, des mesures immédiates doivent être prises pour que le vieux mène enfin une vie qui compense ces dizaines d’années passées à maintenir intactes les traces de notre tragique passé. Tonton Joe ne demande pas l’aumône, " il s’est tout simplement donné comme tâche ", conformément à la sentence de Martin Luther KING Jr, " de découvrir ce pourquoi il est fait et se consacre avec passion à le faire ". Le peuple reconnaissant a l’obligation de lui renvoyer l’ascenseur, pas en lui remettant seulement des médailles et des témoignages "politiques" devant les cameras, mais en améliorant sa situation sociale au moment où il en a le plus besoin. Que DIEU le garde encore longtemps parmi nous.

Souleymane DIEYE


lundi 12 novembre 2007

50e jour de détention pour Moussa Kaka

Le correspondant de RFI au Niger est détenu depuis le 20 septembre, inculpé de « complicité d’atteinte à l’autorité de l’Etat ».

moussa432

Moussa Kaka vit ce vendredi 9 novembre sa 50e journée d'incarcération. Le correspondant de RFI à Niamey est inculpé de « complicité d'atteinte à l'autorité de l'Etat » en raison de ses contacts avec la rébellion touareg du Nord du Niger. Des contacts qui avaient lieu dans le seul cadre de son métier de journaliste. Il risque la prison à vie.

Un autre journaliste nigérien, Ibrahim Manzo Diallo, directeur du bimensuel Aïr Info, en est, quant à lui, à quatre semaines d'incarcération. Il est inculpé d'association de malfaiteurs.

Le quotidien de Niamey Le Républicain, publie actuellement sur son site internet une pétition en faveur des deux journalistes qui connaît un succès planétaire.

Source:http://vouaturesimone.canalblog.com/

Somalie : Une nouvelle Flambée de la violence

United Nations (New York)
9 Novembre 2007

Le Représentant spécial pour la Somalie, Ahmeddou Ould-Abdallah a rencontré hier à Nairobi le président somalien Adullahi Yusuf, a rapporté aujourd'hui un porte-parole du Secrétaire général, alors qu'à Mogadiscio les combats font rage.La discussion portera sur le processus de sélection du prochain Premier ministre de la Somalie, selon le Bureau politique des Nations Unies en Somalie. « Ahmeddou Ould-Abdallah s'est aussi entretenu aujourd'hui avec Ali Mahdi Mohammed, président du Congrès national de réconciliation », a dit le porte-parole. « Pendant ce temps, les agences humanitaires rapportent que près de 50 civils ont été tués et 30 blessés ces dernières 24 heures dans la capitale Mogadiscio, lors de combats entre les insurgés et les troupes éthiopiennes. La situation humanitaire s'est à nouveau détériorée, alors que 114.000 résidents de Mogadiscio ont désormais fui leurs foyers. Cette nouvelle estimation fait monter à 850.000 le nombre de personnes déplacées par la violence cette année, a affirmé le porte-parole.

Publié sur le web le 9 Novembre 2007

dimanche 11 novembre 2007

BREF ENTRETIEN avec Yahya Diop Yékini : J'attends les promoteurs »

Le public avait hâte de te voir. Comment as-tu passé tes vacances ? Je suis allé en vacances et puis j'ai enchaîné avec le travail hivernal comme tout le monde. A présent me voilà prêt à démarrer la saison. Et cela promet beaucoup.
Comment s'est effectué ton travail hivernal ? J'étais à Joal, à la plage avec des séances de musculation, comme je le fais habituellement.
Et à quand la reprise des entraînements. ? Les choses ont déjà commencé en ce qui concerne la lutte avec frappe avec des combats qui ont été déjà montés. Est-ce qu'un promoteur t'a déjà contacté ? Je suis revenu il n'y a guère longtemps. C'est peut-être ce qui explique qu'aucun promoteur ne m'a pas encore contacté. Je suis donc à l'écoute.
Peut-on savoir tes ambitions pour la présente saison ? Toujours plus haut et plus dense...J'ai déjà repris ; car je suis de retour.

Source: Le Soleil
Vendredi 02 Novembre 2007


samedi 10 novembre 2007

L'actualité de la Côte d'Ivoire (d'après l'Agence France Presse)

Côte d'Ivoire: Le gouvernement ivoirien a annoncé jeudi la suppression de la carte de séjour pour les ressortissants des pays de la CEDEAO vivant en Côte d'Ivoire, en vigueur depuis 1990, pour marquer "le retour à la paix et la réconciliation".

ABIDJAN, 8 nov 2007 - Le gouvernement ivoirien a annoncé jeudi la suppression de la carte de séjour pour les ressortissants des pays de la Communauté des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) vivant en Côte d'Ivoire, en vigueur depuis 1990, pour marquer "le retour à la paix et la réconciliation". Le président Laurent Gbagbo, qui avait promis cette mesure fin octobre, "a signé une ordonnance portant suppression de la carte de séjour pour les ressortissants des pays membres de la Cédéao", selon un communiqué du conseil des ministres lu à la télévision nationale. "La libre-circulation (pour ces ressortissants, ndlr) devient dès lors une réalité", selon ce communiqué, qui précise que cette mesure intervient "au moment où la Côte d'Ivoire amorce une nouvelle étape de son évolution, marquée par le retour à la paix et la réconciliation". Environ 4 millions d'étrangers, pour la plupart Ouest-africains, étaient recensés en 1998 en Côte d'Ivoire, soit 26% de la population totale. Lors du conseil des ministres jeudi, le président Gbagbo "a stigmatisé les dérives consécutives à la mise en applications des différents textes" relatifs à la loi de 1990. "La carte de séjour a été trop vite l'objet de considération d'ordre politique qui n'ont que trop terni les relations entre la Côte d'Ivoire et les communautés étrangères vivant sur son sol", souligne le communiqué. "Sa suppression ne peut que renforcer, au plan social, l'idéal de vie commune, d'ouverture et d'hospitalité qui ont toujours caractérisé" la Côte d'Ivoire", ajoute le communiqué. Parmi les autres raisons de cette suppression figurent aussi la multiplication des "attaques de faussaires" sur les documents d'identité et les faibles recettes fiscales de cette carte.

Depuis 2002, date d'une tentative de coup d'Etat avortée et la partition du pays entre le Nord, contrôlé par la rébellion des Forces nouvelles (FN) et le Sud, tenu par forces loyalistes pro-Gbagbo, "la contribution de la carte de séjour au budget de l'Etat est quasiment nulle". En mars 2007, un accord de paix a été signé à Ouagadougou, sous l'égide du président burkinabé Blaise Compaoré, entre M. Gbagbo et Guillaume Soro, chef des FN, devenu depuis lors Premier ministre. Jeudi, le chef de l'Etat a demandé aux ministres d'assurer la "sensibilisation des agents et fonctionnaire de l'Etat chargés de l'exécution de ces nouvelles dispositions". Il a également demandé de faire procéder "à la suppression des mentions de classification ethnique ou raciale dans tous les documents administratifs". "Il est recommandé à tous les Ivoiriens à proscrire dans leur langage l'origine ou la référence ethnique", ajoute le communiqué. Le 28 octobre, le président Gbagbo avait promis la suppression de la carte de séjour lors d'une rencontre avec la forte communauté burkinabé vivant en Côte d'Ivoire. Les Ouest-africains, en particulier les Burkinabè, sont souvent stigmatisés par les forces de l'ordre car soupçonnés de soutenir l'opposition ou la rébellion des FN. Le président Compaoré avait même été dénoncé à plusieurs reprises par les partisans de M. Gbagbo comme le "parrain" des FN, avant de revenir en grâce au point de devenir le médiateur de la crise ivoirienne.
Source : Agence France Presse



LA FÉMINISATION DES FORCES ARMÉES SE FERA SANS HEURTER LES CONSIDÉRATIONS RELIGIEUSES, SELON LE CHEF DE L'ÉTAT.

APS : Dakar, Samedi 10 Nov 2007

Le Sénégal va poursuivre la féminisation de ses forces armées sans ‘'heurter'' les considérations socioculturelles et religieuses, a fait savoir le président de la République, Me Abdoulaye Wade, samedi à Dakar à l'occasion de la journée des forces armées.

La 4-ème édition de cette manifestation a été célébrée au Camp Dial Diop sous le thème : ‘'féminisation des forces armées''. ‘'Chaque pays ayant ses valeurs propres, rien ne se fera qui pourra heurter les convictions religieuses'', a assuré le chef de l'Etat qui présidait la cérémonie officielle. Même si le Sénégal accuse un ‘'retard'' dans cette mouvance mondiale, selon Me Wade, le pays ‘'ira à la modernité selon son propre rythme'' à propos de ce processus de féminisation. Le président de la République souhaite que ce processus soit menée sans ‘'précipitation'', pour ‘'ne pas heurter l'équilibre national encore fragile'', ajoutant que ‘'ce mouvement mondial, même en pays musulman, n'est pas dans le sens de l'exclusion''. L'ouverture des forces armées aux femmes a démarré en 2007 avec la formation de contingents de 50 filles dans la gendarmerie. En 2008, il est prévu le recrutement de 300 femmes comme ‘'militaires du rang'' au centre d'instruction Dakar-Bango de Saint-Louis. Pour Me Wade, ‘'ce n'est pas beaucoup, mais c'est un symbole important''. Le président de la République a expliqué que cette formation sera assurée par les hommes en attendant le retour des femmes envoyées à l'extérieur pour une formation dans cette perspective.

Expliquant la féminisation des forces armées par le principe d'égalité entre homme et femme inscrit dans la Constitution, Abdoulaye Wade a souligné que ‘'le devoir de défense nationale incombe à tous les genres'', avant d'ajouter que ‘'les femmes ont leur place dans tous les secteurs d'activités de la nation''. Le chef de l'Etat a en outre rendu un hommage aux éléments des forces armées sénégalaises dont le ‘'bilan est largement positif sur tous les plans'', tout en leur disant : ‘'vous n'avez pas usurpé votre réputation de professionnels attentifs aux souffrances des populations''. La célébration de la journée des forces armées a été marquée par le dépôt d'une gerbe de fleurs, le baptême de la promotion 600 élèves de l'Ecole militaire de santé (EMS) et de la 26e promotion de l'Ecole nationale des officiers d'actives (ENOA). Les deux promotions portent respectivement les noms de feu Colonel Michel Ndiaye et feu Lieutenant Abdoulaye Coumba Dramé.

BHC/OID/AD

Auteur: Aps

mercredi 7 novembre 2007

Mauritanie: 45 clandestins meurent de soif, de faim et de froid en mer

Jeune Afrique : Mardi 6 Nov 2007

Quarante-cinq émigrants clandestins sont morts de soif, de faim et de froid au large des côtes africaines en tentant de rejoindre les Canaries (Espagne), dans l'un des drames de l'immigration les plus meurtriers en Afrique de l'ouest ces dernières années.

Un total de 42 clandestins, pour la plupart sénégalais, sont morts "victimes du froid, de la soif et de la faim et ont été jetés par dessus bord" après une panne de moteur survenue au large du Maroc il y a une semaine, a indiqué une source sécuritaire mauritanienne sous le couvert de l'anonymat. L'embarcation, partie de Ziguinchor (sud du Sénégal) le 16 octobre, s'est ensuite échouée lundi près de Laguerra (frontière entre la Mauritanie et le Sahara occidental) avec à son bord un cadavre et 98 rescapés recueillis par l'armée mauritanienne. Deux rescapés ont succombé dans la nuit de lundi à mardi et quatre autres se trouvaient mardi dans un état critique à l'hôpital de Nouadhibou (nord-ouest de la Mauritanie).

Les 92 autres survivants sont "fatigués", traumatisés, et certains présentent des paralysies "passagères", a encore rapporté la même source. Le Croissant Rouge mauritanien a confirmé l'état de fatigue extrême des rescapés et a indiqué qu'ils sont tous pris en charge par la Croix rouge espagnole et le Croissant Rouge mauritanien. "Nous les assistons en nourriture, en médicaments et en soins à l'hôpital de Nouadhibou, où quatre d'entre eux se trouvent dans le coma", a expliqué un responsable local, Mohamed Ould Hamada. Les clandestins sont majoritairement des Sénégalais, ont rapporté des sources administratives locales, qui ont également identifié quelques ressortissants maliens, bissau-guinéens et gambiens.

Après la panne intervenue au large des côtes marocaines, le capitaine de la pirogue est tombé à la mer en tentant de réparer le moteur et est mort noyé, a rapporté la source sécuritaire mauritanienne. "La pirogue n'était alors plus portée que par les vagues, au gré des vents qui la mèneront sept jours plus tard sur les rivages de Laguerra", a poursuivi cette source. Après plusieurs mois d'accalmie notamment due à la surveillance accrue des côtes ouest-africaines par le dispositif coordonné par l'agence européenne Frontex, une recrudescence de départs de clandestins a récemment été constatée vers les Canaries. Le 25 octobre, sept cadavres de clandestins avaient déjà été retrouvés dans une barque à la dérive au large du Cap-Vert dont une cinquantaine de passagers n'ont jamais été retrouvés. Le 11 août 2006, 16 clandestins, en majorité sénégalais, étaient également morts "de faim et de soif" au large des côtes mauritaniennes. Le drame rapporté mardi intervient le jour même de l'arrivée aux Canaries de deux nouvelles embarcations de fortune transportant plus de 110 immigrants clandestins africains, confirmant un regain de l'émigration. Ces arrivées s'ajoutent aux plus de 200 émigrants débarqués dimanche et lundi sur l'archipel à bord de trois "cayucos", longues pirogues de pêche africaines.

Les départs de clandestins se font de plus en plus depuis la Casamance (Sénégal), la Gambie et la Guinée pour rejoindre le "couloir de la Gambie", petit pays anglophone enclavé dans le Sénégal qui n'a pas signé d'accord avec Frontex, a expliqué le responsable régional adjoint de l'OIM Laurent de Boeck. "Cela accroît les risques et c'est beaucoup plus long. Mais personne ne peut les intercepter une fois arrivés dans les eaux internationales", environ distantes de 220 km des côtes, a-t-il précisé. Selon lui, "les conditions de départ sont très propices avec une mer calme et des vents favorables".

Source : Jeune Afrique

Pour rendre « bancable » son projet de télévision, Futur Médias sera coté en bourse à Paris

Nettali : Mardi 6 Nov 2007
Les banques africaines ne prêtant qu’à court terme avec de maigres avantages, Youssou Ndour compte tenter l’aventure en bourse pour mieux sécuriser ses investissements. C’est ainsi que le groupe Futur Médias dont il est le principal actionnaire va lever prochainement des capitaux sur la place financière française selon l’hebdomadaire Jeune Afrique qui lève le voile sur une opération qui va faire du groupe de presse de l’artiste le pionnier en Afrique après le manutentionnaire ivoirien Simat.

Lancée pour capter de nouveaux de fonds et diminuer l’endettement que nécessite le lancement du projet de télévision, l’opération d’entrée en bourse de Futurs média facilitera la visibilité de la société tout en favorisant son déploiement à l’étranger. Le projet en gestation depuis un temps entre désormais dans la phase de réalisation, ce qui permettra à coup sûr, pour la société de l’artiste comme pour les activités annexes sous sa tutelle, de booster davantage les rendements et intérêts financiers. Cette initiative qui renseigne aussi pour les qualités d’homme d’affaires de Youssou Ndour profitera aussi à son image, en tant qu’artiste et producteur, surtout dans ses relations avec les partenaires à travers le monde.

Créé en 2003 avec un investissement de 200 millions, le groupe Futurs Médias qui compte une centaine d’employés se prépare ainsi à investir le paysage audiovisuel, après avoir mis sur orbite une radio et un quotidien d’informations générales. De nombreux observateurs pensent ainsi que cette aventure en Bourse n’est pas isolée dans le plan global d’investissements de l’artiste à qui l’on prête de réelles intentions politiques. Même si la star planétaire s’en défend, affirmant que son chantier est ailleurs que dans le terrain politique, tout porte à croire que ce pas de géant financier lui servira à polir son image d’entrepreneur prospère et pourquoi pas de décideur influent. En tout cas, lui-même ne se cache pas dans le but recherché à travers la création d’une chaîne de télévision en soutenant qu’en Afrique, « nous ne recevons que des images venues de l’extérieur, nous sommes envahis. Il nous faut lancer des chaînes avec des contenus africains pour donner notre point de vue à l’Europe et à l’Amérique ». No comment

Source : Nettali

jeudi 1 novembre 2007

Gbagbo : “Je dors mieux depuis le départ de Chirac”

La Côte d’Ivoire n’a pas fini d’applaudir le départ de Jacques Chirac de l’Elysée en mai dernier. Interrogé par un confrère de Radio France international, le président de la République a réaffirmé sa joie de voir l’ancien numéro un français très loin de la présidence. Il a expliqué sur les ondes de la radio mondiale, comment l’une des têtes pensantes du réseau de la Françafrique, constituait un os dans la gorge des Ivoiriens. Chirac parti, Sarkozy arrivé, c’est le bonheur chez Laurent Gbagbo. «Le départ de Chirac a changé beaucoup de choses. Je n’entends plus la France dire chaque matin que le problème de la Côte d’Ivoire c’est Gbagbo Laurent. (…) Je respire bien et je dors mieux, depuis que Chirac n’est pas là et qu’il est remplacé par un autre», s’est réjoui le chef de l’Etat. Qui est revenu sur la fausse appréciation que l’ex-chef d’Etat français se faisait de la Côte d’Ivoire. «Il avait une curieuse façon de voir les choses. Il pensait que c’était le président élu par les Ivoiriens qui était un problème pour la Côte d’Ivoire. Il refusait d’admettre que c’était ses propres amis qui constituaient un problème pour le pays. Alors, quelqu’un qui raisonne comme ça, qu’est qu’il veut. Il ne veut pas de la démocratie ? S’il y a la démocratie aujourd’hui en Côte d’Ivoire, on ne peut pas dire que je n’y suis pour rien. Je me suis battu, j’ai connu la prison, j’ai connu l’exil. Alors quand un chef d’Etat français répète qu’il faut éjecter celui qui a été élu, je pense qu’il y a un problème», a-t-il estimé. Cependant, Laurent Gbagbo n’a pas uniquement jeté son regard à l’extérieur. Il s’est aussi prononcé sur ce occupe le devant de la scène politique chez lui : les audiences foraines.“Il n’y a pas 3 millions de sans-papiers” Le premier responsable des Ivoiriens a expliqué les raisons de l’affluence timide constatée sur les différents sites de l’opération de pré-identification de la population, visant à délivrer des jugements supplétifs aux personnes de moins de 13 ans non déclarés à l’état-civil. «Les gens ont tort de dire qu’il y a 3 millions de personnes qui sont sans-papiers.
Je ne sais pas où ils ont pris leurs chiffres parce que 70% de la population a moins de 30 ans. Or, les jeunes de 30 ans et moins ont plus ou moins été déclarés. Donc ce n’est pas étonnant qu’il n’y ait pas d’affluence. Les concernés sont beaucoup moins nombreux qu’on ne le pense.L’affluence d’aujourd’hui correspond à l’idée que je me faisais de ceux qui n’ont pas été déclarés», a-t-il laissé entendre. Ainsi donc, les acteurs du plan de paix signé à Ouaga sont en train de franchir les différentes étapes de l’accord. Même si aux yeux de l’ONU, le travail déjà réalisé reste insuffisant. Et sur ce point, Laurent Gbagbo reste ferme sur sa position et pense que le chemin parcouru par les antagonistes d’hier n’est pas du tout à négliger. «Les Nations unies ont tort de dire que les actions que nous avons posées sont symboliques. Le fait que le président de la République aille à Bouaké qui est une ville de la Côte d’Ivoire n’est pas un acte symbolique. Le fait qu’on brûle 2000 à 3000 fusils n’est pas un acte symbolique. Le fait que les gens circulent de la frontière du Burkina à Abidjan, et vice versa, de l’est à l’ouest et vice versa, n’est pas un acte symbolique. Le fait que les sénoufo aillent dans leur village aujourd’hui et reviennent à Abidjan, n’est pas symbolique. Alors, je pense qu’on ne s’entend pas sur le sens des mots. C’est dommage mais c’est nous qui sommes dans le vrai. (…) Sinon, moi aussi je pense que c’est assez lent parce que je suis pressé d’aller aux élections ; mais on ne peut pas baptiser les actes que nous posons de symboliques. Je regrette de leur dire ça mais ce n’est pas vrai», a-t-il fait savoir.

Source: Le courrier d'Abidjan / Michelle Topé