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dimanche 30 septembre 2007

Affaire "Guddi town" selon l’universitaire et islamologue Abdoul Aziz Kébé

L’islamologue et enseignant en langue arabe à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar Abdou Aziz Kébé tire les leçons de "Guddi Town", du nom de ce film de danses jugées obcènes qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive au Sénégal. Selon lui, les responsabilités de cette dépravation des moeurs sont partagées entre les autorités, les familles, les enseignants et les médiats audiovisuels. Aussi demande t-il, sur les ondes de Sud-Fm, aux hommes religieuux de s’adresser davantage à la jeunesse pour corriger le problème.

L’affaire Guddi Town ayant été vidée par la Justice, l’intérêt suscité par elle reste intacte. L’islamologue Abdou Aziz Kébé, non moins enseignant en langue arabe à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), est largement revenu sur cette affaire. Invité de l’émission "Diano bi" de Sud Fm, il soutient que la dépravation des moeurs a toujours existé dans le passé et sur tous continents. Selon lui le fait nouveau, c’est l’internet qui a tranformé le monde en un village planétaire. Il dit comprendre les filles impliquées dans ce Cd, sans pour autant les dédouaner. "J’ai lu dans un journal que l’une des filles a 23 ans. Quand au fond, ce sont les adultes qui les organisent et les manipulent", dit-il pour s’en plaindre.

Raison pour laquelle, il invite les marabouts et autres prêcheurs à s’adresser davantage à la jeunesse. "Il faut que les marabouts s’adressent davantage à la jeunesse dans leurs prêches". Car, constate-t-il pour le regretter, "les prêches qu’on entend font peur à la jeunesse". Et d’ajouter, "ceux qui parlent de la religion doivent avoir une vision plus large de la société sénégalaise dans sa globalité au lieu d’avoir cette attitude condescendante. Il faut que les hommes religieux descendent de leur piedestal pour expliquer aux jeunes et ne pas se considérer comme les tenants de l’ordre moral et les autres comme des gens voués à l’enfer". Selon l’islamologue, il y a chez certains prêcheurs, "une sorte de jouissance implicite à dire la même chose tout temps". C’est pourquoi il demande aux hommes religieux de faire connaître aux fidèles les enjeux de la sexualité qui est à ses yeux "une affaire sérieuse pour l’individu et la société au lieu de la considérer comme une source de plaisir".

Selon lui ; la dépravation des moeurs n’est pas un phénomène tombé du Ciel. C’est parce que les autorités, la famille, l’école et les médiats en général et singulièrement audiovisuels ont failli que les moeurs se sont détériorées. A ce sujet, l’islamogue épingle la télévision avec les télénovélas de bas étages qui transforment la vision de la jeunesse. Abdou Aziz Kebe reconnaît du reste qu’il y a un lien avec la pauvreté. Et d’indiquer que la religion ne s’arrête pas seulement à la prière : "c’est aussi combattre l’injustice". Abdoul Aziz Kébé dira même que "Dieu ne change pas la situation des peuples tant que ceux-ci ne prennent pas l’initiative". Pour donner plus de poids à ce qu’il dit ; l’islamogue prend un exemple sur l’actualité avec la situation en Birmanie où les moines sont à l’avant garde de la révolte populaire, en tirant également des exemples du passé. "Tous les prophètes de Dieu ont dirigé leurs peuples contre l’injustice". Il donne l’exemple de Insa et de Moussa. d’après lui, ce dernier a été élevé par le pharaon, ce qui l’a pas empéché de renverser son régime de terreur pour établir un nouvel ordre plus juste.

dimanche 30 septembre 2007, par Nettali /

samedi 29 septembre 2007

Electricité : La Senelec va augmenter ses tarifs de 6 %

La Senelec va pouvoir augmenter de 6 % ses tarifs à compter du 1er novembre prochain. Elle a ainsi reçu hier le quitus de la Commission de régulation du secteur d’électricité (Crse) devant lui permettre de procéder à cette augmentation.
La Commission de régulation du secteur d’électricité (Crse) a donné hier son quitus : la Senelec peut augmenter ses tarifs de 6 % à compter du 1er novembre prochain. Saisie par courrier du 28 septembre 2007 par le ministère de l’Energie ‘de la décision du gouvernement à faire appliquer la vérité des prix à compter du 1er novembre 2007, par un ajustement moyen des tarifs de 6 %, en veillant à préserver les consommateurs à faibles revenus, du fait de la tendance haussière du cours du baril de pétrole sur le marché international’, la Crse en a pris acte dans un communiqué parvenu hier soir aux rédactions. D’après ce communiqué, ladite Commission avait auparavant ‘notifié au gouvernement les résultats de ses calculs, faisant ressortir un revenu autorisé de 204,833 milliards de francs Cfa qui, compte tenu des tarifs actuellement en vigueur, induit pour la Senelec un manque à gagner de 14,619 milliards de francs Cfa, à compenser par un ajustement des tarifs et/ou une compensation par l’Etat’. Mais le gouvernement a opté pour un ajustement des tarifs de la Senelec en lieu et place d’une subvention de l’Etat pour combler un tel déficit. Pourquoi le 1er novembre pour l’entrée en vigueur de cette hausse des tarifs de la Senelec ? Puisque c’est la date limite pour l’Etat du Sénégal qui se prépare à passer devant le Club de Paris. Or, d’après nos sources, le Sénégal n’aura aucune chance devant le Club de Paris si, d’ici là, il n’aura pas appliqué la vérité des prix au niveau de l’électricité.

Parallèlement à cette hausse, le ministre de l’Energie cherche à promouvoir une économie d’énergie. Samuel Sarr insiste même sur la nécessité de développer une politique dans ce sens par la maîtrise de la demande et l’efficacité énergétique. ‘Il est important de noter que face à la crise énergétique, la première mesure qu’il faut prendre est l’économie d’énergie, afin de réduire les factures et en même temps minimiser les subventions versées par l’Etat pour soutenir les prix’, a-t-il déclaré en présidant avant-hier la cérémonie d’ouverture de l’atelier sur la ‘Structure et le schéma de réforme institutionnelle de la Senelec’. Le ministre justifie cette nécessité par l’importance de l’enveloppe financière dégagée par le gouvernement pour éviter la hausse du prix de l’électricité. ‘Comme vous avez dû le constater, la dernière décision publiée par la Commission de régulation du secteur de l’électricité (Crse) sur les revenus autorisés à la Société nationale d’électricité (Senelec) aux conditions économiques du 1er juillet 2007, laisse apparaître un manque à gagner de plus de 11 milliards de francs Cfa que le gouvernement a dû compenser, suite aux instructions de Monsieur le président de la République, pour maintenir les tarifs de l’électricité à leur niveau actuel’, fait-il remarquer. Et Samuel Sarr craint même un ajustement des tarifs de l’électricité dans les prochains jours. Ce qui pose avec plus d’acuité la nécessité d’aider les consommateurs à rationaliser leurs consommations, selon le ministre.


Source : WalFadjri




AFRIQUE-BASKET-CAN-SYMBOLE

28/09/2007 22:49 GMT
Le grand retour d'Anta Sy, capitaine courage

Dakar, 28 sept (APS) - Quand Anta Sy, capitaine des Lionnes, se réveille ou l'histoire du retour en forme de l'une des pièces maîtresses de l'équipe du Sénégal qui retrouve son âme. Tel pourrait être le titre du film du match de quart de finale ayant opposé le Sénégal à la RDC, rencontre rythmée par le retour en grâce de la capitaine des Lionnes jusque-là trop juste dans son jeu, voire approximative dans ses choix. Critiquée par certains supporters qui sont allés jusqu'à se demander si elle avait sa place dans le groupe des 12, la capitaine d'équipe a sonné son réveil offensif lors de ce match couperet contre une équipe qu'Anta Sy avait rencontré en 1997, année où elle fut pour la première fois championne d'Afrique.

Ce jeudi face à la RDC de ses souvenirs, Anta a sorti le grand jeu, réalisant non seulement une défense de fer, mais retrouvant sa vision du jeu en participant par de bonnes passes aux phases offensives de l'équipe du Sénégal dès le premier quart temps. Très en verve, celle qui va cependant prendre deux fautes dans cette première séquence d'explication, se signalera ensuite par une bonne présence au niveau de la raquette obtenant du coup des fautes qui lui donneront l'occasion de retrouver le chemin du panier qui le fuyait depuis deux matchs.

Avec 50% de réussite (soit deux lancers francs sur quatre) Anta se remit dans le tempo offensif et put dès lors se libérer du ‘'chat noir'' qui l'habitait et l'empêchait de retrouver son jardin qu'est la raquette adverse. De retour des vestiaires, la pensionnaire du DUC va user de toute sa verve en attaque sans oublier de donner le tempo en plantant coup sur coup deux paniers qui contribueront fortement à la faible moisson des Lionnes qui malgré leur victoire n'ont marqué que onze points lors de cette séquence. La seule zone d'ombre de ce sursaut de la capitaine est le nombre de fautes, trois, qu'elle va récolter au milieu du 3-ème quart temps et qui obligeront le coach Maguette Diop à la sortir.

ABK/CTN
Source APS